Rip monsieur Attanasio, le dernier représentant de l'âge d'or de la bd belge.
Un auteur assez complet qui savait passer du réalisme à l'humoristique, et la prouesse d'avoir réussi à travailler avec pratiquement ce qui se faisait de mieux comme scénaristes (Goscinny, Charlier, Greg, Delporte, Vernes, Duval, Martin Lodewijk, Dick Matena...).
Comme le disait Genug, il était souvent accompagné de son épouse dans les festivals de bd, cette dernière veillait sur lui (C'était son agent

).
J'ai eu l'occasion de partager un resto avec lui, il avait déjà plus de 80 ans, tjs bien sa tête, mais il s'emmêlait un peu dans les dates, j'en garderais l'image de quelqu'un de très sympathique qui s'exprimait à la manière de Spaghetti.
J'avais découvert cette série dans de vieux exemplaires du journal Tintin chez mes grands-parents, et j'ai gardé une affection particulière pour Spaghetti et son frère de Pizza.
Genug a écrit:Certes.
Pour moi, Attanasio, c'est surtout le gars qui en dédicaces était flanqué de Madame qui avait les mains sur la caisse (ça remonte aux années 80, je suppose que ça n'était pas de l'autoédition ?),
et c'est aussi celui qui a tant et si bien triché aux référendums de Tintin qu'il en a perdu Goscinny (du moins c'est ainsi que l'histoire se raconte).Je connais mal le pan réaliste de sa production, mais je relis toujours les Spaghetti avec grand plaisir...

Ce n'est pas pour cette raison que Goscinny a arrêté Spaghetti, il n'avait pas trop apprécié la manière dont Attanasio avait été traité par Raymond Leblanc (Le patron du journal Tintin), il avait été suspendu pendant 3 mois (?)...Il n'était pas le seul à tricher (Il existait aussi un antagoniste avec Tibet).
Mais, il y avait aussi certainement des raisons personnelles, Astérix prenait son envol, il voulait se consacrer exclusivement à son hebdo (Pilote) et le courant ne passait pas spécialement avec Leblanc.
Attanasio ne fut viré qu'en 68, Il proposait dans Ciné-Télé-Revue (l'hebdo le plus lu en Belgique francophone), une série avec une héroïne (Candida) un peu délurée, quand Greg (Le parrain d'un de ses enfants ) déposa la revue sur le bureau de Leblanc, ce dernier qui était très stricte sur les valeurs que les auteurs de son journal devait incarner, en profita pour le virer.
Après, il va se rabattre vers le marché néerlandais avec notamment Johnny Goodbye (Créé 1 ans avant Sammy et qui reprend identiquement la même trame, dommage qu'elle a été très mal traduite dans sa version française

) et français avec la reprise de Spaghetti dans Formule1.