Ha ! Merci pour ces nouvelles réactions !
Si vous voulez réfléchir avec moi, je prends.
Je suis un auteur transparent, je ne me cache pas derrière un mystère valorisant, je prends la parole et j'assume pleinement le risque de dire des conneries. C'est pas grave, ce qui compte pour moi, c'est l'honnêteté et la capacité de remise en question qui va avec.
Donc, voilà le problème qui se pose à nous :
En effet la couverture "façon Masbou" est séduisante, elle évoque des séries à succès qui font sens dans la tête des lecteurs assidus.
La question est : pour un public de passage, genre FNAC ou autres "grands comptes", est-ce la référence à ces séries qui compte ou l'évidence du personnage de Pinocchio que tout le monde connaît bien au delà de ces séries ?
Un intervenant ici a dit : "Cette nouvelle couv montre une interprétation nouvelle de Pinocchio" (en gros), en fait non, elle montre le stéréotype de Pinocchio avec ma patte. Et ce qui ressort, c'est ma patte (mécanique) parce que le stéréotype est tellement admis qu'on ne le voit plus, on ne voit que la spécificité, la différence, en gros, entre celui de Disney et notre Pinocchio.
Ce qui prouve, selon moi, que cette représentation de Pinocchio évoque vraiment "l'idée que tout le monde s'en fait" (Nez qui pousse) mais à notre façon.
Donc pour les fans de "De cape et de crocs" ou des albums de Béatrice Tillier, leur nom suffit à ce que ce public ouvre l'album, et à l'intérieur il y retrouvera la patte de ces auteurs (notamment l'esprit "de cape et de crocs" clairement). Donc ce public sera de toutes façons concerné.
Par contre pour un public plus large, moins assidu, selon moi, c'est Pinocchio la star, et ça doit être évident.
Dernier point, mon dernier album : "Le battement d'aile de papillon" a été diffusé de façon extrêmement confidentielle, pourtant il a, aujourd'hui, presque triplé sa mise en place de départ en ventes francophones. Ce qu'on m'a dit, c'est que la couverture accroche fortement. Ça ne veut pas dire qu'elle est très belle, ça veut dire qu'elle déclenche l'acte de prendre l'album pour voir. Et c'est exactement le même principe que cette nouvelle version de la couv de Pinocchio : un très gros plan de pantin avec une émotion forte, en volume, et très contrasté.
Attention, je ne dis pas que j'ai raison, il y a évidemment des oppositions à ce que je dis. Mais voilà pourquoi nous réfléchissons. faut-il s'adresser au public déjà concerné, sachant qu'il s'y intéressera de toutes façons, ou taper plus large ?
Nous pressentons que cet album pourrait rencontrer un succès sur un large public. Il semble en avoir le potentiel.
A vous de me donner votre réaction, en ayant considéré mes postulats. Merci à vous !!
