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Noé (Aronofsky/Handel/Henrichon) 1. Pour la cruauté des hommes

06/10/2011 8246 visiteurs 6.5/10 (2 notes)

D escendant d’Adam, Noé se désole du comportement de ses semblables : dans un monde désertique où les ressources sont rares, ils se comportent en barbares qui ne respectent rien. Sujet à des visions nocturnes de déluge, il ne parvient pas à porter un message humaniste et écologiste auprès de ses congénères. Il entreprend alors de consulter l’un de ces ancêtres. Pour cela, il devra traverser le territoire des géants, eux-mêmes jadis trahis par l'homme.

Le cinéaste Darren Aronofsky (Pi, Requiem for a dream, Black swan) et son compère Ari Handel donnent un autre visage à Noé. Loin du visage du patriarche des images traditionnelles, leur personnage est un père de famille, encore jeune et solidement bâti. Il incarne la sagesse (le Bien, lit-on sous la plume des auteurs). Se situant très en amont du Déluge, l’entrée en matière que constitue ce premier tome ne brille pas par une profondeur exemplaire. S’imaginant invité dans une fable écologiste à la découverte des premières pages, le lecteur accompagne Noé pour vérifier qu’il est bien difficile d’être prophète en son pays avant de le suivre dans un périple pour collecter quelques réponses. Balloté entre le sentiment de posséder déjà l’histoire depuis des lustres, trouvant peu d’attrait à pointer les quelques libertés prises par les auteurs avec le récit fondateur, il est très probable qu’il aurait peiné à aller jusqu’au bout de Pour la cruauté des hommes s’il n’y avait eu la chasse aux symboles (déjà présente dans la précédente création BD d’Aronofski, The foutain publiée chez Emmanuel Proust en 2006) et surtout le trait de Niko Henrichon pour le maintenir en éveil.

Le monde post- et pré- apocalyptique (après le Péché originel, avant la destruction d’une humanité égarée dans une voie condamnable) vaut le coup d’œil. Le monde qu’il transcrit, sans subir la bride de ses cénaristes qui lui ont semble-t-il laissé une large autonomie, est autant séduisant visuellement qu’il semble hostile dans les faits. Les hommes, les créatures, la ville, les géants, les déserts qu’il propose sont convaincants. Au croisement de l’imagerie propre à l’Heroic fantasy et du post punk (les références à Mad Max risquent de fleurir de manière plus ou moins incongrue, mais l’ex-flic de la route avait bien fini en figure messianique alors pourquoi pas, après tout…), les tableaux sont suffisamment riches pour faire passer les scènes les plus intimistes. Certains, tels que ces anges colossaux qui s’abattent sur la terre tels une pluie de météorites, sont suffisamment marquants. Mention particulière également pour les couleurs qui irradient ou baignent littéralement les planches pour mieux imprimer l’atmosphère de l’instant. Tout juste peut-on s’étonner de la texture, lisse au possible, des visages et des corps glabres des enfants et de l’épouse du petit-fils de Mathusalem.

Restant pour le moment à la surface des choses malgré une mise en image séduisante, le premier tome de Noé développe l’épopée de celui qui fut choisi pour perpétuer la vie sur Terre sur des bases nouvelles en y introduisant une dimension plus fantastique et mythologique. Profondément ancré dans l’inconscient de son scénariste-vedette (Darren Aronofski rappelle que, collégien, il avait imaginé une courte histoire sur Noé pour illustrer le thème de la Paix qui lui avait valu d’en faire une lecture en public aux Nations-Unies), le personnage tranquille mais combatif devrait se retrouver au centre de trois tomes encore, le dernier programmé pour 2014. Le cinéaste assure par ailleurs que l'adaptation sur grand écran de Noé "s'inspirera de la même histoire mais (qu'il en fera) quelque chose de tout à fait différent." Intrigant. Du côté de la bande dessinée, l’éditeur, en possession de l’intégralité du scénario, promet de vraies surprises. Puisse-t-il être, lui, de bon augure…

Par L. Cirade
Moyenne des chroniqueurs
6.5

Informations sur l'album

Noé (Aronofsky/Handel/Henrichon)
1. Pour la cruauté des hommes

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Note: 3.6/5 (32 votes)

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L'avis des visiteurs

    Docteur Parangon Le 19/05/2015 à 16:30:12

    La couverture nous montre Noé face une terre désolée, une lune et un soleil en arrière plan. Je la trouve très réussie. La perspective et les couleurs font ressortir un personnage habité de doute, contemplant un monde en ruine. Sur les rayons du libraire, elle donne envie d'en savoir plus.

    Le scénario se devait d'être original. Tout le monde connait l'histoire de Noé et du déluge. Ce premier tome commence comme un récit biblique classique et on se demande quand l'histoire va dévier et démarrer. Noé est un homme respectant la nature, sujet à des visions prophétiques et luttant contre la destruction des ressources de son monde.
    La première moitié du récit n'est qu'une fable écologique comme peut l'être Avatar de James Cameron. On retrouve des clichés et on se détache du récit, trop prévisible. Puis on découvre Bab-ilim, première déviation du mythe biblique, avec des planches de toute beauté (p.22-23).
    La lecture avance rapidement et on regrette ce traitement écologique, trop classique.
    Noé s'enfuit et traverse une frontière, il arrive dans le monde des géants, des anges déchus. Le récit prend une autre direction. Il est plus mystique, avec un monde et une mythologie à découvrir. L'histoire prend, enfin, et on rentre dans ce nouvel univers. L'ambiance se situe entre la fantasy et le post-apocalyptique. On pense souvent à Mad Max sans le coté vieilles technologies oubliés. Les géants amènent un coté fantasy avec un mélange de genres intéressant. On se pose des questions sur l'origine de ce monde et sur le futur cataclysme.
    Seule incertitude, est-ce que ce monde n'est pas trop vide ? Le danger est de se retrouver avec un flop à la Waterworld plutôt qu'avec un succès novateur à la Mad Max.

    Le dessin est de qualité et constant. Par contre, on regrette les proportions par rapport à la planche. On a l'impression que la BD a été dessinée pour un format comics américain. Le dessin des cases est donc un peu trop "grand et zoomé" par rapport à l'esthétique de la planche.
    Les couleurs sont en parfaite harmonie avec le dessin. Elles sont "cendrés et poussiéreuses". Elles reflètent très bien l'aspect de désolation post-apocalyptique. On a l'impression d'être sur une planète d'un univers lointain. Mention spéciale pour le ciel qui retransmet la sensation du cataclysme imminent.

    Pour la cruauté des hommes est un bon premier tome. Il démarre lentement pour mieux nous faire rentrer dans l'univers et le récit. Le traitement de l'histoire biblique est original. Une série à surveiller.

    Hugui Le 27/12/2011 à 10:18:36

    Le Genèse revisité avec le début de l'histoire de Noé qui en butte à la méchanceté des hommes cherche à interpréter ses visions.
    Un début de récit difficile à juger avant la suite et des dessins pas désagréables, cela se laisse lire mais ne transcende pas.
    A suivre pour une opinion définitive.