c'est chiaaaaant, cette année. Il n'y a aucun candidat un peu sympathique, juste des champions du premier degré. Et, à chaque épisode, j'ai l'impression de revoir un exemple de mansplaining, reprochant aux femmes qui parlent de prendre trop de place ou faire trop de bruit. Personne ne reproche cela à Ulrich, alors qu'il prend beaucoup de place et fait beaucoup de bruit (et rejoint le cercle très fermé de ceux qui font Koh Lanta sans savoir nager

).
cette année, c'est assez triste. La domination masculine est plus présente que jamais. Les hommes craignent une alliance des filles et s'alliant pour sortir les femmes qui remettent en question le schéma selon lequel qu'il faut garder les forts, donc les hommes "pour le bien de l'équipe" et parce qu'il faut "garder les forts" pour après la réunification, parce qu'il faut se battre entre les meilleurs. Meilleurs selon qui ?
Les femmes tentent en effet de monter une alliance de filles, en général avec l'homme qui est le moins "mâle alpha" du lot par nécessité (et parce qu'elles ont vu les saisons précédentes ou le scénario s'est déjà répété) mais Il y a toujours une ou deux femmes "pick me" qui rejoignent l'alliance des femmes pour "se protéger". et les hommes votent à contre-coeur contre celle qui n'a pas courbé la tête, en général les plus âgées parce qu'elles sont les moins sportives (ou parce qu'elles ont la tête plus dure).
à chaque fois, je me dis qu'une téléréalité propose une société miniature qui fait écho à la société réelle. Il y a beaucoup à en apprendre. Je me rappelle d'une séquence exemplaire dans un truc avec un bus où, lors d'un choix à faire, les votes des femmes et des hommes étaient opposés, et pendant que les hommes faisaient bloc, les femmes ont rapidement conclu que les hommes ne changeraient pas d'avis et se sont effacées, alors qu'il n'y avait aucune raison. Elles auraient pu aussi camper sur leur position, qui n'était pas pire ou meilleure. Peut-être que les hommes auraient accepté de se ranger à leur opinion. Mais, par défaut, elles se sont sacrifiées. C'est une illustration du patriarcat systémique, ce truc qui n'existe pas, mais qui s'exprime partout, tout le temps
