Bernie Sanders.
Donald Trump a, une fois de plus, fait preuve de mépris pour la Constitution et l'État de droit. Le président des États-Unis n'a pas le droit d'entraîner unilatéralement son pays dans une guerre, même contre un dictateur corrompu et brutal comme Maduro. Les États-Unis n'ont pas le droit, comme l'a déclaré Trump ce matin, de « diriger » le Venezuela. Le Congrès doit immédiatement adopter une résolution sur les pouvoirs de guerre pour mettre fin à cette opération militaire illégale et réaffirmer ses responsabilités constitutionnelles.
L'attaque de Trump contre le Venezuela rendra les États-Unis et le monde moins sûrs. Cette violation flagrante du droit international donne le feu vert à toute nation qui souhaiterait attaquer un autre pays pour s'emparer de ses ressources ou changer son gouvernement. C'est cette logique de la force terrifiante qu'a utilisée Poutine pour justifier son attaque brutale contre l'Ukraine. Trump et son administration ont souvent déclaré vouloir faire revivre la doctrine Monroe, affirmant que les États-Unis ont le droit de dominer les affaires de l'hémisphère. Ils ont parlé ouvertement de contrôler les réserves pétrolières du Venezuela, les plus importantes au monde. C'est de l'impérialisme pur et simple.
Cela rappelle les chapitres les plus sombres des interventions américaines en Amérique latine, qui ont laissé un héritage terrible. Le monde démocratique devrait et doit condamner cette situation. Trump a fait campagne sur le slogan « L'Amérique d'abord ». Il se prétendait le « candidat de la paix ». À l'heure où 60 % des Américains vivent au jour le jour, où notre système de santé s'effondre, où le logement devient inabordable et où l'IA menace des millions d'emplois, il est temps que le président se concentre sur les crises qui frappent le pays et mette fin à cet aventurier militaire à l'étranger. Trump échoue dans sa mission de diriger les États-Unis. Il ne devrait pas chercher à diriger le Venezuela.













