Cher lecteur de BDGest

Vous utilisez « Adblock » ou un autre logiciel qui bloque les zones publicitaires. Ces emplacements publicitaires sont une source de revenus indispensable à l'activité de notre site.

Depuis la création des site bdgest.com et bedetheque.com, nous nous sommes fait une règle de refuser tous les formats publicitaires dits "intrusifs". Notre conviction est qu'une publicité de qualité et bien intégrée dans le design du site sera beaucoup mieux perçue par nos visiteurs.

Pour continuer à apprécier notre contenu tout en gardant une bonne expérience de lecture, nous vous proposons soit :


  • de validez dans votre logiciel Adblock votre acceptation de la visibilité des publicités sur nos sites.
    Depuis la barre des modules vous pouvez désactiver AdBlock pour les domaine "bdgest.com" et "bedetheque.com".

  • d'acquérir une licence BDGest.
    En plus de vous permettre l'accès au logiciel BDGest Online pour gérer votre collection de bande dessinées, cette licence vous permet de naviguer sur le site sans aucune publicité.


Merci pour votre compréhension et soutien,
L'équipe BDGest
Titre Fenetre
Contenu Fenetre
Connexion
  • Se souvenir de moi
J'ai oublié mon mot de passe
Toute la bande dessinée

« Il pourrait y avoir une suite à Mon père était boxeur »

Entretien avec Barbara Pellerin, Kris et Vincent Bailly

Propos recueillis par L. Gianati Interview 06/06/2016 à 10:43 5022 visiteurs

Focus sur les relations difficiles entre un père et sa fille ? Documentaire sur le milieu de la boxe ? Portrait d'un homme violent ? Mon Père était un Boxeur est dans doute tout ça à la fois. Surtout, il véhicule des thèmes universels dans lesquels chaque lecteur pourra puiser sa propre émotion. C'est sans doute l'apanage des très bons albums. Rencontre avec Barbara Pellerin, Kris et Vincent Bailly. 


Barbara, pourquoi avoir choisi à trente ans de réaliser un documentaire sur votre père ? Est-ce l’âge où l’on regarde derrière son épaule pour faire un premier bilan de sa vie ? 

Barbara Pellerin : C’est surtout, pour ma part, aux environs de 30 ans, que j’ai commencé à être un peu plus adulte, et capable de me confronter à des souvenirs que j’avais enterrés au fond de ma mémoire et quasiment refoulés. En fait, c’est surtout la rencontre d’un homme qui a tout déclenché, celui qui est devenu par la suite le producteur du film accompagnant la BD. Il était père lui-même et je me suis rendue compte que je n’avais pas vu le mien depuis plusieurs années. Ensuite, la relation de confiance entretenue avec Kris m’a permis de rester confiante, et de ne pas douter de l’intérêt de mon histoire vis-à-vis de la réception d’un possible public. 

Pouvez-vous évoquer votre rencontre avec Kris ? Comment celui-ci vous a-t-il accompagné dans ce projet ?

B.P. : Je connais Kris depuis plus de 10 ans. Même si nous ne voyons pas souvent, nous partageons une vraie complicité. Lorsque mon père a disparu, nous nous sommes retrouvés dans un café près du Canal Saint Martin, et je lui ai raconté mon histoire, celle de mon père. C’était un moment très intense, dans la confidence et dans l’écoute. Puis, il a lu la voix off que j’étais en train d’écrire pour le film qui n’était pas encore au stade du montage. Dès le début, il m’a dit que ça ferait un super récit en bande dessinée, mais je ne pensais pas que c’était sérieux et qu’on irait jusqu’au bout. Il a ensuite utilisé mon texte presque tel quel pour découper le synopsis. À l’origine, il ne devait donc pas y avoir de dialogues. Vincent Bailly nous a suggéré d’en ajouter pour rendre l’album plus vivant. Un soir, Kris m’a longuement interviewé, et ce fut très étrange pour moi de le voir prendre en notes des confidences intimes. J’ai dû aller fouiller dans ma mémoire ou même devoir poser des questions à ma mère. D’ailleurs, Kris l’a rencontrée et a visité Barentin pour se mettre dans l’ambiance. Il a pu ensuite inventer des scènes de dialogues. Nous avons travaillé dans un aller-retour de textes où Kris me proposait un découpage et des dialogues, qu’à mon tour je pouvais retoucher et réécrire. Nous discutions de tout, sur tout, de chaque virgule ou mot employé. Difficile d’accepter que votre histoire puisse vous échapper. 

Kris, avez-vous immédiatement perçu dans le récit de Barbara la potentialité d’en faire une bande dessinée ?

Kris : Oui. Il faut bien avouer que oui. Immédiatement, la lecture du texte de Barbara a fait surgir des images. Elle a une écriture très visuelle, forcément puisqu’elle est réalisatrice et photographe. Mais, pour ma part, ça s’est bien sûr transformé en images fixes et dessinées, déformation professionnelle…(sourire) De plus, pour une partie d’entre elles, je savais évidemment que ces images, Barbara ne pourrait jamais les avoir en film, notamment celles racontant la violence et la plupart de celles de l’enfance. Et beaucoup d’entre elles pouvaient donner lieu à des scènes magnifiques, comme celles des balades en voiture ou encore celles, fantasmées, d’imaginer Barbara dans le vestiaire avec son père après sa défaite en finale du championnat de France. Enfin, connaissant la difficulté pour une jeune réalisatrice de mener à bien un projet de film, je me disais qu’au moins en BD, j’étais certain de pouvoir faire exister cette histoire... 

Travailler sur deux media a-t-il  été pour vous une évidence dès le début ?

B.P. : À partir du moment où l’idée de faire une bande dessinée s’est présentée, intuitivement et farouchement, j’étais convaincue de l’intérêt de les associer. Et souvent, quand je suis viscéralement convaincue, je deviens un vrai bulldozer. J’avais compris que les deux ne pouvaient pas vivre séparément. J’avais perçu le potentiel fictionnel de la bande dessinée et, pour moi, le film ne devait pas être une histoire à part mais un complément indispensable pour le lecteur. 

Kris, sachant qu’un documentaire était également en cours de réalisation, quelle a été votre approche ? 

K. : Dès le départ, malgré mes (petits) doutes quant à la faisabilité du film, j’espérai bien que la BD ne le remplace pas mais vienne bel et bien le compléter en imageant tous ces manques impossibles à combler. Donc, contrairement au film qui est très documentaire et réaliste, je voulais me servir des moyens de la bande dessinée pour aller vers quelque chose qui est souvent plus onirique, plus proche de souvenirs de petite fille qui, forcément, ont un peu ce côté re-fabriqués avec le temps. Enfin, il est impossible de raconter 30 ans de vie au jour le jour. Là aussi, il fallait prendre la liberté dans la BD de regrouper plusieurs scènes en une ou, carrément, de les inventer à partir de plein de petits détails réels. L’idée, comme toujours dans mes écrits dits « réels », ce n’est pas l’exactitude que je recherche mais la justesse. Celle des relations aussi diverses que complexes entre un père et sa fille.

Comment avez-vous choisi le titre de l’album ? Associer votre père avec la boxe, c’était essentiel dès la couverture ?

B.P. : Je n’ai pas eu besoin de chercher. Depuis toujours, c’est la première chose que je disais de mon père quand je parlais de lui. Donc, c’est venu naturellement. C’était limpide et simple. 

Vous comparez la boxe à un trait d’union entre votre père et vous alors que ce sont aussi ses coups qui vous ont tenu éloigné de lui. Joli paradoxe…

B.P. : Ce n’est pas la boxe qui nous a éloignés, mais sa pathologie psychique. La violence domestique et la boxe n’ont rien de comparable. Il y a des milliers d’hommes qui pratiquent la boxe et qui ne sont pas violents. Mais je m’attendais à ce cliché inévitable. Je suis une admiratrice du noble art et le propos de la bande dessinée n’est pas de dévaloriser la boxe, bien au contraire. 

Le documentaire commence par une naissance, la vôtre, alors que les premières pages de la BD racontent deux « fins », celle de la carrière de votre père et son décès. Simple coïncidence ? 

K. : C’est un hasard complet (ou du moins, quelque chose d’inconscient…) et vous êtes le premier à mettre le doigt dessus ! En réalité, je pense que ça vient tout simplement de notre rapport personnel à cette histoire : pour Barbara, ça commence forcément avec sa naissance. Pour moi, je l’ai découverte juste après la mort de son père. Donc, j’ai commencé par là, exactement comme Barbara a commencé à me la raconter après un traditionnel « ça va ?» de retrouvailles : « Pas très bien, non. Mon père vient de mourir… »

B.P. : Moi je trouve que le film est plus violent, plus intimidant, mais parfois on me dit que c’est l’inverse… chacun a sa sensibilité face aux dessins et aux images prélevées du réel. Oui, c’est assez incroyable de s’en rendre compte après la sortie ! Pierre, le monteur du film et Kris ne se connaissent pas. C’est Kris qui a souhaité que le récit commence par l’enterrement de mon père, et, de mon côté, ça me semblait naturel que l’on commence le film par ma naissance. Au final, ces choix inconscients démontrent encore une fois à quel point les deux objets sont complémentaires et ouvrent aussi sur des questions plus existentielles qu’intimistes.

En postface vous posez la question : « Comment montrer sans exhiber ? ». Comment y avez-vous répondu ? 

B.P. : C’est suggérer les choses, sans rentrer dans la vulgarité du détail. Par exemple, la scène qui aurait pu être la plus violente à montrer est simplement suggérée par les moyens graphiques : lorsque le notaire vient apporter la demande de divorce à mon père alors que ma mère est dans la maison. Ou encore lorsque je surprends ma mère dans une conversation téléphonique où elle raconte les violences qu’elle a subies par mon père. Ce qu’elle raconte est réel, mais je ne l’ai jamais surprise au téléphone en train d’en parler. C’est une invention de Kris pour dire sans exhiber justement. Et puis, nous avons choisi de ne pas traiter certaines scènes de violence plus choquantes car nous en avions déjà assez dit pour que le personnage soit incarné. 

Vincent, vous avez déjà travaillé auparavant avec Kris. Est-ce lui qui vous a amené sur ce projet ?

Vincent Bailly : Oui, le  troisième tome d'Un sac de billes venait de sortir et on terminait les planches des deux collectifs sur la guerre de 14, j'avais envie de changer d' époque, de style . On a commencé à parler de la suite, le premier projet tournait autour de l'Irlande puis Kris a parlé de Barbara et de son film. Dès le départ, ça sentait le beau projet, mais ça sentait aussi le projet difficile. Une autofiction autour des rapports avec un père violent, il y a pas mal d'écueils possibles : trop de pathos, un ton presque juste, de la complaisance... Pour tout dire, avec un autre que Kris, j'aurais hésité. Mais on se connait bien, je sais qu' il est capable de bonifier n'importe quel sujet. On a profité d' une intervention commune sur Paris pour une rencontre avec Barbara, elle était touchante, un peu sur la réserve et son histoire est devenue évidente, il fallait la dessiner.

Kris, en quoi Vincent était-il le dessinateur idéal pour ce projet ? 

K. : Pour mille raisons. Pour notre habitude et notre plaisir de travailler ensemble. Parce que nous allions bientôt finir Un sac de billes et que nous réfléchissions au projet suivant. Parce que, comme on le fait souvent remarquer, il est proche d’un Baru dont le style dans L’Enragé convenait parfaitement à la boxe. Par-dessus tout parce que nous n’avons cessé lui et moi dans nos albums de creuser ces thèmes de l’enfance ou de l’adolescence confrontées à la violence : celle de la guerre civile dans Coupures irlandaises, celle de la barbarie nazie dans Un sac de billes… Il nous manquait encore la violence familiale… Et Vincent est un auteur hors pair pour évoquer ces chocs entre une certaine innocence et la violence, subie ou donnée.

Vincent, que pensez-vous de la comparaison avec Baru qu'évoque Kris ?

V.B. : Je le prends bien, évidemment. J'ai appris à dessiner en regardant Baru, entre autre. J'aime son dessin, sa narration, sa simplicité et sa justesse dans les moyens d' expression, il est lorrain lui aussi ! Alors il n'est pas ma seule influence,  et il y en aura d'autres plus tard mais sur un album de boxeur , Baru est difficile à éviter.

Beaucoup d’émotions passent dans les regards : les non-dits, la peur, l’incompréhension, la violence d’Hubert… 

V.B. : Nous sommes sur un récit intimiste avec effectivement du non-dit,  il nous faut des acteurs qui sachent faire passer des sentiments. Les regards, c'est très bien pour faire passer tout ça, donc j' y ai fait un plus attention que dans d'autres albums. En n'oubliant pas que les dialogues et la mise en scène sont eux aussi des auxiliaires précieux, pour l' émotion.

Comment vous êtes-vous documenté ? Sur la base du film ? Grâce à des photos que Barbara vous a fournies ? 

V.B. : Le film s'est fabriqué en même temps que la BD. Barbara m'a envoyé toutes les photos dont je pouvais avoir besoin mais je n'ai découvert les images animées qu'en milieu d'album quand elle nous a montré le premier montage du documentaire. Ainsi, j'ai découvert que les images du dernier combat d'Hubert sont en couleur ; jusque là je n'avais eu accès qu'au teaser du film et cette vidéo y est en noir et blanc, j'ai donc fait les images de ce combat en lavis de gris ! Ça fonctionne très bien mais c'est juste né d'une petite erreur. Pour l'appartement de Babara, j'avais commencé à faire un petit logement Haussmannien et Kris m' a dit que ce n' était pas du tout ça, du coup il m'a envoyé des photos prises lors d'un de ses passages chez elle. Pour Barbara jeune, j'ai mis pas mal de mes filles et de leurs expressions. C'était un bon moyen de m'approprier le personnage. L' image de Barbara bébé est une reprise de l'aquarelle de notre dernière, Juliette, réalisée à la maternité. On a donc oscillé entre la réalité et son interprétation tout au long de l' album.

Barbara, quelle a été votre réaction quand vous avez vu pour la première fois votre père croqué par Vincent ? 

B.P. : J’ai reçu une photo d’un dessin de Vincent que Kris m’a envoyé depuis Angoulême, où il était avec Claude Gendrot et Vincent Bailly, comme signe de feu vert pour un projet d’édition avec Futuropolis. J’ai trouvé le personnage de mon père beaucoup moins « balaise » que ce qu’il n’était en réalité. Ce que j’ai vu dans les premiers croquis de Vincent, c’est d’abord la fragilité. Alors que c’étaitquelqu’un de charismatique, que l’on voyait arriver de loin, et que l’on n’avait pas envie de fâcher… Par la suite, les croquis se sont affinés, et j’ai pu à certains moments être frappée par la ressemblance… Et c’est assez troublant. Mais sans doute un peu moins que de se voir soi-même incarné en un personnage dessiné.

Quels ont été les retours de votre mère et de votre sœur sur l’album et le documentaire ? 

B.P. : Ma mère m’a toujours encouragée dans tous mes projets et celui-ci n’a pas dérogé à la règle. Elle a vu quelques planches avant que la bande dessinée ne sorte, mais rien du tout du documentaire. Elle a tout découvert au lancement parce qu’elle me fait une confiance absolue et je sais qu’elle admire mon travail. Aucune critique, aucun reproche, elle a fait preuve d’une compréhension exemplaire. La seule chose que je peux dire c’est qu’elle s’inquiète surtout des effets sur moi-même de ce genre de projet, qui implique forcément des ascenseurs émotionnels et un effet de « ressassement ». Ma sœur et moi, nous n’avons pas la même mère. Au début, ça a été difficile pour elle d’accepter l’idée que je fasse « mon projet » à propos de notre père. Puis, petit à petit, je crois que c’est devenu pour elle une fierté et une façon de garder quelque chose de son père à elle aussi. Même s'il a été avec elle et sa mère un homme tout à fait différent. 

Maintenant que la BD et le documentaire sont achevés, quel est le sentiment qui prédomine ? Le soulagement et la satisfaction de les avoir réalisés ou le regret de ne pas l’avoir fait avant ?

B.P. : Mes sentiments sont mêlés. J’ai encore du mal à "réaliser" que cette aventure de cinq ans est terminée. Du mal à réaliser que des milliers de lecteurs qui ne me connaissent pas vont lire mon histoire. Je pense que c’était un pari difficile de rester pudique en dévoilant de l’intime, j’espère avoir réussi. J’ai pensé bien des fois que je n’arriverai jamais au bout de cette histoire, je suis passée par des états de crise terribles, parce qu’il est difficile de faire son deuil quand chaque jour vous recevez des pages de scénario et des planches de dessins qui vous renvoient sans cesse à ça. Aujourd’hui, je suis heureuse de pouvoir regarder l’avenir autrement. 

Barbara, ce projet vous a-t-il donné envie de poursuivre dans la bande dessinée ?

B.P. : Oui, bien sûr ! J’aurais aussi envie de faire un livre textes/photos/dessins, car je n’ai pas encore déballé les affaires de mon père que l’on me voit récupérer à l’hôpital dans la BD. Je travaille sur un texte qui raconte comment, à travers ma décompensation dépressive pendant ce projet, j’ai pu me rapprocher de mon père, dans le sens où j’ai cru percevoir ce qu’était la détresse psychique. Je suis également en train d’essayer d’écrire un court métrage de fiction qui s’inspire plutôt de ma mère. Et puis, il pourrait y avoir une suite à Mon père était boxeur : j’ai été élevée par Patrick, le compagnon de ma mère, de mes 10 à 19 ans que je n’ai pas revu depuis. L’idée du beau-parent, et de la famille recomposée, est une problématique intéressante… et d’actualité pour moi qui vit avec un homme père d’une petite fille de 4 ans. 

Vincent, quels sont vos projets ? 

V.B. : La prochaine BD s' appellera Le rapport Brazza, Tristan Thil sera au scénario et ça paraîtra chez Futuropolis. On va y parler de Pierre Savorgnan de Brazza, du Congo vers 1905 et de la politique coloniale française, entre autres choses. Ensuite on devrait repartir en Irlande avec Kris, probablement pour deux albums, mais on a le temps d' en reparler.

C’est un « Coupures Irlandaises » 30 ans après ? (sourire) 

K. : Non, ça sera plutôt Coupures irlandaises 30 ans avant ! L’histoire devrait en effet se passer dans les années 50/60, toujours en Irlande du Nord mais sans doute ailleurs qu’à Belfast. Et devrait raconter plutôt la montée vers les « troubles » avec le développement de la lutte pour les droits civiques de la part des populations catholiques d’Ulster, le tout à travers la vie quotidienne d’un club de foot multi-confessionnel. Et dont le fonctionnement va être forcément soumis à rude épreuve alors que le pays se dirige droit vers la guerre civile…

Et concernant les autres sorties de l'année ?

K. : Pour le reste, ça serait trop long car il y a tellement de chouettes choses à venir, alors surprise ! Tout juste peut-on dire qu’à la rentrée sortiront deux albums importants chez Futuropolis : Nuit noire sur Brest, avec Bertrand Galic en co-scénario (encore !) et Damien Cuvillier au dessin, l’histoire vraie d’un sous-marin républicain espagnol qui vient se réfugier à Brest en 1937 et qu’un commando franquiste va chercher à enlever. Et Notre Amérique, une sorte de suite à Notre mère la guerre, qui démarre le 12 novembre 1918, premier jour de paix, toujours avec Maël. Ça sera un peu « Notre mère la Révolution » puisque le récit va évoquer tous les mouvements révolutionnaires de l’entre deux guerres à travers l’itinéraire de deux jeunes vétérans de la grande guerre et de celle qui deviendra leur « amoureuse » à tous les deux…


Propos recueillis par L. Gianati

Bibliographie sélective

Mon père était boxeur

  • Currently 4.22/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 4.2/5 (18 votes)

L'enragé
1. Tome 1

  • Currently 4.32/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 4.3/5 (68 votes)

Coupures irlandaises

  • Currently 3.86/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 3.9/5 (57 votes)

Un sac de billes (Bailly/Kris)
1. Première partie

  • Currently 3.98/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 4.0/5 (49 votes)

Notre Mère la Guerre
1. Première complainte

  • Currently 4.36/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 4.4/5 (151 votes)

  • Maël
  • Maël
  • 09/2009
  • Futuropolis
  • 978-2-7548-0165-2
  • 62