
Mr Degryse a écrit:On peut faire un monde futuriste ou tous les petits travers actuels de la société sont exacerbés sans pour autant croire que c'est déjà le cas actuellement, sans voir des complots partout et sans croire non plus que le futur qu'on décrit est réellement prophétique.

A mon sens y'a plus important à tacler que la pub, les soldes et les smartphones mais bon on va pas en faire une maladie,



Mr Degryse a écrit:J'y vois d'ailleurs cela plus comme du décorum d'univers que réellement comme le message principal.


cronos59 a écrit:Mr Degryse a écrit:J'y vois d'ailleurs cela plus comme du décorum d'univers que réellement comme le message principal.
Du coup ce serait quoi pour toi le message principal?


Mr Degryse a écrit:A mon sens y'a plus important à tacler que la pub, les soldes et les smartphones mais bon on va pas en faire une maladie,
Ce n'est quand même pas que si il ne tapait que sur cela............ J'y vois d'ailleurs cela plus comme du décorum d'univers que réellement comme le message principal.
Parce qu'il me semble quand même que l'auteur insiste bien plus sur les expérimentations scientifiques, la haine et la rancœur des différents de soi,le besoin de toujours rejeter sa haine sur d'autres pour résister, etc
La pub, je vois aussi cela comme un renvoi hommage à Blade runner ( ou la pub était déjà partout)



nexus4 a écrit:Avant tout il faut saluer la générosité de l'auteur quand au travail fourni. Il a su rendre l'immensité de l'espace (je n'avais pas ressenti ca depuis UW1) et l'infiniment grand même dans des espaces confinés : c'est du cinémascope, on ne prend plein les mirettes pendant 200 pages. Et les couleurs sont magnifiques, essentiellement en bleu-orange, couleurs complémentaires que j'apprécie personnellement. Le contraste entre les cases extrêmement fouillées et celles d'une grande simplicité, dépouillées, est très efficace. C'est tout simplement beau.
... mais je ne retrouve que l'extase des premières planches (la supernova) que sur l'épiloguenexus4 a écrit:Le contexte Apple est juste l'allégorie comme une autre d'une société en autarcie. Mais ce n'est qu'un environnement et il ne faut pas s’arrêter à ça. Blade Runner, 1984, Monades urbaines, 2001... j'y trouve des références multiples et la finesse du livre est dans bien d’autres aspects : au détour d'une case (la cantine par exemple), d'une phrase (le chef de la rébellion qui réintroduit de la ségrégation au sein des animoïdes), etc. J'aime aussi beaucoup l'humour canin qui est imbitable. John est d'ailleurs mon personnage préféré, intériorisant maladroitement les humiliations et les brimades jusqu’à l'explosion. C'est lui le héros de l'histoire.
nexus4 a écrit:Je lis bcp qu'on reproche au héros de ne pas choisir, de ne pas s'engager, et le fait est que l'histoire lui donne raison. Outre qu'il est le symbole de l’apathie qui gagne tous les habitants de la station c'est une réflexion sur l'impossibilité d'une révolution en zone de confort. Les gens ne descendent dans la rue que lorsqu'ils n'ont plus de quoi nourrir leurs enfants. Autant dire qu'avec une population au smic avec des smartphones, au mieux, on obtient Nuit debout, c'est dire. Dans ces conditions la révolution ne peut passer que par la radicalisation et faire le choix de l'extrémisme n'est jamais de bon augure. (petit aparté, je me rend compte en l'écrivant qu'il n'y a pas d'enfants dans la station. Même si ce n'est pas une piste ouvertement explorée par l'auteur, l'hypothèse du clonage et donc de la ressemblance des visages est envisageable).
), l'amour, c'est comme la révolution, cela se fait bien mieux le ventre vide. nexus4 a écrit:Bref, les thèmes abordés sont légions, socio-economie, contrôle des foules, résistance, ségrégation (si il n'y a pas sous race à hair, il suffit d'en créer une), l'esclavagisme contemporain, démiurge et Prométhée moderne, technologie (dépendance, hardcore science), et tout cela s'agence tout à fait bien, on en a vraiment pour son argent.
Le soin apporté à l'album est remarquable de bout en bout, jusque dans les pages de gardes avant/après.
J'ai juste un soucis sur comment Thianzu gagne des sous. Si tout lui appartient, les profits engendrés ne sont guère que les salaires qu'ils versent. Globalement la croissance est nulle.
Voilou, ceux qui se sont contentés d'y voir une relecture du sketch gimmick des Guignols "Le nouvel iPhone est une révolution" sont passé à coté du livre.


Charlus a écrit:Pour l'utilisation de la richesse par Thian Zu[Révéler] Spoiler:l'argent est utilisée sur l'économie terrienne, puisque les patrons vivent sur terre.







bone a écrit:[Révéler] Spoiler:le prologue
Scott est reparti dans le passé à cause de l'anti matière ?
la fin
La colonie sur Titan est des homo stellaris ?

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