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Misfit City 1. Misfit City

17/02/2020 1716 visiteurs 6.0/10 (1 note)

C onnon Cove, sa crique au climat déprimant et son odeur de marée. Une bourgade enveloppée de brouillard les deux tiers de l’année. L’économie locale est moribonde. Elle repose principalement sur l’ostréiculture. Petite folie du coin, un film générationnel y a été tourné. Cela fait trente ans, maintenant. Une antiquité, pour la jeunesse qui voit parfois séjourner une poignée de touristes hautains. Bref, comme à leur habitude, les habitants organisent la traditionnelle foire annuelle aux huîtres. Lorsque le vieux Capitaine Denby casse sa pipe, il lègue alors à l’unique musée un coffre en bois, d’une taille certaine et renforcé de lamelles ferrées. Macy assiste à la scène. La guide culturelle tient là une parfaite anecdote à raconter à ses copines. Le soir venu, à l’occasion d'une partie de poker homérique, la bande échange quelques mots et les esprits s’échauffent. Le souffle de l’aventure ébouriffe leurs chevelures. Il est temps de larguer les amarres, les filles !

Kirsten « Kiwi » Smith (La Revanche d’une blonde, Dix bonnes raisons de te larguer) et Kurt Lustgarten (Smooth Criminals, déjà avec Kiwi) ont confectionné une chasse au trésor rocambolesque au casting féminin parfaitement campé. Le duo a construit des dialogues destinés à rapidement caractériser leurs héroïnes dont les personnalités apparaissent, par conséquent, un peu stéréotypées. Le rythme de la narration alterne la découverte d’indice avec des séquences intimes. Cultivant par ce procédé, l’intérêt de la quête tout en approfondissant l’empathie du lecteur à l’égard de ces midinettes. Durant l’ensemble du comics, ces dernières critiquent le long-métrage,Les Goonies. Cette production de Richard Donner, sortie en 1985, se déroule dans la même cité portuaire du nord-ouest des États-Unis. Les interprètes de papier souffrent donc de vivre à l’ombre des acteurs studio. Les écrivains, eux, entretiennent une proximité à l’endroit du divertissement cinématographique, même si pour une question juridique, les noms propres ont été modifiés et les références féminisées. Ainsi, le noyau de quatre gamins est transformé en autant d’adolescentes. Les demoiselles, comme les jeunes garçons, trouvent fortuitement une carte devant mener au butin d’un célèbre écumeur des mers. Et encore, au cours de l’équipée, les groupes sont pareillement rejoints par trois personnages (un frère et un couple d’amies). En somme, le cousinage est choyé, sans que l’exercice de style ne nuise à la lecture des néophytes.

Au pinceau, Naomi Franquiz (Bitch Planet : Triple Feature, The Unbeatable Suirrel Girl et Tales from Harrow County) s’exprime par un encrage épais. Elle représente justement les égéries, affectant à chaque personnage une identité graphique, de la plus réfléchie à la musicienne fainéante, de l’aventurière à la mordue d’ésotérisme. La dessinatrice peint également des décors attrayants, bien aidée par la paire de dramaturges qui installe les enjeux aux abords de lieux marquants (un phare, un totem amérindien ou encore un manoir abandonné). Quant à la pigmentation des planches de Brittany Peer, elle n’apporte pas de plus-value à l’épopée. Pourtant, une couverture variante annexée à l’ouvrage joue étonnement de peu de tonalité. Osée, pittoresque, elle est de surcroît de la main de la coloriste.

Publié par les éditions Kinaye, le premier volet de Misfit City recèle son lot de bonnes idées et se clôt sur une révélation inattendue instaurant un suspens intenable pour nos petites têtes blondes. Heureusement, le second opus est à paraître en juin prochain !

Par Y. Machado
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

Misfit City
1. Misfit City

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