Avant d'intervenir pour défendre Danger Street, je rends également hommage à "Comics code" une des rares chaines YT que je suivais avec assiduité notamment pour son franc parler. Ses conseils étaient les bienvenus et son travail de partage me manquera.
Par contre, pourquoi saluer sa mémoire sur ce topic ?
Je ne vais pas survendre Danger Street mais comme c'est la seule maxi/mini série depuis Supergirl qui m'a embarqué, je trouve les retours sévères. Pour moi ça vaut le coup.
J'aime sa façon de mêler des destins en apparence "insignifiants" à des enjeux colossaux. Comme dans beaucoup de bonne SF, l'infiniment grand permet d'en dire beaucoup sur l'infiniment petit.
J'aime le voir s'appuyer sur cette histoire pour nous faire réfléchir sur le statut/classe social, le déterminisme social, le rapport au pouvoir, l'ambition etc...
Une des plus belles planches de King est dans ce volume: des enfants qui jouent dans la cour de l'école en suivant les fentes du béton. Il s'en sert pour représenter les chemins qui se séparent, les vies qui s'arrêtent prématurement, les destins qui se jouent dès l'enfance etc... Simple mais puissant.
Et puis quel travail de Jorge Fornes ! Que je l'aime

Déjà Rorschach était peut-être parfait mais ici c'est du haut niveau également. J'espère le revoir sur un travail de cette ambition.
Par contre l'épisode du duel, c'était la purge pour ma part, beaucoup trop prétentieux et imbuvable. C'est à peine de la bande dessinée pour moi.
En résumé, j'ai trouvé ça beau, intéressant, épique, émouvant et assez marquant. A priori je suis assez seul sur ce point de vue
