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Avengers : The Initiative (suite & fin)

Messagede artemus dada » 10/07/2016 12:10

Message précédent :
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Avengers The Initiative in Marvel Heroes n°23

….. À partir du #21 (traduit dans le Marvel Heoes n° 25) c’est Christo Gage qui s’occupe de la destinée d’AVENGERS : Initiative ; le numéro précédent (numérotation étasunienne) est une sorte d’épisode de transition (avec la série Mighty Avengers dont Slott reprend justement l'écriture ?) encore écrit par Slott & Gage du style : « on range les jouets » après Secret Invasion.

Gage abandonne manifestemnt l’aspect formation de l’Initiative pour quelque chose de plus traditionnel, l’implication de la série dans l’événement Dark Reign n’est peut-être pas étranger à cette nouvelle direction.
En tout cas il laisse en plan ce que j’avais pris pour un rebondissement qui aurait mérité d’être plus amplement développé.

Si la série AVENGERS : The Initiative est né des retombés d'un event (« événement »), leur succession presque ininterrompue : Secret Invasion, Dark Reign puis Siège, sur une période d'une trentaine de numéros rien que pour la série qui nous intéresse ici, fait plus de dommages qu’elle n’entraîne, sur le long terme, de bonnes conditions d’écriture.

Gage ne réserve que peu de surprise (à mon goût) lors de son premier arc solo, même la révélation d’une identité tenue secrète depuis le début de la série (ou presque) m’a fait l’effet d’un pétard mouillé.
Ce n’est pas non plus mauvais mais je m'attendais à mieux.

De ces épisodes (#21 à 25/Marvel Heroes n°25 à 30 - sauf le n°29 qui ne contient aucun épisode d'Avengers : The Initiative) ce que je retiens plutôt c’est le côté artistique de l’entreprise et plus particulièrement la colorisation par Edgar Delagado (sur des dessins d’Humberto Ramos) et l’utilisation d’un encrage pour les ombres, qui s’apparente au rendu d’un crayon de mine :
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…. Fort heureusement le scénariste reprend assez vite la main et montre que les grands questionnements moraux sont le piment indispensable aux effets pyrotechniques des super-pouvoirs en présence.
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L’une de ses plus belles réussites est à mes yeux le traitement (grâce à des effets de texte fort bien amenés) qu’il réserve à 2 ou 3 de ses protagonistes, réussissant à en faire des personnages attachants et intéressants.
On dit souvent qu’une bonne histoire, c’est souvent un « bon vilain », Gage démontre que c’est aussi de bons seconds couteaux.
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Cependant, la participation obligatoire d’AVENGERS : The Initiative à un nouvel event (Siège en l’occurrence) qui secoue l’univers partagé de l’éditeur, ruine ce qui potentiellement aurait pu être du même ordre que ce qu’avait fait en son temps Kurt Busiek avec les Thunderbolts.

Une occasion ratée pour le coup.

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L'arrivée de Sandoval sur le titre donne aussi de belles pages

…. Toutefois le bilan de cette série (qui se termine donc au numéro 35, dans la revue de l’éditeur Panini Marvel Heroes n° 39) est loin d’être négatif, et les bons moments l’emportent largement sur ceux un peu en dessous de mes attentes.

Une série globalement satisfaisante, avec des arcs de très grandes qualités, et des personnages que Gage a joliment ripolinés ; tout à fait recommandable. [-_ô]
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The Mighty Avengers #21 à 25

Messagede artemus dada » 12/07/2016 16:14

…. J’ai déjà mentionné lors d’un de mes commentaires ©™ précédents l’heureuse formule qu’avait eu Grant Morrison au sujet des Avengers lorsqu’il disait que cette équipe de l’écurie Marvel n’était ni plus ni moins, qu’une équipe de football (Pour en savoir +).
Aujourd’hui je dirais que le scénariste écossais avait vu « petit » ! [-_ô]

En effet, les Vengeurs c’est plutôt un immense mercato sans cesse de retour ; et les annonces de ces derniers jours : Occupy Avengers, Avengers par Mark Waid, Avengers 1.1 ... ; confirme ma nouvelle perspective.

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…. Du neuf avec du vieux

…. Lorsque Dan Slott reprend The Mighty Avengers (au #21/Marvel Heroes n°24 chez Panini) il active comme il se doit un nouveau « marché des transferts ».
Astucieusement, il s’appuie pour construire sa nouvelle équipe sur une formule qui a déjà fait ses preuves par le passé, tout en y ménageant une modalité originale du plus bel effet.
Comme le dit la sagesse populaire, « rien ne se créé, rien ne se perd, tout se transforme ».

Et les trois premiers numéros du nouveau scénariste ont tout l’air d’un essai diablement bien transformé.

L’épisode #24 quant à lui redistribue les cartes et consolide la place du leader de l’épique.
Un personnage sur lequel Dan Slott s’était attardé lors de son run sur Avengers : The Initiative (Pour en savoir +).
Un homme plein de ressources - dont une foultitude de concepts S-F comme je les aime - qui sont autant de promesses d’aventures, et un caractère volcanique dont les irruptions n’en doutons pas, seront tout aussi productives en rebondissements dramatiques que ses ressources technologiques.

Le numéro suivant s’essaie à la géopolitique fiction, et s’invente dans la grande tradition du genre un ennemis.

Vous le savez si vous me lisez déjà, que l’une de mes théories sur les super-héros, veut qu’ils s’inventent des ennemis – et non pas le contraire : ce n’est pas l’apparition d’une menace qui entraîne l’apparition d’une contre-mesure positive en la personne d’un super-héros, mais au contraire l’apparition d’un super-héros qui génère des « super-menaces ».
Une manière, entre autres, de prolonger leur existence ad vitam æternam. Ou presque.

Or donc les Mighty Avengers s’inventent donc un ennemi, et pas n’importe lequel !

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En cela ils sont tout à fait dans l’air du temps où, au lieu de s’opposer à des super-vilains, les super-héros d’aujourd’hui combattent plus volontiers leurs homologues.

En tout état de cause, Dan Slott (avec une flopée d’artistes) donne un joli potentiel à son équipe, et une dynamique qui procure vraiment l’envie d’en savoir plus.
À ce propos, écrire des épisodes qui suscitent à la fois suffisamment d’intérêt tout en excitant suffisamment la curiosité pour en poursuivre la lecture sur plusieurs numéros n’est certainement pas aussi simple que cela en à l’air.
Et pourtant Slott s’en sort haut la main.

…. Je pense donc je suis

…. Dan Slott, en plus de faire du neuf avec du vieux de manière très élégante au niveau scénaristique, dote ses personnages d’une vielle astuce de siouxe largement tombée en désuétude : la bulle de pensée.

Je me souviens avoir lu les propos d’un « professionnel de la profession » qui disait tout le mal qu’il pensait de ce type de phylactères en avançant l’argument suivant : si le scénariste utilise des bulles de pensées, il doit montrer toutes les pensées des personnages et pas seulement celles qui font sens avec la situation du moment.

Certes, mais tout autant que les scénaristes sélectionnent si je puis dire les moments qu’ils montrent aux lecteurs, ainsi que tel ou tel dialogue et non pas la totalité de leurs actions ou tout ce que les personnages disent, les bulles de pensées peuvent n’apparaître que lors de certains moments.
Et loin de n’être qu’un béquille pour scénaristes en mal d’idées, elles peuvent aussi être des artifices intéressants à utiliser.

Une histoire ne tient debout pour ainsi dire, que grâce à une convention, un pacte que les auteurs passent avec les lecteurs.
Et les bulles de pensées peuvent tout aussi bien que le reste faire partie de ce pacte.

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Et pour le coup Slott fait un bel usage de ces phylactères.

Or donc, cinq excellents numéros traduits par Jérémy Manesse et lettrés par Gianluca Pina disponibles dans la revue Marvel Heroes (n°24 à 28)

(À suivre …)
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The Mighty Avengers (#26 à 33) Dan Slott & Co.

Messagede artemus dada » 14/07/2016 10:52

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.... S'il est possible de voir, comme je l'ai dit (Pour en savoir +), les différentes équipes d'Avengers comme des équipes de football évoluant dans un grand mercato, Slott en fait aussi - pour continuer à paraphraser Grant Morrison - une sorte de panthéon à la JLA.
Comme le scénariste écossais l'avait fait pour la Justice League of America Dan Slott imagine pour ses Vengeurs des menaces bien au-delà des contingences humaines.
Voyez plutôt : Cube cosmique, concept incarné, civilisation cachée, magie, mythologie, magie,etc.

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.... Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie

.... Le scénariste profite de son run pour dresser aussi une taxonomie des scientifiques de l'univers Marvel : l'explorateur, l'ingénieur et le magicien.
Cette volonté de caractériser ses personnages on la retrouve aussi chez les Mighty Avengers et les Avengers de l'Initiative.
Si Slott s'est occupé des deux équipes il a eu l'intelligence (et le talent) d'en faire deux équipes différentes.
Chez lui, pas de nivellement ; s'il s'inspire de formules (ce que je crois) il sait pour ainsi dire les "customiser" et les adapter aux "pitch" qu'il développe.
Les nouvelles recrues du camp Hammond ne sont pas les Puissants Vengeurs.

The Mighty Avengers montre aussi que le scénariste sait efficacement gérer ses enthousiasmes, et les intégrer intelligemment à ses desseins.

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.... Docteur comment ?

.... Pour qui s'intéresse à la bande dessinée américaine, ce qui est un minimum lorsqu'on se propose de la commenter ou de la critiquer...
En effet il me semble juste de connaitre le sujet dont on parle - et pas seulement de façon superficielle : quels sont les auteurs importants du médium, qu'ont-ils écrit, dessiné ? Quels sont les modes de publication outre-Atlantique, quel est le travail des lettreurs, qui sont-ils ? Celui des traducteurs ? Quand sont apparus les comic books ? etc.

Bref de mon point de vue, commenter ©™ un ouvrage requière non pas un travail équivalent à ce qui a permis à celui-ci de paraître, mais au moins un travail de fond sérieux, toutes choses égales par ailleurs.

Or donc, pour qui s'intéresse à la BD U.S. disais-je, il est notoire que Dan Slott est un fan de la série télévisée Doctor Who et, d'une certaine manière, son run sur The Mighty Avengers bénéficie de l'ombre portée amicale du célèbre extraterrestre.

Dan Slott fait du docteur Pym une sorte d'alter ego marvelien du héros de la BBC et les références sont suffisamment nombreuses et explicites pour ne pas être que des coïncidences.

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Même l'idée du "scientifique suprême" qui fait sens dans l'univers 616 (l'univers Marvel de référence), ne me semble pas très éloignée de celle de "Seigneur du temps" (Time Lord).
Surtout de la manière dont cela est fait dans le numéro en question.

On retrouve aussi sous une forme "customisée" le "tournevis sonique", et même le TARDIS trouve son équivalent dans la "Manoir Infini". Un rapprochement qui saute au yeux si on veut bien prendre en compte la place qu'occupe Jocaste dans sa conception, et la nature même du TARDIS. Ainsi bien sûr que leur finalité : QG et "moyen de transport".

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Doctor who ?

.... L'un des aspects les plus agréables de la série est la manière dont Slott soigne ses personnages, il leur donne toujours à un moment ou à un autre l'occasion de justifier leur présence grâce à des caractéristiques qui les rendent indispensables à l'histoire.
Il démontre qu'il est capable de donner de l'envergure à n'importe quel personnage, et valide l'idée que tous les personnages, si l'auteur veut s'en donner la peine, sont dignes d'intérêt.
(Voilà pourquoi je suis en priorité des auteurs, et pas des personnages).

.... Deux regrets toutefois, le passage de Dan Slott sur la série est très court (il me reste encore deux épisodes à lire et c'est tout), et il n'a pas eu de collaborateurs artistiques à mon goût.

(À suivre ...)
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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede Gurvan » 15/07/2016 10:09

Je suis en train de m'attaquer à "Monstress - The Awakening" :

https://www.pastemagazine.com/articles/ ... eview.html
ou
https://imagecomics.com/comics/releases ... vol-.-1-tp

Et c'est une tuerie ce truc !

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Dès la première page (ci dessus...), on commence très fort et le reste suit... Image

L'histoire dont je ne suis qu'au début du deuxième tome commence violemment avec des scènes qui n'en font pas forcément une BD pour enfants. Mais c'est intriguant et bien fait. Alors, certes, c'est en V.O, mais je suis curieux de voir la suite.

Une bonne découverte pour moi !
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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede Supergilgamesh » 15/07/2016 10:50



Caiera, Caiera, Caiera...
Bon, tout ça est cousu de fils blancs, mais, somme toute, assez plaisant à lire...
"Je crois au moment. S'il n'y a pas le moment, à ce moment-là, il faut arriver à ce moment-là, au moment qu'on veut." JC Vandamme
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The Mighty Avengers (Suite et fin : #35 & 36)

Messagede artemus dada » 15/07/2016 17:36

Derniers numéros de la série.

.... Je parlais dans mon précédent commentaire©™ de la caractérisation des personnages, Dan Slott utilise aussi une autre astuce que j'aime beaucoup qui consiste à fournir des informations sur des situations comme autant de brèves aux actualités et qui caractérise son équipe :
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En une double page dont je propose un extrait ci-dessus, le scénariste donne de l'ampleur à la réputation de son équipe avec une belle économie de moyens.

Encore dans mon précédent commentaire sur la série The Mighty Avengers je citais la troisième loi dite de Clark, Slott la remet en pratique dès le #35 :

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C'est une idée que j'aime bien : considérer la magie comme une sorte de technologie, et en outre ça complète bien le titre de "scientifique suprême" lorsqu'on le met en relation avec celui de "sorcier suprême".

Dans c'est deux derniers épisodes on peut aussi voir à l'oeuvre comment la théorie freudienne est devenue, passez-moi l’expression : un réservoir à pitch.
Le complexe d’Œdipe est tellement ancré dans l'imaginaire collectif qu'il est devenu une évidence, alors qu'il s'agit encore d'une théorie (plutôt fumeuse de mon point de vue mais là n'est pas la question).
C'est d'ailleurs ce m'a poussé à m'intéresser de près à la psychanalyse freudienne, c'est un bréviaire très utile, voire indispensable, pour qui se targue de commenter des œuvres de fiction.
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Si je continue de voir en Pym un "avatar" du Doctor Who, son adversaire de fin de run trouve aussi une correspondance dans la galerie des ennemis du Time Lord (et ce n'est sûrement pas un hasard).

Je me plains assez souvent de lire des histoires qui gagneraient beaucoup à être plus "ramassées, en un mot : plus courtes.
Mais dans le cas de cette reprise des Puissants Vengeurs pas Dan Slott, j'aurais bien aimé voir ses idées développées sur un peu plus de numéros.

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.... En conclusion The Mighty Avengers aura été une très chouette lecture, qui m'aura entre autres choses donné envie de me remettre à lire les aventures de Spider-Man écrites par Slott (malgré la déception - relative - des épisodes écrits autour de Morlun et des "spider-men").
Cette série, The Mighty Avengers, et Avengers : The Initiative montre, s'il en était besoin, que Dan Slott est vraiment un très bon scénariste de mainstream.
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Les Nouvelles routes de l'Enfer

Messagede artemus dada » 19/07/2016 13:44

…. En 2001-2002 Warren Ellis écrit une histoire, dessinée par Colleen Doran, publiée sur la Toile (et toujours disponible : Pour en savoir +) intitulée Superidol.

Cette histoire repose sur un concept de science molle, la mémétique, qui commence à faire parler de lui à peu près au même moment.
Même si au demeurant l’idée de ce qui se voulait une approche révolutionnaire de l’étude de la culture, trouve son origine dans un essai plus ancien de Richard Dawkins (Le Gène égoïste/1976).

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Pour résumer le mème est à la culture ce que le gène est à la nature.
Le même est pour ainsi dire le « gène » qui permettrait la transmission et l'évolution de la culture humaine.

.... Même pas peur

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…. En lisant les 6 numéros qu’écrit Warren Ellis entre 2005 et 2006 pour le compte de la collection JLA Classified (#10 à 15 traduits par Jérémy Manesse dans les DC Universe n°23 à 26/Panini) j’ai immédiatement pensé au livre d’Howard Bloom justement intitulé Le Principe de Lucifer (le run d’Ellis s’intitule fort à propos New Map of Hell) dans lequel ce dernier explique sa vison de l’histoire au travers des mèmes et des superorganismes en un mot, au travers de la mémétique.

Et pour cause Ellis y fait lui-même allusion.

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Le mème est une idée qui à l'instar de l’œuf de Samuel Butler utilise la poule pour se dupliquer ; le mème lui se sert de nous pour le faire

On peut dire que le scénariste anglais a de la suite dans les idées ou, l’illustration par l’exemple du concept même de mème (de Superidol à superorganisme).

En plus d’utiliser un concept « scientifique » innovant (pour l’époque) et peu connu (et aujourd’hui tombé dans l’oubli ou presque, ce qui revient paradoxalement au même), le scénariste s’ingénie à travailler l’aspect formel de son scénario, celui-ci d’une simplicité enfantine incrémenté par un storytelling - aux tendances expérimentales – se transforme toutefois en une histoire que j’ai trouvée captivante, à l’atmosphère envoûtante.

…. Tous pour un, un pour tous !

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Texte et sous-textes prouvent que l’union fait la force ; pour un résultat dont la somme est bien supérieure à l’addition de ses parties qui accessoirement est un parfait résumé de la forme que la JLA adopte dans cette histoire : une formidable équipe.

Les dialogues – dont certains sont des marqueurs chronologiques d’une belle ingéniosité (voir les deux pages infra) – sont une des grandes forces de ce récit. Ils lui donnent un rythme, tout comme l’utilisation de la décompression, dont Ellis est devenu l’un des maîtres à nulle autre pareilles, qu'une lecture d'un seul tenant est plus a même de rendre.

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Le dialogue en question est celui de Green Lantern (clic droit/image/nouvel onglet)

.... Des concepts dont l’utilisation inédite a réussi à me transporter aux antipodes de mes attentes.

Si Ellis mouline les cartes d’une JLA envisagée tel un panthéon de nouveaux dieux à la Grant Morrison, il en fait une belle réussite pour ce run resté dans un relatif anonymat ; ce qu’il ne mérite sûrement pas.

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THE HYPERNATURALS #00-01 (Abnett/Lanning/Walker) Boom! studi

Messagede artemus dada » 20/07/2016 14:15

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…. La Singularité est une théorie élaborée par l'auteur de science-fiction Vernor Vinge (et qui a ensuite aussi été développée par d’autre personnes), qui prévoit que grâce à l'accélération de l’évolution des technologies : la nanotechnologie, les biotechnologies, les technologies de l’information, l'intelligence artificielle, etc. (et à l’accélération des facteurs qui permettent cette accélération) l'humanité créera une intelligence artificielle (A.I.), qui mettra fin à l’ère humaine (holocène) telle qu’on la connaît et dans laquelle on vit actuellement.

À propos des grandes époques géologique, certains scientifiques proposent d’appeler anthropocène l’ère qui caractérise l'époque de l'histoire de la Terre qui a débuté lorsque les activités humaines ont eu un impact global significatif sur l'écosystème terrestre.
Les êtres humains devenant de fait, une « force géologique » majeure.

Et à ce titre, Quantinuum l’intelligence artificielle (de la série) a créé une nouvelle ère : le nanocène.
Singularité aidant, il s'agit d'un impact de niveau galactique pour Quantinuum.

Sublime, un brillant scientifique à l’intelligence supérieure a aidé à construire l’intelligence artificielle nomméeQuantinuum, mais par la suite, il a voulu la détruire.
Quantinuum est à la fois l'A.I. qui a précipité l’humanité dans la Singularité, et le nom qui est donné à la culture du nanocène.

Heureusement (?) Sublime a été incarcéré.

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…. Effets de texte

…. L’imaginaire postmoderne est tellement peuplé de fantômes sémiotiques qu’il réagit par associations sans que l’on s’en rende vraiment compte.

Evoquez un dangereux criminel (ou considéré comme tel dans un contexte donné) enfermé, dont le ou les héros – qui l’ont par ailleurs capturé et enfermé là où il est – ont besoin de solliciter l’aide, est instantanément, je pense au film Le Silence des agneaux.
Cette association d’idée, si elle est provoquée sciemment par l’auteur peut lui permet de faire l’économie d’une exposition du personnage en question. Ou du moins de ne pas y passer trop de temps.
La dangerosité d’Hannibal Lecter (dans le cas d'espèce), sa grande intelligence, sa science de la manipulation, imprègne immédiatement le personnage en question.
Et un auteur chevronné peut ainsi parer ses personnages du rayonnement de plusieurs fantômes sémiotique pour finalement dessiner une nouvelle « silhouette ».
Un nouveau personnage construit à peu de frais mais à grands effets.

Mais j’anticipe.

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…. Protect and serve !

Cela dit nous sommes en présence d’un de science-fiction d’aventure, et Dan Abnett & Andy Lanning, peut-être plus connus sous leur surnom : DnA, ne ménagent pas leurs effets pyrotechniques et leurs envolées héroïques.

…. Il y a eu les Chevaliers de la Table Ronde, la Ligue des Gentlemen Extraordinaires, les Vengeurs, la Légion des Super-Héros, dorénavant il faudra compter sur les Hypernaturals.
Taxonomie super-héroïque a écrit:Une famille : (Les Quatre Fantastiques)

Une équipe de football : (Les Avengers )

Un groupe de thérapie : (La Doom Patrol)

Une bande d’étudiants : (Les X-Men)

Un panthéon de dieux : (La JLA)

Un gang de motards : (La Skull Kill Krew)

Selon la taxonomie du scénariste Grant Morrison les Hypernaturals, un regroupement de champions dont le rôle est de protéger la société galactique du nanocène, ressortent plus de l’équipe de football que de tout autre catégorie, si on se réfère :

- à la brièveté durant laquelle chaque membre fait partie de l’équipe (5 ans)

- et à la reconversion qui les attend après, pas forcément aussi réjouissante qu’on pourrait s’y attendre compte tenu de la gloire obtenue lors du passage au sein de l’équipe. Pour ceux qui s’en sortent vivant.

…. Beam me up Scotty !

…. La nouvelle itération - le terme n’est pas anodin tant le patron qui semble avoir prévalu pour construire cette nouvelle ère apparaît être d’obédience numérique – or donc cette nouvelle mouture des Hypernaturals, tout juste sortie du programme d’entraînement est envoyée, grâce à un système de téléportation, sur la planète Kosov 28 …… et disparaît !

DnA, avec cette entrée en matière, pose certainement les prémices d’une série où les lecteurs doivent s’attendre à tout.
Ce qui est un bon début.

En tout cas, à coups de flashback, de séquences courtes et particulièrement dynamiques, de dialogues très naturels – dont certains sollicitent la complicité du lecteur - et d’un numéro qui commence comme on dit in media res, ce premier épisode paru lors du Free Comic Book Day (une sorte de « numéro zéro ») promet des lendemains qui chantent pour les lecteur qui aiment aimer ce qu’ils lisent.

En effet plutôt que de suivre une progression linéaire DnA, choisit d’ouvrir son récit « au milieu des choses » et d’intercaler au fur et à mesure des séquences d’événements légèrement antérieurs à ce que le duo de scénaristes appelle « maintenant ».
Ces séquences d’événements conduisent bien entendu à la situation d’ouverture du « numéro 0 ».

Non contents de donner un rythme très dynamique grâce à cet « effet de texte », Abnett & Lanning donnent une structure modulaire à leur scénario en s’intéressant plus ou moins brièvement, à d’autres protagonistes que les personnages qui occupent principalement le devant de la scène de ce numéro.

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.... Et le premier numéro « officiel » de la série ne dément en rien cette impression, et son cliffhanger monstrueux (et je pèse mes mots) & très connoté, nous oriente, semble-t-il vers un whodunit (kilafé) – un type de récit qui a déjà fait ses preuves et continu de les faire – mais pour le coup il s’agit ici d’un whodunit ……. (au moins) cosmique !

À suivre ...........
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THE HYPERNATURALS #2-4 (Abnett, Lanning /Derenick/Guinaldo)

Messagede artemus dada » 21/07/2016 12:58

…. En fonction de la manière dont on envisage la plupart des histoires de super-héros, et a fortiori de héros ou comme ici d’hyper-héros, l’équipe des Hypernaturals, dans un contexte disons informatique, comme j’ai envisagé que la série avait été écrite (ce qui est somme toute logique puisque le nanocène a été configuré par une A.I. (Intelligence Artificielle), peut être considérée très sérieusement comme l’équivalent d’un logiciel anti-virus.
À condition de considérer le « villain » comme un virus, comme un antagoniste.

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Vraie-fausse publicité

Mais on peut aussi voir la situation de départ (la société telle qu’elle est à l’instant T) comme un programme donné, et l’action du supposé (ou avéré) « villain » comme la volonté d’installer un nouveau programme.
Toujours donc, dans une optique informatique.

Et à partir de ce moment-là, le « villain » d’un bon nombre de fictions et pas seulement dans THE HYPERNATURALS, peut être vu comme un programmeur (dans le cadre de la programmation informatique) dont le travail consiste à définir des actions, à prévoir ce qui va ou ce qui peut se passer avant d’écrire le code du (nouveau) programme : domination du monde ou éviction d’un A.I. (liste non exhaustive).
Le programmeur et le « villain » écrivent (au sens littéral du mot programme) par avance l’un donc, un code l’autre un plan.

Voir à ce sujet un excellent article qui rejoint mes propres préoccupations dans le cadre des films de James Bond : (Pour en savoir +).

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Remarquez le travail au niveau des phylactères qui permet une meilleure lisibilité notamment sur la deuxième case

Le criminel par exemple dans un « whodunit » (et pour l’instant THE HYPERNATURALS a toutes les apparences d’un « whodunit ») programme son crime à l’avance, il envisage toutes les possibilités pour réussir son forfait, et échapper à son arrestation.

Faire du « villain » un programmeur, « explique » aussi autrement que par la seule vanité ou l’imbécillité, sa propension à décrire son machiavélique plan aux héros : la satisfaction qu’il retire de ce qu’il fait tient plus au programme en lui-même, qu’à sa réalisation.

Plusieurs autres constatations me confortent dans une écriture sous influence informatique.

.... Nous apprenons ainsi dans n°4 de la série qu’en fait de téléportation dont j’ai parlé dans mon précédent commentaire©™ il s’agit plutôt d’une action de type copier/coller, où la source de ce qu’on copie doit cependant disparaître sauf à créer la situation que les membres des Hypernaturals (l’équipe de Clone 21) rencontrent, lors d’un flashback.

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Un échantillon d'un bien plus large éventail d'onomatopées

Et à propos des Clones (dans le présent de la série Clone 46 a disparu et Clone 45 va peut-être reprendre du service) une sorte de lignée dynastique si je puis dire, ceux-ci tirent leurs capacités hyper-naturelles de ce qui ressemble pour l’instant à une base de données.

Avec cependant une restriction (que je vous laisse découvrir).

…. Mais THE HYPERNATURALS c’est aussi une écriture séquentielle très aboutie.
J’en veux pour preuve le numéro 2 de la série qui s’ouvre sur une situation assez banale dans le cadre de ce genre de récit : deux personnages font face à une ou plusieurs menaces, alors que, comme dans tout bon comics mainstream, ils trouvent le temps de discuter.
Enchaînements dynamique, voix off décalée, et soudain PAF ! : la situation devient franchement extraordinaire grâce à un « travelling arrière ». En 6 pages.

À cela s’ajoute un chouette travail sur les onomatopées (voir supra), sur les phylactères, et quelques expressions idiomatique : « Holy Quant ! », « Frag you ! », etc. (qui ajoutent à l’immersion du lecteur) à la manière de ce qu’on peut trouver par exemple (école anglaise oblige), dans la série Judge Dredd (Pour en savoir +) .

Pour l'instant cette série est une belle réussite, et on le doit bien évidemment à Lanning & Abnett, mais aussi à Brad Walker, Tom Derenick, Andrea Guinaldo, Stephen Downer et Ed Dukeshire. [-_ô]

(À suivre ....)
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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede onehmouninehl » 21/07/2016 13:44


Malgré le fait que je pensais à
pendant ma lecture, j'ai passé un très bon moment...
Distrayant, intelligent, pas prise de tête, bon dessin.

Peut-être pas un candidat au Nobel de littérature, mais un bon bouquin.
A gentleman is a man who can play the bagpipe and who does not
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THE HYPERNATURALS : Sublime

Messagede artemus dada » 22/07/2016 12:47

…. On dit souvent qu’une bonne histoire c’est un bon « méchant », un bon « villain », et c’est bien entendu souvent le cas.

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Ce n’est d’ailleurs pas un hasard à mes yeux : écrire un scénario c’est comme planifier un crime (toutes choses égales par ailleurs).
Tous les cas de figure doivent être envisagés par le « programmeur » (Pour en savoir +) qu'il soit un criminel ou un scénariste.
L’un doit pouvoir capturer sa victime et échapper à la vigilance des enquêteurs, l’autre doit la captiver en échappant à sa vigilance, entendu que pour le second cas le lecteur, le spectateur ou l’auditeur sont tout autant « victime » qu’enquêteur.
Et j’irais plus loin.

Si le scénariste doit être tour à tour chacun de ses personnages pour leur donner suffisamment de vitalité et « d’effets de réel » pour être convaincants, celui dans lequel il doit le plus s’investir et sans nul doute le « villain » pour satisfaire l'équation que j'évoquais : bon méchant = bonne histoire.

Les histoires les plus captivantes sont d’ailleurs certainement celles où le méchant est littéralement l’alter ego du scénariste ; où le scénariste devient le « villain ».
En espérant que la substitution ne s'inverse pas (Pour en savoir +).

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…. Chaosmos

Et celui qui occupe pour l’instant ce rôle dans THE HYPERNATURALS c’est Sublime alias John Alvis Byrd, un scientifique à propos duquel on apprend la part qu’il a eu dans la réalisation de Quantinuum, et l’événement qui a fait de lui ce qu’il est aujourd’hui.

Je dis souvent que les noms de code des personnages de bandes dessinées de super-héros, ou comme ici assimilés super-héros, sont programmatiques.
D’où la nécessité de les traduire.

Le cas de Sublime pose un problème d’un tout autre registre, dans la mesure où il semble ne pas en avoir besoin (si tant est que cette série soit un jour traduite en français).
Et pourtant le « sublime » dont il est question ici mérite selon moi une explication, ou disons d’en proposer une définition qui ne vient pas forcément à l’esprit de manière instantanée lorsqu’on y pense.

Le « sublime » qu'il faut avoir en tête ici ressort essentiellement de la définition qu’en a donné Edmund Burke à partir de 1757 ; c’est-à-dire le mélange d’attraction et de répulsion que l’homme éprouve face aux manifestations déchaînées de la nature.
Ce sentiment mêlé de sidération, de solitude, de toute-puissance et de terreur qu’il éprouve face à son immensité.

Une sensation qui débouchera par ailleurs sur une catégorie esthétique dont le roman gothique anglais saura par exemple largement s’inspirer (avec les conséquences que l'on sait).

Le rapprochement entre le nom de code de ce personnage et la catégorie esthétique du sublime théorisée par Burke n’est pas qu’une vue de l’esprit, il renvoi aux origines mêmes de Sublime.

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.... L’effroi et la subjugation devant la démesure du cosmos que suggère Dan Abnett & Andy Lanning, réactivent l’idée d’une nature à la puissance oubliée et par imprégnations si je puis dire, fait prendre conscience à Sublime de la nature de Quantinuum.

L’expérience de Sublime est celle du sublime de Burke ; une sensation de stupéfaction et de terreur ; de sidération.

Pour le meilleur ou pour le pire ?

(À suivre ...)
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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede Rebecca Doppelmeyer » 23/07/2016 22:50

:lire: Je viens de lire RASL
C'est intelligent, brillant, passionant, très bien construit.







Par contre, je n'aime pas trop les couleurs.Je rêve d'une belle édition en noir et blanc.
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POWER MAN/Hachette n°14

Messagede artemus dada » 24/07/2016 18:11

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.... Luke Cage est l'exemple même du super-héros du XXI° siècle.
C'est un dur à cuire et ses ennemis sont à son image.
Mercenaires à ses débuts, il est devenu membre des New Avengers.
Dans cet ouvrage, Luke s'apprête à retrouver ses racines au cours d'une missions qui le renvoie dans les rues qui l'on vu grandir.

Cet ouvrage recueille certaines des plus grandes aventures de Power Man, et explique comment ce personnage est devenu une icône : Avengers, Défenseurs, Héros à louer.

Ce volume contient New Avengers : Luke Cage 1 à 3 et Power Man and Irons Fist 50 à 53

.... « Sweet Christmas! »

…. Luke Cage est inventé par Archie Goodwin, John Romita Sr. et George Tuska en 1972 pour l’éditeur étasunien Marvel dans la foulée de l’apparition du courant cinématographique connu sous le nom de blaxploitation - dont on peut dire que Sweet Sweetback’s Baadasssss Song (1971) de Melvin Van Peebles est le carbone 14 (même si plusieurs films peuvent sans ambages revendiquer un rôle de précurseur : Le Casse de l’Oncle Tom par exemple).
Quelques années plus tard, son futur collègue Iron Fist, surfera lui aussi sur un sous-genre cinématographique, celui des chopsocky (autrement dit les films d’arts martiaux).

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Collection Artima Color Marvel SuperStar : POWER MAN n° 1/1981

…. Luke Cage est semble-t-il un personnage qui a fait l’objet de quelques controverses au pays de l’Oncle Sam.

Principalement en tant qu’il était une caricature d’Africain-Américain, mais aussi au travers de son passé de délinquant ; sous-entendu : la seule manière d’introduire un personnage Noir dans une BD de super-héros est d’en faire un ex-taulard. Voir le cas du Faucon alias Sam Wilson.

Outre le fait que dans « ex-taulard » le terme important est le préfixe « ex », il ne faut pas oublier que le premier personnage Noir d’envergure chez l’éditeur est un roi (certes africain) qui s’appelle T’Challa (Pour en savoir +).
Si je reviens sur cet aspect de Luke Cage c’est après avoir lu les pages de rédactionnel qui complète (de manière fort intéressante) le quatorzième numéro de la collection LE MEILLEUR DES SUPER-HEROS MARVEL où l’aspect polémique du personnage est abordé.

En ce qui me concerne, je n’ai jamais eu de problème avec la couleur de peau des personnages de mes lectures (ni avec celle de mes contemporains). Et je n'en ai toujours pas
Lorsque, dans les années 1970 après avoir regardé à la télévision la série Les Bannis, je saisissais mes deux Colts pour enfourcher mon cheval c’est Jemal Davis (alias Otis Young) que j’incarnais fièrement.
Mon personnage favoris dans la bande dessinée Teddy Ted c’était l’Apache un type taciturne tout vêtu de noir, souvent en train de sculpter un morceau de bois avec son couteau.
Et qui comme son nom l'indiquait, était un Indien.
Et la sagesse de Kwai Chang Caine, ainsi que son aisance à rester debout face à quelques brutes épaisses qui lui chercher des noises, me faisait regretter de ne pas être né en Chine pour devenir moi aussi un moine Shaolin.

Sans oublier l’un de mes personnages favoris de tous ceux que j’ai rencontrés dans Strange, sans que je puisse l’expliquer autrement que pas un coup de foudre, n’est autre que le Rôdeur.

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Jemal Davis & Earl Corey

Ainsi, lire dans les pages de Super Black American Pop Culture and Black Superheroes écrit par Adifulu Nama que le personnage d’Everett K. Ross dans la série Black Panther était là pour permettre aux lecteurs Blancs de s’identifier à un protagoniste récurrent dans un casting essentiellement composé d’Africains ou d’Afro-américains, est quelque chose qui ne me serait pas venu à l’esprit avant que je ne le lise.

Bref le communautarisme de l’imaginaire est un trait de caractère qui m’est totalement étranger.
Il ne viendrait pas non plus à l’esprit de demander son passeport à un scénariste.

…. En ce qui concerne le passé de délinquant de Luke Cage, outre qu’il est aussi un stéréotype (notamment influencé par la blaxploitation), et que la culture de masse n’a jamais fait mystère d’avoir recours massivement à ce type de raccourci scénaristique (pour le meilleurs et pour le pire) ; consciemment ou inconsciemment du reste ; c’est oublier que la Maison des Idées, certainement dans le but de se démarquer de ses concurrents a favorisé - au moins dans ses débuts - des personnages en marge, des outsiders.

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FF #1 chez Panini

Spider-Man est, dans sa première aventure, un jeune homme qui par son inaction, son irresponsabilité, favorise les conditions qui vont mener au meurtre de son oncle.
Les Quatre Fantastiques volent une technologie gouvernementale pour être les premiers à aller dans l’espace avant les communistes.
Captain Marvel est un espion extraterrestre. Etc.

Alors certes ils n’ont pas fait de prison comme Luke Cage.

Toutefois c’est oublier que son parcours est exemplaire, et que malgré les vicissitudes de la vie, il revient dans le « droit chemin », et monte une entreprise de « Héros à louer ».
Luke Cage c’est de mon point de vue, la personnification du rêve américain, et l’expression très accomplie d’une valeur américaine par excellence : l’esprit d’entreprise.
Un self-made-man selon Ralph Waldo Emerson (Pour en savoir +) qui met ses super-pouvoirs au service du plus grand nombre.

Et contrairement à ce que dit la quatrième de couverture (voir supra), je ne vois pas Cage comme un mercenaire, mais comme un chef d’entreprise.

Du reste Luke Cage, tout héros Noir stéréotypé qu'il est dans les années 1970, est un personnage à qui Marvel donne une série à son nom.
Si l'idée de toucher de nouveaux lecteurs (et d'augmenter les bénéfices) n'est pas absente de l'équation, il fallait aussi une certaine dose de courage pour le faire à l'époque.

Au-delà de ce constat, penser que tous les Noirs sont des repris de justice en puissance en lisant les aventures de Luke Cage c’est déjà présenter une configuration intellectuelle (si je puis dire) qui n’a certainement pas besoin de ça pour stigmatiser tel ou tel groupe d’individus.

On peut d’ailleurs légitimement se demander pourquoi les mêmes qui voient en Luke Cage un mauvais stéréotype ne pensent pas que tous les Noirs peuvent être de brillants rédacteurs en chef de quotidien en voyant l’exemple de Robbie Robertson du Daily Buggle ?

Imagine-t-on que tout ou partie des lecteurs d’Amazing Spider-Man #129 puissent penser que tous les anciens combattants de la guerre du Vietnam sont des Punisher en devenir ?
Si c’est le cas il me semble que le problème se situe dans l’esprit de ceux qui le pensent plutôt que dans l’imagination des scénaristes.

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…. « En direct de la rue .. » (Jonathan Fisher)

.... Dans cette aventure en trois numéros, Luke Cage s’attaque à un réseau de trafique de drogue dans la ville de Philadelphie, un retour au source pour ce seigneur de la jungle urbaine, insensibles aux balles et à la force prodigieuse.

Selon un entretien accordé au magazine en ligne Newsarama en janvier 2010, soit quelques mois avant la sortie, cette mini-série aurait dû compter un numéro de plus.
Si l’ensemble tient plutôt bien ses promesses en terme de divertissement, il apparaît évident que dès l'arrêt de la suspension volontaire d’incrédulité, quelques subplots (sous-intrigues) sont passées à l’as comme on dit ; et qu’au moins deux personnages font de la figuration, ce qui n’était je crois pas prévu et que la fin, aussi satisfaisante soit-elle tombe un peu abruptement.

Faut-il dès lors oublier cette histoire, et ne pas la lire ?

Pas du tout, John Arcudi n’a pas à rougir de son scénario et c’est d’autant plus méritoire de l’avoir mener à terme dans des conditions qui n’ont pas du être de tout repos et de manière aussi convaincante.

D’autant que le recueil proposé par Hachette complète son sommaire avec quatre autres aventures, mais cette fois-ci de Power Man & Iron Fist, parues aux U.S.A. à la fin des années 1970, et publiées quatre plus tard dans l’Hexagone.

Ces 4 épisodes ont fait l'objet d'une nouvelle traduction et d'un nouveau lettrage (Benjamin Viette & Cyril Bouquet de MAKMA); c'est donc "presque" de l'inédit.

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Collection Artima Color Marvel SuperStar 04/1982

.... C’est le premier recueil que j’achète dans cette collection, mais l'impression que j'ai, + le prix somme toute raisonnable dans la gamme de ce genre de produit (12,99 €), en fait un achat que je ne regrette pas.

Et une collection sur laquelle je vais dorénavant me pencher.
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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede Oncle Hermes » 01/08/2016 16:45



Rattrapage de pile en retard de mon côté avec le numéro de Marvel Classic sorti en janvier dernier par Panini, et présentant la mini-série Mephisto vs... d'Al Milgrom et John Buscema (4 numéros originellement parus entre avril et juillet 87), précédée du #3 du Silver Surfer (décembre 1968) de Lee et (déjà / encore / aussi) Buscema en guise de prologue. Les deux ont en effet en commun, outre leur dessinateur, le fait de présenter sa très diabolique majesté infernale Méphisto occupé à s’emparer, ou à tenter de s’emparer, de l’âme de différents héros de l’univers Marvel.

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Disons-le tout de suite en ce qui concerne le titre le plus ancien de ce recueil, le Surfeur geignard de Stan Lee et sa philosophie à deux balles ont, de façon générale, très vite tendance à me donner envie de lui fracasser sa planche sur le crâne. Les deux protagonistes de notre drame simili-liturgique (j'aurais volontiers traduit ça par "La Tentation du Surfeur d'Argent", tiens, je dis ça je dis rien :D ) passent par ailleurs leur temps à changer de plan et d'avis toutes les deux planches, ce qui se révèle vite un chouïa pénible. Le Surfeur veut aider une jeune femme, puis, comme on est pas gentil avec lui, il cherche à détruire le monde ; Méphisto s'en offusque car il ne veut pas qu'on lui coupe comme ça sa source d'âmes corrompues, puis convoite l'âme du Surfeur qui est si pure (euhhh... je répète, le gars vient de chercher à détruire le monde), lui annonce qu'il veut s'emparer de lui et l'anéantir et seulement après essaie de le tenter... ce qui marche nettement moins bien dans cet ordre, à mon avis !

Mais si indigent que soit le scénario de Stan the Man, cela n'empêche en rien ce numéro d'être un MUST READ absolu pour tout amateur de vieilleries comics un peu anciens. Hein que quoi comment ? La réponse est très simple : le travail de Buscema transcende littéralement ce matériau et nous offre un pur et grandiose festin graphique. Pour ce qui est en fait la toute première apparition de Méphisto chez Marvel, "Big John" orchestre un crescendo visuel avec des compositions de plus en plus larges et aux effets de plus en plus marqués jusqu'à la révélation en pleine page de Sa Satanique Majesté sur son trône, nous dominant de toute sa rougeoyante maléficience (oui j'invente des mots) et de toute la force d'une impressionnante contre-plongée. L'effet est garanti, et Buscema va à partir de là s'appliquer à faire de chaque case mettant en scène Méphisto, dans la trentaine de pages suivantes, l'équivalent visuel d'une cover de Wagner par un groupe de hard rock. Ou en tout cas c'est la première comparaison qui m'est venue à l'esprit en découvrant ça. Notez que vous n'êtes pas obligé de me croire et que vous pouvez allez y voir par vous-même pas plus tard que tout de suite, ce numéro du Silver Surfer ayant été scanné et mis en ligne sur le blog Mars Will Send No More.

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Vingt ans après (ou presque), Méphisto a appris la subtilité -- ou alors c'est juste qu'Al Milgrom est un meilleur scénariste que Stan Lee (mais je m'en voudrais de présenter ça autrement que comme une hypothèse, hein...). La mini Mephisto vs. the World (celle-là il fallait bien que je la fasse à un moment ou à un autre) va successivement le mettre aux prises avec les 4 Fantastiques, les X-Men et les Avengers. Orchestrant une série d'hallucinations qui créent un certain malaise pour les habitants du Baxter Building qu'il s'applique à faire tomber -- littéralement -- dans son escarcelle, le prince des enfers va ensuite passer son temps à troquer une âme captive pour une autre, dans un plan dont la finalité ne sera révélée qu'en dernière instance. Il est sans doute un peu trop patent à plusieurs moments que Milgrom invente à la volée (voire après coup) les règles du jeu pour justifier, de façon artificielle, ses différents rebondissements, mais on ne s'ennuie guère et le final s'avère surprenant, bien amené, et assez réjouissant (insérez ici un rire diabolique :twisted: ). Une part de satire n'est par ailleurs peut-être pas à exclure, avec Méphisto explicitement décrit comme un "collectionneur", spéculant sur la valeur des âmes pour en acquérir une plus intéressante en "revendant" la précédente, et qu'on voit même mettre Thor sous emballage plastique protecteur !

Côté dessin, John Buscema s'est un peu assagi -- ou alors c'est juste qu'il ménage ses effets sur une histoire plus longue --, mais il sait montrer qu'il en a encore sous le capot au cas où quelqu'un en douterait (indice : non :D ) (rappelons pour le contexte qu'à cette date le bonhomme dessine les Avengers sans interruption depuis une décennie, et les 4 Fantastiques et Conan depuis une demi-douzaine d'années !). J'ai trouvé les scènes infernales particulièrement réussies, mais il "fait le job" sans faiblesse pour les scènes à la surface aussi. ;)

Au final je ne peux que vous inciter à rechercher ce petit recueil si vous étiez passé à côté (une bonne librairie l'aura peut-être encore en stock...), aussi bien pour le numéro de Silver Surfer au scénar' naïf mais magnifié par sa mise en images baroque et opératique, que pour la mini-série Mephisto vs... au récit plus surprenant et au dessin plus classique mais toujours efficace. :ok: :ok:


Post-scriptum : les associations d'idées dans l'abstrait c'est bien beau, mais je suis quand même allé voir sur Youtube si par hasard ça n'existait pas vraiment, les reprises de Wagner en hard rock. Après vérification : oui, ça existe ; et non, ça ne devrait pas être autorisé à exister. Mais que ça ne vous empêche pas d’aller lire ces titres.
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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede silverfab » 01/08/2016 17:22

Oncle Hermes a écrit: l'équivalent visuel d'une cover de Wagner par un groupe de hard rock. Ou en tout cas c'est la première comparaison qui m'est venue à l'esprit en découvrant ça. ...

Post-scriptum : les associations d'idées dans l'abstrait c'est bien beau, mais je suis quand même allé voir sur Youtube si par hasard ça n'existait pas vraiment, les reprises de Wagner en hard rock. Après vérification : oui, ça existe ; et non, ça ne devrait pas être autorisé à exister. Mais que ça ne vous empêche pas d’aller lire ces titres.


Toi, inconsciemment, je le sens, tu as des envies de chroniques musicales! :D ;)
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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede GunslingerPanda » 02/08/2016 09:46

En mode découverte de comics j'ai prit ça à la bibliothèque :





Prit parce que le choix était limité et Snyder à quand même un certain succès...

Récit horrifique sur un garçon qui fugue pour espérer retrouver son père. Sur le chemin il rencontre un homme qui est pas aussi sympathique qu'il en à l'air...
Le récit fait penser a Stephen King avec une montée en puissance au fur et à mesure qu'on découvre les personnages. L'histoire est très prenante entre autre parce que, l'histoire se déroule au début du XXéme et est empreint de réalisme.
Au dessin Attila Futaki, inconnu au bataillon pour ma part, peint des décors sublimes et fourmillant de détails, qui jouent un grand rôle dans l'ambiance de l'histoire. Son illustration des personnages, un peu moins réussie, ne reste pas moins dynamique et agréable à regarder.
Le tout donne une ambiance particulière qui m'a fait gober le tout d'une traite. Une bonne BD d'horreur (même si je n'ai pas beaucoup de points de comparaison)
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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede artemus dada » 04/08/2016 08:19

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Ed Brubaker, Sean Phillips & Elizabeth Breitweiser
The bestselling team of ED BRUBAKER and SEAN PHILLIPS (THE FADE OUT, CRIMINAL, FATALE) launch their new monthly series: KILL OR BE KILLED, the twisted story of a young man who is forced to kill bad people, and how he struggles to keep his secret as it slowly ruins his life and the lives of his friends and loved ones. Both a thriller and a deconstruction of vigilantism, KILL OR BE KILLED is unlike anything BRUBAKER & PHILLIPS have ever done.

Un très très bon premier numéro ; le travail du duo Brubaker + Phillips est déjà connu, et son excellence reconnue, il est ici (encore une fois) magnifié (oui n'ayons pas peur des mots) par la coloriste Elizabeth Breitweiser.

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Bon ce n'est pas comme si on découvrait sont talent avec Kill or be kill, mais je ne vous cache pas que dans ce numéro, il y a quelques pages tout à fait extraordinaires.

Et comme d’habitude avec ce que fait Ed Brubaker, la publication en fascicule propose un peu de rédactionnel qu'on ne trouve pas forcément (et jusqu'à maintenant jamais) dans les les recueil (tpb).

Pour terminer, et pour ceux qui connaissent déjà le travail du duo, il me semble qu'on est dans une série à la Fatale ; si vous voyez ce que je veux dire. :ok:
;)
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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede Oncle Hermes » 04/08/2016 09:26

Ah, j'avais loupé ça ! Merci je prends note et je rattrape cette erreur au plus vite. :D
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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede Ivanna » 04/08/2016 18:19

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Betty & Veronica #1 d’Adam Hughes est une merveille, je suis une fan de l'univers Archie et la multiplication des titres me fait plaisir. Ici, le scénariste se concentre sur le duo amie/ennemie que forme Betty et Veronica. Il modernise complètement le duo et l'encre parfaitement à notre époque. Le choix d'un narrateur est génial et le ton global me fait penser à un film du regretté John Hughes comme par exemple The Breakfast Club (un chef-d’œuvre absolu.) Le comic-book est très méta, chose assez étonnante pour l'artiste qui avait certes exploité le concept avec sa version de Harley Quinn, mais seulement de manière superficielle. Le titre Betty & Veronica semble différent, il fait dans le méta du début à la fin et notamment en ce qui concerne la ville de Riverdale et le fait qu'elle semble assez figé. Le scénariste en vient presque à critiquer la manière dont Archie exploite son univers. Ce n'est pas une critique négative, mais plus une boutade, assez amusante d'ailleurs de la part de l'artiste. Il n'en oublie pas de rassurer les lecteurs, il veut moderniser le titre sans le dénaturer bien au contraire, il veut juste dépoussiérer le concept du trio amoureux qui n'en est pas vraiment un, enfin en quelque sorte. Il écrit les deux personnages efficacement et surtout en leur donnant à toutes les deux un caractère bien précis. Il maitrise les dialogues, jouant sur le rythme, les mots. C'est vraiment surprenant de la part de l'artiste qui est bien plus reconnue pour ses talents de dessinateur que d'écrivain. J'aime son travail et ici il fait des merveilles. On rigole, on s'étonne et surtout on veut en savoir plus sur le duo et les autres habitants de Riverdale. Pour les dessins, c'est beau, comme toujours avec lui. Les deux femmes ont un physique un peu plus généreux que dans l'ancienne série Archie sans être vulgaire, elles font femmes sans faire poupées. Elles ont des seins, des fesses, des hanches, elles sont magnifiques. Il en joue d'ailleurs pas mal et je dois dire que ça fait vraiment plaisir à voir comme à lire. C'est une belle surprise et j'en redemande. Je ne donne pas de note habituellement pour les comics, mais celui-ci mérite un 10/10
"Euh.. C’était quoi déjà la question?" Jenny

"Trois frères unys.Trois Licornes de conserve vogant au Soleil de midi parleron.
Car c’est de la lumière que viendra la lumière. Et resplendira 20 37 42 N. 70 52 15 W.
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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede artemus dada » 04/08/2016 18:52

Ivanna a écrit:[..]

Betty & Veronica #1 d’Adam Hughes est une merveille, [..]

:ok:
Voilà un bien belle idée de lecture, du moins au travers de ce que tu en dis dans ton retour.
Merci.
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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede silverfab » 04/08/2016 20:14

Oncle Hermes a écrit:Ah, j'avais loupé ça !



Moi pas ;) je me lis ça ce week-end et je vous dis quoi!
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