A
utour de la table ronde, un repas bien alcoolisé est troublé par l’arrivée impromptue de Perceval. Ce jeune et idéaliste chevalier a trouvé le Graal. Ni une ni deux, ses compères se jettent sur la relique pour y boire. Stupeur, contrairement à la légende, il ne se remplit pas automatiquement. Encore un échec. Plusieurs jours plus tard, lors d'une bataille mettant le roi en difficulté, de mystérieux pouvoirs lui apparaissent ainsi qu'à ses amis, les transformant en redoutables machines de guerre. Épuisés, ils s'évanouissent. Quelle est donc cette étonnante magie autour de ce faux Graal ? Interrogé, Perceval ne se souvient plus où il a trouvé ce gobelet. Une drôle d'aventure commence.
Trouver un angle d'attaque pour dépoussiérer le mythe arthurien n'est pas chose aisée, tant le sujet a été traité de manières différentes. Luciano Damiano s'y est frotté en incorporant quelques codes appartenant à la nomenclature du shonen manga. Pourquoi pas. Néanmoins, en dépit de quelques rares idées amusantes, l'ensemble demeure trop convenu, ne laissant aucune surprise aux otaku habitués de ce genre de récit. Pis, l'auteur prend le risque de froisser les plus âgés d'entre eux lorsque le faux Graal transforme les chevaliers de la table ronde en Gold Saint provenant directement de Saint Seiya. Les protagonistes sont coincés dans des archétypes tant et si bien que seul Perceval semble développé. L'entièreté du tome sert à placer le décor de l'histoire et à présenter rapidement les personnages qui vont intervenir dans la série.
Le style de l'artiste reprend fort correctement celui du manga. Le trait est anguleux et devient plus plaisant lors des nombreuses scènes de combats. Cependant, les décors et détails dans les accessoires sont assez pauvres.
Un premier tome qui plante le décor et qui pose une intrigue ayant peu de saveur. À réserver aux fans de bagarres et à ceux qui apprécient les clins d’œil fortement appuyés.








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