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Gone with the Wind 1. Gone with the wind

27/04/2023 3573 visiteurs 7.5/10 (2 notes)

P rintemps 1861, tandis que les familles O'Hara et Winkles coulent des jours heureux à Tara et les Douze vents, leurs plantations de coton, au sud d'Atlanta en Géorgie, l'Amérique se déchire et la guerre de Sécession se dessine. Scarlett, fille des O'Hara, jeune, belle et au caractère bien trempé, a de nombreux prétendants, mais celui qu'elle aime ne semble pas sensible à ses charmes. Le jour où il annonce prendre pour épouse une de ses cousines, Melanie Hamilton, le petit monde de Scarlett s'effondre. Pourtant, la jeune fille n'est qu'au début de ses ennuis...

Fort de son Zorro (Don Vega paru en 2020 chez Dargaud), réussi et bien accueilli, Pierre Alary s'attaque à un autre monument de la culture populaire, Gone with the wind. Passée à la postérité grâce à l'adaptation cinématographique de Victor Fleming (1939), avec notamment Vivien Leigh et Clark Gable dans les premiers rôles, la création de Margaret Mitchell a marqué les esprits. La transposer pour le neuvième art est un véritable défi, mais le médium se prête parfaitement aux coupes nécessaires pour condenser neuf-cents pages. Pour l'occasion, l'artiste et son éditeur ont décidé de proposer un diptyque à l'écrin soigné : papier épais, dos toilé, signet, pages de garde travaillées et grand format qui, d'emblée, rendent l'objet imposant et classieux. Mais qu'en est-il du contenu ?

Reparti du roman, l'auteur a voulu s'émanciper du film pour créer sa vision, son rythme, son iconographie, son interprétation en somme. L'album conte, au travers du destin de Scarlett O'Hara et des personnages qu'elle croise, la fin d'un monde. Pour l'album exit les polémiques actuelles sur la représentation des Noirs et le racisme de l'époque. Pour Pierre Alary, si le contexte est évidemment condamnable et qu'il ne l'occulte pas, le propos n'est pas l'abolition de l'esclavage mais bien le passage d'une époque à une autre vu au travers des destins de ses deux têtes d'affiche.

À mesure que le conflit s'installe et gagne du terrain sur les terres qui l'ont vue naître, tomber amoureuse, se marier, devenir mère puis veuve, l'univers de la jeune héroïne bascule. Elle doit se prendre en main pour survivre. Cette force de caractère est parfaitement retranscrite, tout comme les ambiances, joyeuses au début, puis peu à peu rudes. Elles sont mises en valeur par une mise en couleurs étudiée, qui apporte une tonalité passée au récit ; sépia la plupart du temps, elle vire au ocre orangée lorsque le conflit atteint Atlanta. Si le choix de colorisation s'avère pertinent pour les ambiances, il l'est un peu moins pour différencier au premier coup d’œil les protagonistes. Cela ne ternit toutefois pas l'impression d'ensemble. Graphiquement notamment, l'auteur garde une belle constance et déploie son trait semi-réaliste caractéristique, en jouant d'un découpage en plans serrés pour mettre l'accent sur les émotions qui traversent ses personnages.

Pour le premier volume de son adaptation de Gone with the wind, Pierre Alary s'est donné les moyens de ses ambitions. Deux ans de travail pour cent trente-sept pages d'une belle maîtrise, dont le rythme et la tension tiennent en haleine jusqu'à l'ultime case. Rendez-vous est pris aux alentours de 2025 pour découvrir si Scarlett et Rhett se retrouveront et comment l'un comme l'autre auront évolué.

Par M. Moubariki
Moyenne des chroniqueurs
7.5

Informations sur l'album

Gone with the Wind
1. Gone with the wind

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L'avis des visiteurs

    Erik67 Le 30/07/2023 à 09:42:58

    7000, c’est le nombre d’avis que j’ai posté à ce jour et qui marque comme une sorte d’anniversaire pour franchir un nouveau cap. Je n’avais pas conscience que j’atteindrais un jour ce pallier. J’adore lire des BD depuis longtemps et ceci explique cela.

    Il fallait en cette occasion une BD un peu extraordinaire qui sort du lot quotidien. J’ai alors choisi cette version d’Autant en emporte le vent qui fut d’abord un roman de Margaret Mitchell paru en 1936 avant d’être adapté en film par Victor Flemming en 1939. On se souvient tous du couple mythique Clark Gable avec Vivien Leigh.

    Le film tourné en technicolor est considéré comme l’un des plus gros succès de l’histoire du cinéma de tous les temps. 13 nominations aux oscars et 8 trophées remportées dont le meilleur film, le meilleur réalisateur, la meilleure actrice. C'est un véritable phénomène cinématographique.

    C’est d’ailleurs l’un des films que j’ai vu en premier au cinéma lorsque j’étais adolescent. Je me souviens encore de cette projection en plein air dans un parc municipal à la Ciotat, ville connue grâce aux frères Lumières qui ont tourné l’une des premières séquences mondiales. Bref, j’ai toujours été très attaché à ce film possédant également même l’affiche dans ma chambre à l’époque.

    Du coup, je me suis demandé comment allait être une adaptation pour la première fois dans une bande dessinée même si le mangaka Osamu Tezuka en avait fait un pastiche dans son œuvre de 1952 «Astro le petit robot». Il faut dire que l'on se moque souvent de la romance alors que je trouve qu'il n'y a pas plus belle chose au monde que l'amour.

    J'ai adoré cette BD tiré du film car elle donne une autre vision tout aussi intéressante et réellement moderne en s'appuyant également sur les faits historiques de la Guerre de Sécession qui a déchiré les Etats-Unis en deux sur la question esclavagiste. L’arrogance du Sud va vite se heurter à la réalité économique.

    Scarlett a passé une enfance heureuse et insouciante dans la plantation de Tara, dans le Sud des États-Unis. Elle est à la fois gâtée, orgueilleuse et déterminée. Elle ne mâche pas ses mots. Quand la guerre éclate et que les États du Sud sont rapidement envahit, elle devient veuve.

    A noter que ce premier tome s'achève peu après l'incendie d'Atlanta où elle est obligée de fuir grâce à l'aide de Rhett Buttler, un aventurier sans scrupules attiré par sa beauté. Elle va retourner à Tara pour reprendre le domaine en main malgré les pénuries. Elle va alors avoir l'idée de se marier avec Rhett pour l'argent et retrouver l'opulence des beaux jours d'avant-guerre.

    Le drame est qu'elle convoite un homme marié dont elle est tombée éperdument amoureuse à savoir Ashley qui a épousé la douce et gentille Mélanie. Il est vrai que la BD insiste un peu plus sur cette relation alors que le film faisait la part belle à Rhett.

    L’alchimie entre l'histoire et le dessin fonctionne vraiment bien et donne un premier tome à la véritable tension dramatique. Les détails historiques ainsi que les costumes, les us et coutumes de l'époque ne sont pas oubliés et donnent une véritable crédibilité au récit.

    Bref, on assiste à une incroyable destinée sur fond de guerre civile. C'est la fin d'un monde. Scarlett va évoluer pour devenir une femme combative qui ne baissera pas les bras en affrontant les drames successifs. C'est l'adversité qui va forger cette femme qui va comprendre que le seul amour sur lequel elle puisse compter, c'est son domaine Tara, la seule chose qui vaille la peine qu'on travaille pour elle comme disait son père. Ascension, chute et renaissance. L'amour de la terre, l'esprit chevaleresque et l'héroïsme.

    Autant en emporte le vent , c'est un peu le symbole de la lutte pour la survie. Scarlett est en effet attaché à la terre de ses ancêtres, mais elle montre de la détermination à reconquérir le cœur de l'homme qu'elle aime. C'est une survivante et une lutteuse.

    C'est comme une voie que l'on montre à tous les opprimés. Je crois que c'est cela qui m'avait tellement marqué durant ma jeunesse. C'est plus qu’une évasion ou une romance, c'est offrir au monde un message d'espoir que demain, le soleil luira encore. Autant alors en emporte le vent !

    JJKING Le 22/07/2023 à 10:01:00

    Sur le papier comme on dit en langage sportif, il n'y a pas de discussions : jamais, tu ne me fais lire ce genre d'histoire, mélange de western à l'eau de rose, récit yankee gnian-gnian. Mais ça c'est parce que je suis un c.. en manque d'humilité. L’œuvre est évidemment beaucoup plus profonde. Je n'ai pas lu le roman et j'ai dû voir des bouts du film mais je comprends grâce à l'adaptation de Pierre Alary que je me suis fait berner par mes préjugés.

    Mais depuis "Mon traitre", je suis conquis par cet auteur. La qualité de son adaptation du roman de Sorj Chalandon était bluffante. Alary avait su retranscrire la puissance tout en y ajoutant sa patte et ses choix artistiques.

    Donc j'ai suivi Alary sur "Autant en emporte le vent". Et bien m'en a pris. Une des meilleures bébé de 2023 certainement.

    herve26 Le 11/07/2023 à 23:33:33

    il faut que je l'avoue tout de suite, "Gone with the wind" est un des rares titres voire le seul titre qui m''émeut depuis des années. J'ai d'abord découvert , en tant que fan du cinéma américain des années 40,, le film de Selznick (pour faire court) avec Vivien Leigh et Clark Gable, que je revois au moins une fois par par an. Ce film fut pour moi Le Film , s'il n'en fallait qu'un, que l'on devrait retenir du XX ème siècle.
    Je possède d'ailleurs de nombreux ouvrages sur ce chef-oeuvre cinématographique, comme les "mémos" de Selznick, ou encore "les coulisses du films" qui reprend notamment un grand nombre de stoty-bord du fim, pas si éloigné de cet album, ill faut le souligner, et "la fabuleuse aventure d'un film" de Judy Cameron et Paul Christman, et d'autres ouvrages assez nombreux... sans oublier cette formidable adaptation cinématographique que je revois en VO-sans tout titre- tant je connais les dialogues par coeur (d'ailleurs "Gone with the wind "est avec "Casablanca" est un des rares films que je peux suivre en VO, tant je suis fan de ces films)
    En l'espèce, Pierre Alary s'est plutôt attaché à retranscrire le roman de Margaret Mitchell que de nous présenter une adaptation du film de Fleming (et de Georges Cukor, non crédité à la réalisation)
    Alors pour cet album, je suis resté scotché par cet album.
    D'une part, il faut souligner la qualité des couleurs employées, qui sont formidables. D'autre part, le dessin de Pierre Alary, que j'avais juste découvert avec "Belladone", a gagné en maturité et en apaisement, Scarlett étant ici l'héroïne, telle que Margaret Mitchell l'avait imaginé.
    L'auteur, ayant en plus réussi à se détacher du film mythique, à mes yeux, avec notamment la présence de Wade, l'enfant d'un premier mariage de Scarlett ( volontairement occulté dans l'adaptation cinématographique) et de Phiiip, premier et unique amour de Mme O'Hara , complètement oublié dans le film.
    Pierre Alary a réussi sur cet album à faire une chose surprenante pour quelqu'un qui a pour ce roman une appétence particulière (je possède les deux adaptations françaises de ce roman , celle de Gallimard (de 1938) et celle de Gallmeister (2020), traduction plus fluide et réaliste à mon avis)..En effet, outre son adaptation très réussie du roman, Pierre Alary nous enchante en nous présentant graphiquement les moments forts des aventures de Scarlett, à travers des hors titres consacrés au siège d' Atlanta et à la gare de triage d'Atlanta, avec son flot de blessés, comme Fleming l'avait réalisé dans le film, dans des scènes cruciales.
    J'ai oublié de souligner la qualité éditoriale de la maison d'édition "rue de Sèvres", qui avec un dos toilé, et un prix plus qu'abordable, nous offre un album que tout lecteur doit lire.
    Je n'ai pas encore parlé du dessin, des personnages (dont Pierre Alary arrive à faire vieillir intelligemment , comme Ashley Wilkes) mais qu'importe, je suis resté sous le charme de cette adaptation que j'ai dévoré.
    Bravo à l'auteur.

    Touriste-amateur Le 19/06/2023 à 15:12:21

    D'abord dire que j'ai un souvenir très vague tant du livre que du film éponymes, aussi je ne me prononcerai pas sur le respect de leur scénario dans la BD.

    Il n'empêche que toute l'histoire est menée tambours battants. On ne s'ennuie pas tout au long de ces 145pages (Quel boulot!!!).

    Côté dessin, je me suis également régalé, les expresisons sont bien croquées.

    Un petit reproche, cependant: On se perd parfois dans le scénario, d'une parce que 145pages ne se lisent par forcément d'une traite, de deux parce que du fait du choix du style de dessins, il est parfois difficile de différencier les protagonistes.

    En dehors de ces "petits riens" (qui, quand même, me font mettre que 4étoiles), BD magnifique et prenante.
    En espérant ne pas trop attendre pour le deuxième et dernier opus...