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Les singes

13/10/2025 1564 visiteurs 7.0/10 (1 note)

M anon, étudiante à Bordeaux, revient passer l'été chez ses parents. Enfin... sa mère est partie en voyage de son côté, laissant son père seul à la maison. Ce dernier, sous des airs affables, semble cacher quelque chose. Pourquoi refuse-t-il de prendre les appels de sa belle-sœur ? Pourquoi l'appelle-t-elle avec insistance ? Est-ce vraiment pour l'anniversaire de sa nièce qu'elle débarque à l'improviste ? Le malaise est palpable. Manon est persuadée d'assister à un mauvais vaudeville sans en posséder les clés.

Un esprit chagrin pourrait reprocher à l'intrigue d'être finalement assez attendue, jusque dans son twist final. Ce serait se méprendre que de réduire cet album à un simple thriller. L'ombre de Claude Chabrol plane sur Les singes. Ce livre partage avec les films de l'auteur du Boucher cette manière quasi clinique d'observer le vernis qui se craquelle, révélant progressivement la laideur derrière les apparences. Tout l'intérêt du scénario tient dans la dynamique grippée qui relie le père et sa fille. De leur complicité joyeuse de l'enfance, il ne subsiste plus grand-chose. Les tentatives maladroites de Denis pour raviver la flamme ne font qu'accentuer la distance qui s'est installée. La tension monte progressivement malgré les contre-feux allumés pour semer le doute. Cette fuite en avant laisse un goût amer, qui s'accompagne d'un renversement progressif des rôles. L'héroïne, qui paraissait insupportable face à un homme affable, apparait au fil des pages comme la seule personne sensée.

Les singes se révèle un album étrange, qui navigue entre les genres. Faux polar et vrai récit initiatique, il imprime une sensation durable, pour qui se laisse emporter au-delà des apparences.

Par T. Cauvin
Moyenne des chroniqueurs
7.0

La Preview

01/09/2025 | 14 planches

Informations sur l'album

Les singes

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L'avis des visiteurs

    ArvoBlack Le 22/03/2026 à 14:38:12

    "Les singes" résonne comme une œuvre étrange, de part le personnage du père de Manon, un être louche dès les premières planches de la BD. Il partage une relation particulière avec sa fille, une forme de complicité, mais quelque peu envahissante et gênante. Ce père a en plus une relation extra-conjugale avec sa belle-soeur qu'il cache à sa femme et sa fille...Bref, le genre d'homme dont il faut se méfier et le récit prend au fil des planches un ton dramatique, de multiples arcs narratifs s'ouvrent sans en refermer aucun. Ainsi la bande dessinée se termine de manière impromptue sans explication aucune, ni épilogue. "Les singes" se focalise sur la relation père-fille en occultant tout le reste ; mais les actes du père n'expliquent pas les faits, il n'y aucune introspection des personnages, ni remise en question sur leurs savoir-êtres et leurs comportements.

    Le dessin est soigné, mieux travaillé au début de l’œuvre, il perd un peu de force sur le milieu et la fin de l'album, je n'aime pas forcément la palette de couleur choisie pour raconter ce récit de vie. Une histoire dans le genre "Tranche de vie" avec des délires propres à Manon et son père, des séquences douteuses, "Les singes" de Yann Le Bec n'aura pas retenu mon attention sur la durée.

    Erik67 Le 05/03/2026 à 07:27:27

    J’avoue avoir été agréablement surpris par cette œuvre, qui, au premier abord, ne semblait pas particulièrement remarquable. Pourtant, au fil de la lecture, on se laisse progressivement captiver par cette histoire familiale, tissée de lourds secrets qui finissent inexorablement par conduire à un drame poignant.

    On ne peut s’empêcher de se demander comment tout cela va se dénouer, en suivant le parcours de notre jeune étudiante Manon, en quête de repères dans un contexte difficile marqué par l’absence de son père et la complexité de sa relation avec un père adultère. Sa réaction lorsqu’éclate la vérité s’avère particulièrement surprenante, révélant une force insoupçonnée.

    Le titre, évoquant le singe — animal si proche de l’être humain dans son mimétisme — trouve tout son sens dans la conclusion. L’histoire d’un jeu d’enfant, qui prend une tout autre signification à l’âge adulte, souligne la perte d’innocence et la transformation profonde de l’individu. Manon n’est plus la petite fille qu’elle était, et cette évolution est habilement soulignée.

    Le dessin, en bicolore noir et rouge, contribue efficacement à l’atmosphère du récit, renforçant cette ambiance sombre et tendue qui évoque le suspense d’un film d’Alfred Hitchcock. La palette restreinte sert magnifiquement la narration et accentue le malaise ambiant.

    En définitive, cette œuvre mérite d’être découverte pour sa dimension psychologique intense et troublante, qui instille un malaise profond et, paradoxalement, fascine.