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La voix 2. Haut et fort

23/09/2004 6857 visiteurs 6.5/10 (2 notes)

« Si j'avais parlé, tout aurait été différent... »

Julius Harpovitch est l'un des grands acteurs du cinéma muet de l'âge d'or d'Hollywood. Et, comme un pied de nez du hasard, il est lui aussi muet. Il tombe amoureux fou d'une jeune et belle actrice, Ana Pop. Ils se marient, tournent ensemble, sont les stars des tabloïds... Mais à l'arrivée du parlant, Ana s'y engouffre et change bizarrement, jusqu'au jour où on la retrouve assassinée. Ne pouvant pas parler Julius ne peut se défendre, et des soupçons ont toujours pesé sur lui, bien que les assassins, jamais identifiés, seraient plutôt à chercher du côté des producteurs !

Plus de cinquante ans ont passé, Julius Harpovitch est devenu clown dans un cirque. Lors d'un spectacle, deux journalistes le reconnaissent et vont tenter de monter un scoop monumental en réveillant du même coup l'affaire du meurtre d'Ana dont plus personne ne parle depuis bien longtemps...


Construire une histoire autour d’un personnage muet n’est pas chose aisée. Pensez donc, une centaine de planches composent ce diptyque et le protagoniste ne peut pas parler. Pascal Bertho lui confia donc une ardoise pour "intervenir" et remplacer les habituelles "bulles". Peu commode comme stratagème en bd, il nous permet de trouver Julius Harpovitch attachant et sympathique dans sa détresse, voire dans sa douleur. Ses pensées et le dossier en fin du premier tome nous permettent de mieux le cerner, mieux le comprendre, il nous touche par son amour sans faille et son attitude, d'ailleurs celle-ci vaut mieux que des paroles sans fin.

Autour de lui convergent nombres de second rôle caricaturaux : Des journalistes prêt à tout pour "LE" scoop, des producteurs véreux, un commissaire alcoolique… etc. L’intrigue n’en devient que plus crédible et met en lumière les qualités évidentes de Julius. Lui, l’acteur muet qui a tout perdu avec l’arrivée du parlant et qui s’accuse de la mort de sa femme. Dés le départ on sent et on croit en son innocence, d’ailleurs les interventions du spectres d’Ana et les nombreux flash-back qui ponctuent ces deux tomes accusent de toute évidence leur deux anciens producteurs. Nous savons donc qui a tué l’actrice 50 ans plus tôt, il n’y a plus qu’à trouver comment ! Le scénariste nous emmène donc de fil en aiguille sur la voie de la vérité. Bien qu'il y ait présence d'élément fantastique, tout nous semble crédible, à aucun moment un fait nous choque. Ce cheminement vers LA vérité est très bien écrit et mis en scène. Pascal Bertho signe un polar original et captivant teinté de fantastique très réussi.

On pourrait qualifier le style graphique de Korkydü de "spécial" : Un trait gras et grossier, comme en témoigne les ombres et les contours des personnages. Des physiques caricaturaux et parfois aléatoire d’ailleurs… Peu attrayant de prime abord, on passe outre et on remarque que ce dessin convient pour l’époque et le genre, on se surprend à y croire.

Les couleurs d’Aifelle illustrent parfaitement le coté débauche et interdits du cinéma. Deux teintes prédominent : le marron pour la descente aux enfers du héros dans les flash-back, mais aussi celle des deux producteurs. Le rouge pour la période précédant la mort d’Ana, moments de joie, d’amour,… et de folie où se mêlent alcools et drogues !

La très belle collection Equinoxe nous offre une fois de plus une série de qualité. Original et si simple à la fois, La Voix ravira les amateurs de polar fantastique. Dans tous les cas, "Comme un murmure" "Haut et Fort" forment un diptyque à découvrir !

Par R. Bézard
Moyenne des chroniqueurs
6.5

Informations sur l'album

La voix
2. Haut et fort

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L'avis des visiteurs

    herve26 Le 22/11/2016 à 14:35:07

    Dernière partie de cette histoire d'un acteur muet, accusé du meurtre de sa femme, ce second opus est beaucoup plus centré sur l'enquète policière que le précédent. Malgré tout, on retrouve l'atmosphère désuet des années 30 à Hollywood (poids des studios, alcool, drogue, producteurs véreux etc.). Cette bande dessinée oscille constamment entre "le cirque" de Chaplin et les films noirs de l'âge d'or du cinéma américain. En outre, de fabuleux seconds rôles font irruption dans cette seconde partie : le commissaire évidemment, et surtout l'archiviste du commissariat. Si le dessin est parfois grossier voire maladroit, il ne dessert en rien cette histoire, empreinte de nostalgie. Il faut également s'attarder sur les réparties (écrites) savoureuses de Julius.
    Enfin, la couverture de l'album est magnifique. Un bon album qui se laisse lire et relire.