Après avoir tout lu - ce n'est pas si long, en gros, il se base sur les fait dans le podcast à charge contre Gaiman, et non sur l'editorial.
Il "link" l'intégralité des SMS de la plaignante avec Gaiman :
https://technopathology.substack.com/p/neil-gaiman-is-innocent-whatsapp?r=400nd8Force est de reconnaitre qu'il n'y a rien d'inapproprié, alors que le podcast prétend que ces échanges sont à charge. C'est juste triste.
Dans le podcast, la jeune femme est présentée comme économiquement vulnérable, et que c'est pour ça qu'elle à enduré tout celà.
Le substack révèle que c'est plus complexe, qu'elle vient d'une famille très riche, dont elle est encore proche :
https://technopathology.substack.com/p/neil-gaiman-is-innocent-the-accusers?r=400nd8La seule autre accusatrice dont la situation économique est mentionnée - encore défavorablement - est une modeste céramiste que Gaiman à hébergé sur sa propriété, avec son mari de l´époque :
https://technopathology.substack.com/p/neil-gaiman-is-innocent-caroline?r=400nd8Là encore, il s'avère que la réalité présentée dans le podcast est plus que biaisée.
La théorie générale est que les accusatrices ont profité concrètement de la richesse et générosité de Gaiman, qui à un moment aurait fermé les vannes.
La productrice du podcast -Rachel Johnson - est la soeur de Boris Johnson, l'ancien premier ministre anglais, une activiste transphobe revendiquée, d'extrême droite, une adversaire idéologique de Gaiman. Et une amie perso d'unedes accusatrices citées dans le pod :
https://technopathology.substack.com/p/neil-gaiman-is-innocent-and-it-gets?r=400nd8Donc pour l'instant, il y a Scarlett Pavlovich - la baby sitteuse - qui est à l'origine de l'affaire, et 8 autres femmes trouvées par la Rachel Johnson qui accusent également de manière non spécifique Gaiman de mauvais agissements. Jusqu'à présent, Gaiman n'a été inculpé de rien, et aucune enquête judiciaire à son encontre n'est connue.
Une chose qui m'interpelle tout de même, c'est le kink shaming dans cette histoire : une bonne partie du vitriol contre Gaiman dans le podcast essaye de le faire passer pour un déviant sexuel.
Si jamais les relations n'étaient pas consenties, ce serait absolument le cas.
Dans le cas contraire, désolé, mais la sexualité à bien changé depuis un moment, les fantasmes BDSM, franchement, je ne vois pas le problème. J'ai eu des copines qui en avaient, d'autres non, basta.
Donc je trouve que ce kink shaming un peu trop central dans cette campagne est assez révélateur d'une démarche pas très honnête des responsables de l'enquête.
La campagne contre lui est clairement mal intentionnée, et s'arrange parfois bien des faits.
Ce qui ne signifie pas que Scarlett Pavlovich n'à pas été abusée sous emprise.
Mais les documents présenté par le podcast et l'article du New York Magazine (inspiré du podcast) ne donnent aucun éléments à charge.
Gaiman. à eu des relations sexuelles avec cette femme et certaines autres. Lui affirme qu'elles étaient consensuelles, et il n'existe me semble t il pas de documents (échanges, plaintes, signalements lors des faits) établissant le contraire.
Mais je peux me tromper, je ne suis cette affaire qu'au travers des articles des 18 derniers mois parus dans la presse online.
La question est forcément délicate : que doit il faire?
Il s'est tû pendant longtemps.
Soit il est bourreau, soit il est victime.
Si il est bourreau, il le cachait très bien, et qu'il soit poursuivi!
Si il est victime - ou en partie victime / tout n'est pas noir et blanc - l'injustice qu'il subirait resterai difficilement entendable dans le climat actuel, avec des Trump, Depardieu, etc qui réussissent à vivre dans l'impunité...
Au début, j'étais parmi les premiers à mettre le site majeur de news comics Bleeding Cool devant ses responsabilités, alors qu'il passait relativement sous silence cette affaire, après avoir bien profité de la chute de Warren Ellis. Je trouvais qu'il y avait de la complaisance envers Gaiman, car la côte d'amour des deux auteurs n'est pas basée du tout sur le même type de communauté (Et Gaiman est sans doute encore plus talentueux que Ellis).
Aujourd'hui, je dirais qu'il a besoin de plus pour condamner Gaiman, et que ces 18 derniers mois on plutôt produit l'inverse.
Je ne pense pas qu'on aura un jour de certitude absolue. On peut croire les accusatrices, croire Gaiman, croire que la réalité est une zone grise entre les deux. Certain penseront que nous n'avons pas cette liberté, cette latitude, qu'il faut croire les victimes.
Ce substack à décidé de ne pas faire de chèque en blanc et révèle que cette option est dangereuse, en apparence.
Voilá où on en est, je crois, verbe crucial dans cette affaire...