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  1. n°1

    La route (Larcenet)
    La Route

    Dargaud Parution: 29/03/2024 140 votes

    L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites, censés les aider dans leur voyage. Sous la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du sud, la peur au ventre : des hordes de sauvages cannibales[…]

  2. n°2

    Habemus Bastard
    1. L'Être nécessaire

    Dargaud Parution: 03/05/2024 119 votes

    Un homme de main n'a pas droit à l'erreur. Lucien le sait, son patron ne lui pardonnera pas. Il aurait pu faire n'importe quoi pour sauver sa peau : prendre un avion pour l'étranger et tenter de se faire oublier, s'engager dans la Légion ou même changer de tête. Mais il a trouvé mieux : une soutane. Sylvain Vallée (Il était une fois en France, Katanga,[…]

  3. n°3

    Murena
    12. Mort d'un sage

    Dargaud Parution: 01/03/2024 107 votes

    Enfin ! Enfin, Lucius Murena est rentré au palais. Sa mémoire est toujours vacillante, mais les drogues que Lemuria lui imposait se dissipent peu à peu, tout comme les doutes de Néron quant à l'implication de son ami dans le complot mené contre lui. Le secret qui entoure l'identité de l'Hydre, cette guerrière redoutable, désarçonne cependant l'empereur,[…]

  4. n°4

    Le combat d'Henry Fleming

    Dupuis Parution: 09/02/2024 92 votes

    Et vous ? Quel genre de types êtes-vous pour foncer têtes baissées vers votre propre tombeau ? Des surhommes magnifiques ou des abrutis inconscients ? » Printemps 1863. Sur les rives du Rappahanock, État de Virginie, 190 000 soldats américains s'affrontent dans le chaos mortifère d'une guerre civile fratricide. Les uns portent l'uniforme gris, les[…]

  5. n°5

    La cuisine des Ogres
    Trois-fois-morte

    Rue de Sèvres Parution: 13/03/2024 87 votes

    A l'intérieur du mystérieux massif que l'on appelle « La Dent du Chat » vivent des ogres. Fin gourmets, leurs mets délicats se composent néanmoins d'ingrédients quelque peu inhabituels... Lorsqu'une jeune orpheline nommée Blanchette se fait capturer avec d'autres enfants pour être emmenée au cœur du cratère et servir de dîner à ses imposants habitants,[…]

    kingtoof Le 24/07/2024 à 23:11:31
    Tatanka (Callède/Séjourné) - Tome 1 - Morsure

    Une vraie réussite.
    15 ans après la sortie du dernier opus, la série n'a pas pris une ride.
    Le scénario est excellent, digne des plus grand X-Files !

    ArvoBlack Le 24/07/2024 à 21:03:05

    Avec "La Brute et le Divin", je reste à moitié emballé par le message écologiste qui est peu nuancé et surtout pris sans pincette aucune. D'autant plus avec les événements survenus au cours de la bande dessinée, il n'y a pas de réflexion sur le devenir de l'extraction des métaux rares, ni sur la préservation des lieux, ni sur le ministère qui emploi Eva. Également, pas de remise en question de la condition d'Eva, elle a tout de même quitté son travail et la vie citadine pour se retrouver seule sur l'ile, ce n'est pas rien. Il s'agit juste d'un constat alarmant sur certains procédés industriels qui détruisent les coraux et la biodiversité, mais ça, je le savais déjà. Eva est heureuse sur son ile, elle ne se pose pas plus de questions sur son avenir et sa condition, FIN de l'histoire. Décidément, Eva ne semble pas vraiment comprendre elle-même le véritable enjeu. Le crayonné du personnages d'Eva correspond bien à sa personnalité : d'humeur changeante à l’extrême et lunatique. Au niveau global du dessin et des couleurs, c'est beau, avec un joli travail à l'aquarelle, ainsi qu'un contraste avec la ligne claire sur la plupart des planches et sans ligne claire lorsque Eva explore le monde sous-marin. C'est surement les aquarelles sur une page complète ou double pages qui sont les plus satisfaisantes graphiquement et apportent une vraie fraicheur au récit. Le découpage est également réussi rendant les scènes d'actions intenses et captivantes. Dommage pour le fond (marin) qui manque d'une consistance abyssale.

    addrr Le 24/07/2024 à 16:04:20

    Avis sur l’ensemble de la série :
    Une série qui, à chaque fois qu’on semble la saisir, change de mécanique, de route et de sens. C’est brillant et original, même si la fin et le deuxième cycle me semblent trop obscurs.
    Les personnages sont intéressants et offrent pas mal de potentiel. Le scénario global est accrocheur dans le premier cycle, on veut en savoir plus, et on finit par avoir ce que l’on veut après plusieurs changements de rythmes et de décors.
    Vraiment chouette tout ça

    Arkadi Le 24/07/2024 à 14:07:29
    Alef-Thau (Les Aventures d') - Tome 7 - La porte de la vérité

    Alef a tout pour être heureux mais il est pas....Même si sa vie est merveilleuse, elle n'est qu'illusion. Il est d'ailleurs le maitre des illusions, peut créer la vie à la moindre de ses pensées comme la retirer. Tout ce monde tient à sa conscience. Il est dieu tout puissant et il en peut plus. Car, lui, veut être mortel, vieillir et que sa vie soit surprenante.

    Bref...le postulat de départ est intéressant sauf que Jodo n'en fera pas grand chose.

    D'abord il est colère l'Alef durant de longues (Trés longues) planches puis il s'en va sur un vaisseau avec ces copains qui vont faire les martyrs. Et de ce don de soi de 3 personnages secondaires mais important de la saga, le lecteur ne ressent aucune émotion. Et puis il y aura une quête, encore et pis c'est tout...la suite au prochain épisode.

    Donc c'est plat, sans intérêt aucun. Même que Diamante n'est plus l'ombre d'elle même en n'étant plus qu'une folle d'amour.

    Reste les dessins d'Arno toujours superbes avec de belles cases, une belle gestion de l'espace et des décors...

    kingtoof Le 24/07/2024 à 12:11:34
    Hawkmoon - Tome 3 - Le Dieu fou

    Nettement moins emballé par le tome 2 et 3, le lecture est plaisante, mais je trouve le scénario sans grand éclat...
    Désolé pour Michaël Moorcock, mais cette adaptation de Hawkmoon me fait penser à du sous Elric !

    Shaddam4 Le 24/07/2024 à 11:55:57

    Déjà six ans que Sean Murphy a dynamité la mythologie Batman avec son White Knight. L’année dernière il concluait (?) sa trilogie avec un Beyond the White knight franchement décevant. Avec ce spin-off où Murphy n’intervient pas et laisse le scénario à Katana Collins, auteur de romans Young adult et scénariste du très bon Harley Quinn, on ressent que le concept commence à s’étirer et qu’il serait temps de conclure définitivement…

    Attention Spoilers!

    Vous aurez peut-être tiqué en voyant la bannière « jeunesse » en tête de cette chronique et je confirme le changement de tonalité, tout à fait assumé par les auteurs mais qui semble traité de manière un peu étrange par l’éditeur qui ne laisse en rien penser à un pas de côté lorsqu’il reprend la maquette Black Label et inscrit « pour lecteur averti » au dos de l’album. Je vais donc être clair: cet album, s’il peut être pris comme une suite chronologique du White knight: Harley Quinn en mettant en scène les deux enfants de Harley et du Joker, rompt totalement avec les concepts et la tonalité très sombre de l’univers de Sean Murphy. En faisant des deux enfants les héros de l’intrigue, en rangeant Batman au rang de figurant de luxe, en prenant la très bonne Mirka Andolfo (dont on connaît le style cartoon) pour les dessins, les auteurs ne comptaient tromper personne. En ce sens il est dommage que Murphy illustre toutes les couvertures d’épisodes en brouillant les cartes. L’aspect vendeur de l’auteur est évidemment la motivation principale mais un certain nombre de lecteurs risquent d’être déçus malgré les qualités réelles du volume. Il est toujours important d’être clair sur le lectorat ciblé par une BD. Bref…

    Nous avons donc nos deux bambins qui fuguent avec une batmobile grâce à leur super-papa numérique dont la conscience a été ressuscitée dans Beyond the White knight. Leur maman part à leur poursuite en parallèle au FBI… et bien entendu un tonton Bruce Wayne qui s’évade de prison quand il veut et donne des coups de pouce quand il faut. Cette échappée est l’occasion d’étudier les relations des deux enfants, la fille ayant commis des grosses bêtises sur le précédent album et de craindre qu’ils ne suivent l’évolution de Jack Napier devenu le Joker. Ils vont se retrouver confrontés à quelques vilains de Gotham dans leur double quête: renouer avec leur papa et permettre à sa conscience numérique de perdurer éternellement.

    Comme album jeunesse ou young adult ce Generation Koker est plutot chouette, en abordant les thématiques des relations des enfants avec un père qu’ils n’ont pas connu, avec cette crainte de devenir comme lui tout en recherchant leurs racines. Les jeunes sont évidemment des geek avec quelques sujets bien attendus comme l’épistolaire numérique avec un ami qu’on ne connait pas et autres piratages informatiques. La question de l’identité et du choix de qui on veut être reste un classique, pas très original mais approprié. Graphiquement Mirka Andolfo fait le job élégamment et surtout très joliment colorisée par un Alejandro Sanchez que je découvre et qu’il faudra suivre.

    Sur l’insertion dans l’univers White knight en revanche la déception est franche. Pratiquement pas de Batman malgré la love-story impossible avec Harley qui permettait des choses très intéressantes, le retour de personnages que Murphy s’était fait une discipline de purger pour développer sa chronologie et donc des péripéties gentillounettes qui nous laissent loin des profondes introspections sur la psyché des personnages et sur le mythe de Batman. Au final on se trouve donc en présence d’un joli album qui se lit bien pour peu que l’on ait compris la thématique et que l’on ne s’attende pas un un album du murphyverse. Tout cela ressemble donc à une fausse bonne idée et il revient aux éditeurs US et français de trouver l’astuce pour assumer cet aspect spin-off découplé du canon White Knight.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2024/06/10/batman-white-knight-generation-joker/

    Shaddam4 Le 24/07/2024 à 11:53:57
    Semper Feri - Tome 1 - Space Marines

    Cet album a attiré immédiatement mon attention en me plongeant dans l’archéologie du blog, lorsqu’il y a presque huit ans (ça ne nous rajeunit pas!) je chroniquais un de mes premiers albums de retour de mon unique séjour à Angoulême où j’avais pu rencontrer le très sympathique Mathieu Thonon sur sa première publi, le brillant diptyque Brane Zero. Guettant de temps en temps une nouvelle création d’un auteur fort prometteur, je me suis précipité sur cette nouvelle série, un peu trop vite peut-être. Car Semper Feri est à la jonction entre l’album jeunesse et le Young Adult, propulsé par le scénariste El Diablo, venu de la presse BD satirique, et donc loin de la Hard Science qui m’avait tant plu sur Brane zero. Les qualités scénaristiques de Thonon sont donc hors sujet et sa technique, si elle s’est clairement développée sur la colorisation numérique plutôt chouette pour le genre, n’a que peu progressé depuis ses débuts.

    On est donc en présence d’une honnête BD de SF militaire dystopique qui reprend une multitude de passages obligés et se repose essentiellement sur des designs plutôt réussis. Associés à un découpage très efficace, on peut dire que la forme joue son office malgré des personnages qui hésitent entre le style épuré type Animation mais sans la technique permettant une dynamique des mouvements, et le style jeunesse qui atténue la violence insistante de l’univers. Avec des personnages archétypaux et des scènes téléphonées comme cette belle scientifique résistante de l’ombre qui va emballer le cœur de notre gros bourrin de héros, le scénario a lui aussi un habillage alléchant mais une maîtrise partielle que les dialogues n’aident pas à alléger.

    Comme souvent dans cette part de marché (comme sur le dernier Batman: White Knight), selon le public concerné le lecteur pourra passer outre ces limites calibrées ou les trouver trop déjà-vus pour s’arrêter sur cette création au milieu des centaines d’autres en librairie…

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2024/06/12/semper-feri-1-space-marines/

    Shaddam4 Le 24/07/2024 à 11:47:37

    Chef de file de l’école hispanique doté d’une très solide formation technique, Jordi Lafebre est arrivé chez nous par la grâce de monsieur Zidrou qui lui a offert de jolis projets, lui permettant aujourd’hui de devenir un auteur complet avec un sacré sens des dialogues et des situations. Son précédent album Malgré tout avait été accueilli par des avalanches de fleures et l’auteur embraye trois ans après par un génial one-shot de cent pages qui se dévore avec un plaisir continu.

    L’idée de créer un personnage (qu’on espère récurent vu le plaisir de la rencontre) de psy pour une enquête non-officielle est brillante en ce qu’elle permet tout un tas de saillies sur la galerie de personnages, que ce soit au travers des cases de narration issues de la séance chez le psy ou de bulles de dialogue direct. La répartie de la foldingue est absolument savoureuse notamment lorsqu’elle se confronte à la troupes de mâles Alpha qui habitent ce milieu de la grande bourgeoisie catalane. Vous l’aurez compris, le scénario se construit à partir de cette séance initiale et nous raconte cette improbable enquête entrecoupée par les interruptions du psy ou des trois voix de femmes qui habitent notre héroïne dysfonctionnelle… mais terriblement attachante. Eva est bien sur la première qualité de cet album: jeune femme forte et brillante qui n’a peur de rien et cohabite avec ses quelques problèmes d’alcool, de tabac et de passé familial. Ses tribulations vont nous envoyer dans le monde des vignobles et des secrets de (grosses familles) ainsi que des magouilles agro-réglementaires lorsque des intérêts économiques sont en jeu.

    Lafebre accompagne son scénario déjà fourmillant d’idées par un dessin semi-réaliste excellement dynamique, dans la ligne de Blain ou Gomont mais en se rapprochant de la finesse graphique de ses homologues espagnols. Outre la dynamique des corps, l’auteur utilise toutes les possibilités du dessin pour faire parler ses cases, émettre des sons ou créer du mouvement. Les lecteurs de Malgré tout ne seront pas surpris par la fluidité de lecture et l’attachement très fort aux personnages.

    Auteur complet au sommet de son art, Jordi Lafebre est de ceux pour qui la BD semble si facile à dessiner et à lire en nous rappelant pourquoi nous sommes si durs dans nos avis BD sur ce blog et pourquoi la BD est vraiment un art total!

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2024/06/17/je-suis-leur-silence/

    Shaddam4 Le 24/07/2024 à 11:46:06
    Birdking - Tome 1 - Vol.1

    L’an dernier le duo nous proposait la très bonne surprise Raiders et remet le couvert cette fois sur une série qui reprend les codes de la dark fantasy où de sombres monarques oppressent les honorables et où l’héroïsme se hissera seul parce que l’injustice c’est mal! « Mêmes joueurs jouent encore » puisque si l’on change d’espace, on retrouve toutes les qualités et caractéristiques du précédent album mais aussi les limites d’un dessin dont l’encrage grossier ne rend pas toujours hommage à la qualité des designs de CROM.

    Car la qualité première des auteurs est de proposer de la pure série B en assumant ses clichés, ses références pour le simple plaisir de l’aventure et de l’épique. On sent à chaque instant combien le plaisir de créer de puissants chevaliers en armures ou des tortueux combattants issus du bestiaire fantastique japonais aurait pu prendre le dessus sur l’histoire et étouffer le projet, mais Freedman structure l’ensemble en proposant une narration fluide, simple, basée sur la quête du maitre et de son disciple, en attendant la confrontation contre l’empire du
    nécroman. Découpé en sept chapitres courts plein d’une action dynamique influencée par les codes de l’Animation, Birdking se lit agréablement en proposant une progression régulière sans nous frustrer puisque les personnages attendus se révèlent de vrais héros d’action, à commencer par cette sorte de Golem qu’est Birdking, l’esprit du roi de la colline aux plumes…

    Comme sur Raiders, l’univers très riche déborde largement des pages et laisse une foule de possibilités narratives après cette prise de contact avec les personnages qui prend soin de laisser le grand antagoniste dans l’ombre. Visuellement sombre (voir un peu vide niveau arrière-plans), Birdking devrait logiquement évoluer au tome deux vers un apprentissage entre l’héroïne bad-ass et son compagnon, reprenant le modèle du gentil-géant doté de pouvoirs qu’il ignore. Comme toute ouverture on reste un peu dans l’expectative mais pour peu que vous accrochiez avec le style particulier de CROM, le duo propose une belle aventure bien ficelée et généreuse.

    lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2024/06/22/birdking-1/

    Shaddam4 Le 24/07/2024 à 11:44:24
    Twig - Tome 1 - Dans l'ombre du héros

    Depuis quelques temps Urban tente de trouver la parade à la démographie famélique des lecteurs de comics et pourrait bien avoir trouvé la parade au travers de deux collections d’une qualité semblent vouée à remplacer l’autrefois imparable Black Label. Après la collection Urban proposant de grands formats luxueux et livrant des créations aussi riches que Nice House on the Lake ou Le dernier des dieux, L’Urban Blast propose désormais des formats comics souples, plus proches que jamais du format originel et après le génial Phenomena, nous livre un nouveau joyau avec ce personnage éponyme qui pourrait bien lancer une incroyable série tant cette découverte frise la perfection! On pourra juste tiquer sur un prix élevé pour ce format et en regard des collections plus qualitatives de l’éditeur…

    Twig est pour une fois un vrai album jeunesse, dont la qualité graphique éclatante (avec notamment une colorisation incroyable du canadien Jean-François Beaulieu, familier de Young depuis plusieurs albums) est loin d’être le seul atout. Cette histoire one-shot (…mais qui annonce déjà d’autres aventures) est d’une richesse folle qui ne surprendra pas les habitués de Skottie Young, notamment sur l’excellent MiddleWest. Le personnage principal archi-mignon est ce qui marque tout d’abord. Ses interactions avec ses copains séduiront totalement les jeunes lecteurs et attendriront leurs parents. Car comme pour tout grand album jeunesse la richesse permet d’intéresser à égalité des adultes et le public cible. En suivant Twig dans sa quête on va progressivement entrer dans des thèmes plus sombres comme le deuil d’un parent ou tout simplement la fin du monde. Car l’album n’est pas mièvre et place de redoutables méchants dans sur le chemin de notre héros bleu. Accompagné de son ami-couteau suisse qui
    agit à la fois comme aidant technique et psy soulignant les éléments de sous-texte du récit, Twig va affronter des dangers topographiques, des paysages fantastiques et des ennemis déterminés… mais aussi faire des rencontres qui interpellent sur la conscience animale, le sacrifice et bien sur l’amitié.

    Bondissant de péripétie en péripétie, l’histoire suit le schéma d’un jeu vidéo, jusqu’à ces visions qui nous montrent un « héros (celui du titre) » en illustrant l’arrière-cuisine des jeux vidéo fantastiques où de petits êtres doivent bien préparer la quête des personnages qui seront ensuite mis en lumière. Sans entrer dans le principe du Isekaï très populaire dans le manga, Young complexifie son univers en cassant une linéarité liée à la narration jeunesse. Devant suivre une carte et récolter des items, Twig va devoir faire des choix et surtout collaborer avec ses amis.

    Sans aucun temps mort, sans faiblesse apparente, Twig est la nouvelle pépite de Urban Blast, un nouveau joyau dans la superbe biblio de Skottie Young et une lecture obligatoire qui entre directement dans le top de l’année 2024!

    lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2024/06/24/twig-1/