Promotion du Monde diplo pour le livre de Frédéric Lordon et Sandra Lucbert.
Le propos n'en reste pas moins intéressant (et déjà évoqué ici).
« Trump est fou. »
C’est l’explication la plus « rassurante ». Et la plus fausse.
Si M. Donald Trump multiplie coups de force, obscénités politiques et décisions impériales, ce n’est pas une anomalie psychologique. Fil en 7 points. ↓
Dans leur livre « Pulsion », Frédéric Lordon et Sandra Lucbert proposent un déplacement décisif : ce ne sont pas les dirigeants qui « dérapent », ce sont les structures qui rendent ces dérapages possibles et surtout : légitimes. (2/7) ↓
Le capitalisme dérégulé n’a pas seulement accru le pouvoir économique.
Il a installé une promesse : la satisfaction pulsionnelle sans limites.
Et certaines structures psychiques s’y sont parfaitement ajustées. (3/7) ↓
M. Trump n’est pas une aberration. Il est l’expression d’un régime où les médiations sautent, où l’État se confond avec le désir du chef et où l’obscénité devient une réponse politique légitime. (4/7) ↓
Même logique ailleurs. Autre président, autre style : Emmanuel Macron.
Dissolution, provocations, mise en désarroi permanent : non pas « folie », mais mécanique perverse branchée sur des institutions hypertrophiées. (5/7) ↓
Et quand les autorisations d’en haut percolent vers le bas, elles trouvent leurs relais :
police, maintien de l’ordre, répression.
Sainte-Soline par exemple. Ce n’est pas un accident, c'est un paradigme. (6/7) ↓
Conclusion : La fascisation ne commence pas par des fous.
Elle commence par des structures. (7/7)
« Psychés débridées pour capitalisme déchaîné », par Sandra Lucbert & Frédéric Lordon.
Dans le Diplo de janvier, en kiosques !














