Comme quelques uns ici j'ai un avis un peu mitigé mais tendant globalement vers le positif.
Je remercie Genug pour ses éclaircissements sur le roman d'origine que je n'ai pas lu.
A titre personnel je n'ai pas réussi à voir dans cette "route" autre chose que la fuite en avant d'un homme pour qui le statut de père est à la fois son fardeau et son seul horizon.
Le contexte post apo ? Je n'y suis jamais rentré dedans.
En revanche, je veux bien croire que ce monde ravagé, désespéré est tout à fait à l'image que peut s'en faire cet homme : mon fils, tout est laid, tout est dangereux, ne t'éloigne pas de moi, ne parle à personne, ne compte que sur moi.
Le caddie symbolise bien ce fardeau d'avoir une vie à protéger, à nourrir, la répétition des cases aussi, les jours passent et se ressemblent pour celui qui doit assumer son rôle de père.
Un père omnibule par sa détermination à conserver l'innocence de son enfant, coupé alors de toutes réalités. Le post apo ici dépeint n'est que le reflet de sa paranoïa, de son irresponsabilité de refuser de le laisser grandir, de s'émanciper.
L'enfant n'en sera bientôt plus un et l'on devine qu'au bout de la route les chemins se séparont d'une manière ou d'une autre....
pour la fin justement, cette rencontre opportune : si j'ai bien compris, dans le roman l'enfant finit par se retrouver face à un vrai modèle familial. Moins que l'espoir, ça en dit long sur le choix de l'enfant : il choisit l'incertitude de la promesse d'une authentique vie de famille, laissant derrière lui ce père qui l'a étouffé toute son enfance, qui l'a bouffe en résumé.Ce bébé en broche, c'était lui.
Je mettrais personnellement cette adaptation à côté du combat ordinaire sur ces thèmes de rapports paternels et de passage à l'âge adulte.