2fois2cinq a écrit:Alors oui, il faudrait se demander pourquoi leur choix en plusieurs tomes. Et justement moi, j'émet l'hypothèse que c'est pas un choix.... ou peut être un mauvais choix.
Je discutais rapidement de la série avec ma libraire en achetant le tome 2 et il semblerait que les auteurs ont donné pas mal d'explication sur la manière dont les choses ont été construites dans Casemate (probablement le numéro d'octobre ou de novembre ?). Si jamais quelqu'un a lu l'article en question et sait en donner quelques retours ça doit sans doute être intéressant.
2fois2cinq a écrit:Un de vous à parler de titiller le lecteur pendant le lecture d'un tome. Sauf que là, dans sa forme, le tome 1 ne fonctionne pas comme un tome. Et là fin tombe comme si on était arrivé à la fin du nombre de page.
En tout cas, ce n'est que du ressenti, même si j'ai tord.
Personne n'a tort ou raison, comme tu le dis c'est du ressenti. Chez moi, la fin du tome 1 n'a pas du tout eu cet effet-là. J'y ai vu un bon suspense de fin de tome qui donne envie d'avoir la suite tout en laissant ouvertes des questions ! Mais c'est bien du ressenti.
2fois2cinq a écrit:J'ai pu voir qu'on parlait aussi de netflix, de la consommation du tout de suite... Alors attention, pas du tout pour moi !
Là je parle forme et fond. Je suis un gros lecteur de BD, et attendre je sais faire et même, comme l'un de vous l'a dit, attendre ça permet aussi de bien se pencher sur chaque tomes et prendre son temps pour aussi les relire et les analyser.
En évoquant Netflix (et les autres hein, pas de jaloux), je ne te visais pas spécialement, tu t'en doutes. Mais c'est vrai que l'on vit une période particulièrement marquée par l'instantanéité. C'est vrai pour l'information. C'est vrai aussi en culture, avec les séries notamment. Il y a encore relativement peu d'années, il était assez courant d'avoir des séries avec la sortie d'un épisode chaque semaine. Pendant la semaine tu en parlais avec les potes, tout ça, et puis tu avais (ou pas) les réponses à tes questions la semaine suivante. Maintenant on a de plus en plus des mises en ligne de saisons complètes. L'approche est différentes. La construction des épisodes aussi, avec l'économie de cliffhanger à la fin de chaque épisode par exemple. Dans ce contexte, c'est vrai que le medium BD est forcément peu adapté en apparence, puisqu'il n'est pas rare d'avoir un an, un an et demi, parfois plus, entre deux tomes d'une série. C'est ce qui a amené (et il me semble que ça n'est pas si vieux que ça) le développement du travail en temps masqué, j'entends par là prendre de l'avance en ayant, à la sortie du tome 1, déjà 2 ou plus tomes d'avance à sortir. Cela m'avait marqué il y a quelques années avec une série Desberg/Griffo (Golden Dogs) pour laquelle l'un des arguments de ventes à la sortie du tome 1 était un macaron "
Les 4 tomes en un an". Après, cette pratique est possible quand il y a une confiance suffisante dans le fait que le titre ne va pas être un bide (et donc globalement, on le voit surtout pour des auteurs très suivis). Mais ... je m'écarte du sujet.
