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D epuis que Ra's al Ghul a rendu l'âme, Talia dirige l’empire de son père et les tueurs qui lui sont restés fidèles. Une phalange dissidente de la Ligue des assassins est cependant passée dans le camp du Senseï. Le Spectre Blanc, fidèle bras droit de Ra's al Ghul, prépare le retour de son maître, car l’esprit de ce criminel qui utilisait les puits de Lazare pour régénérer son corps n’est pas mort. Il a même jeté son dévolu sur Damien, le fils de Talia et de Batman, qui doit servir de réceptacle pour l’essence de la Tête du Démon. Le Chevalier Noir et ses acolytes, Robin et Nightwing, sont néanmoins sur le qui-vive, prêts à contrecarrer les plans de cet ennemi redoutable.

Ce Big Book de Panini propose l’intégralité du cross-over La résurrection de Ra's al Ghul, une saga qui a ébranlé de nombreuses Bat-séries (Batman Annual #26, Robin Annual #7, Batman #670-671, Robin #168-169, Nightwing #138-139, Detective Comics #838-839) et qui a vu défiler une belle brochette d’auteurs (Grant Morisson, Peter Milligan, Paul Dini, Fabian Nicieza et Keith Champagne au scénario, Don Kramer, Jason Pearson, Tony Daniel, David López, Freddie E. Williams II, Ryan Benjamin, David Baldeón et Carlos Rodriguez au dessin).

Malheureusement, le fait de tourner à plusieurs dans la même casserole, nuit fortement à la saveur du plat. Outre une trame principale sans véritables surprises, il faut déplorer les transitions souvent maladroites entre les différents épisodes. Les changements d’équipe ne nuisent pas seulement à la continuité de l’intrigue, mais se font même au détriment de la cohérence de la personnalité et du langage des différents protagonistes.

Même si dès le départ il n’y croit pas trop, le lecteur courageux pourra heureusement s’accrocher au thème père-fils exploité tout au long du récit et, plus particulièrement, au dilemme moral de Robin. Outre les liens entre Batman et ses deux fils adoptifs, que les auteurs effleurent sans trop de conviction, ce collectif hétérogène revient également sur le passé de Ra's al Ghul, tout en dévoilant une partie de son arbre généalogique. En dernier recours, l’action pourrait éventuellement combler le manque de profondeur de l’histoire, mais les combats ridicules à un contre cent, la présence dispensable des Insect Girls, ainsi qu’un Alfred délaissant ses tâches domestiques pour vaincre des ninjas à la régulière, auront vite fait de condamner cet ultime espoir. Et quel est au final l’intérêt de ressusciter un immortel ou de transformer une cité inaccessible et introuvable nommée Nanda Parbat en véritable hall de gare ?

Suite au défilé des différents dessinateurs, le graphisme souffre des mêmes défauts que le scénario. Malgré quelques grands noms et une mise en image assez dynamique, l’alternance de styles n’est pas toujours judicieuse et les changements au niveau de la morphologie des acteurs et de leurs costumes assez déplaisants.

Pourvu d’un titre explicite qui résume l’essentiel de l’histoire, La résurrection de Ra's al Ghul propose également une réunion de famille sans véritable intérêt !

Par Y. Tilleuil
Moyenne des chroniqueurs
3.0

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