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Je viens de lire... [COMIC]

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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede Nirm » 09/11/2016 11:21

Message précédent :
toque a écrit:Avec toi.

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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede ulys » 09/11/2016 11:37

toque a écrit:Faut commencer par ou ? Parce que c'est un peu long son run sur hellboy. C'est ce qu'il a fait de mieux ?

Le mieux est de commencer par le tome 1 :D

Je n ai pas lu tout BPRD mais c était bien.
Et Hellboy j aime beaucoup.


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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede ulys » 09/11/2016 11:38

Nirm a écrit:
toque a écrit:Je suis d'accord. Je trouve le sujet est illisible. C'est dommage.

Mais du coup, tu es d'accord avec qui, car je n'ai pas saisi ?

Je suis aussi d accord avec Serge.


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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede mome » 10/11/2016 20:57



La chronique de Darling Chéri par L. Cirade est en ligne.
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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede artemus dada » 14/11/2016 10:07

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Probablement motivé par le succès commercial (anticipé à l'époque) du film de David Ayer sur la Suicide Squad, l'éditeur DC Comics a lancé une mini-série de 6 numéros consacrée à Deadshot & Katana (sortie le même mois que le film aux U.S.A) dans des numéros boubles.

C’est maintenant au tour d’El Diablo et de Boomerang.

Dans cette mouture, le premier récit de Jai Nitz et Cliff Richards voit le truand pyromane El Diablo être libéré de prison, au grand déplaisir d'Amanda Waller. De retour dans son quartier natal, il découvre qu'un gangster menace les résidents et sa famille.
Dans le deuxième récit en deux parties concocté par Michael Moreci et Oscar Bazaldua, Boomerang a été séparé de l'équipe suite à l'échec d'une mission où ils devaient descendre un dictateur. Il doit maintenant survivre seul derrière les lignes ennemies.

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.... J'avais été épaté par le travail du scénariste Jai Nitz sur la série Dream Thief (Pour en savoir +), et revoir son nom sur une couverture - associé qui plus est à celui de Michael Moreci (Pour en savoir +) - m'a convaincu de jeter un œil attentif à cette nouvelle publication.

.... La partie consacrée à El Diablo (la seule que j’ai pour l’instant lue) est très convaincante.
Les premières 22 planches du numéro 1 de la mini-série posent le personnage, et un contexte en arrière-plan des plus intéressant. On oppose deux conceptions de l’affrontement, des magouilles chères aux officines de barbouzes ; le tout dominé par un personnage sur le fil du rasoir. Bref il y a matière à mouliner de la diégèse.

Image

.... Et la suite s’avère tout aussi agréable à lire.

Jai Nitz n'hésite pas à inventer dès le deuxième numéro un nouveau personnage (il est déjà le co-créateur d'El Diablo alias Chato Santana) et tire son scénario du côté du folklore mexicain, ce qui est loin de me déplaire : ça donne un côté exotique et très rafraîchissant. Il joue bien du motif dont ressortent les deux organisations (rivales) en présence ; bref tout cela avance vite et génère l’envie d’en savoir plus. Il a aussi la bonne idée d'injecter des personnages peu connus de l'univers partagé de l'éditeur, ce qui donne toujours l'impression de les découvrir pour la première fois.

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Cliff Richards le dessinateur, tente quelques mise en page "expérimentales" plutôt sympas (même si pas totalement abouties à mon goût), mais il est un peu chiche en matière de cases par planche.

Si parfois cela s'explique aisément par le rythme de ce qui se déroule dans le scénario, d'autre fois (le plus souvent) ça doit plus répondre à des impératifs de production plutôt qu'à des choix de storytelling.
Mais dans l’ensemble, grâce au scénario, ça tient bien la route.
À mi-parcours de l'histoire le bilan est globalement positif.

(À suivre ....)
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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede mome » 15/11/2016 20:10



La chronique de Doctor Strange - Je suis Doctor Strange par O. Vrignon est en ligne.
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Je viens de lire... Cable (#97 à #107) Marvel

Messagede artemus dada » 16/11/2016 14:19

X-stoire

…. Si on veut bien s’en souvenir, il y a un quinzaine d’années, les titres mutants de l’éditeur étasunien Marvel ont connu une sorte de « satori ».
Des auteurs connus pour leurs travaux chez la Distinguée Concurrence avaient été embauchés et se voyaient attribuer des titres « X ».
Et pas n’importe lesquels !
Des individus qui avaient travaillés (notamment) pour le label Vertigo, certainement la branche la plus littéraire de DC Comics, destinés à des lecteurs voulant lire autre chose que des BD de super-héros : Grant Morrison, Peter Milligan.
Joe Casey se voyait aussi obtenir un titre majeur de la gamme.
Bref un vent frais & novateur soufflait alors. Du moins voulait-on le croire à l’aune de ce que Joe Quesada avait fait précédemment sur le label Marvel Knights (Pour en savoir +).

De cette période - que Joe Rice a appelé « The Progessive X-Men Era », entendre l’ère de la transformation, de la rupture* pour les séries « X » - allant de mai 2001 avec l’arrivée de Grant Morrison sur New X-Men à mars 2004 avec le dernier numéro de son run, on retient surtout les séries des scénaristes que j’ai cités (pour le meilleur ou pour le pire).

Pourtant le titre qui se démarquait le plus alors, n’est ni New X-Men (de Morrison), ni Uncanny X-men (de Casey), pas même le X-Force devenu rapidement X-Statix (de Milligan) mais la série Cable (qui deviendra Soldier X).

Encore aujourd’hui, avec le recul, les numéros 97 à 107 de cette dernière, puis les numéros 1 à 8 de Soldier X ne ressemblent à rien de ce que Marvel a pu produire.
Publié en dehors de tout label « Explicit Content » mais avec un Parental Guidance (PG), la reprise de Cable par Tischman & Kordey avait pourtant de quoi surprendre n’importe quel lecteur.

Voyez plutôt :

Cable #97-100 Marvel Comics/10/2001-02/2002 (X-Men n°70-73 Panini)

Image

…. L’arrivée du scénariste David Tischman (notamment collaborateur de Howard Chaykin et auteur de la mini-série Greatest Hits : Pour en savoir +) et du dessinateur Igor Kordey (qu’on ne présente plus) sur le titre signe réellement un nouveau départ pour le héros.

Le mutant Cable alias Nathan Summers se retrouve en effet au Pérou, confronté aux agissements du Sentier Lumineux. Entre lutte anti-terroriste, techno-virus et philosophie New Age (plus précisément celle d’une secte du futur, les Askanis), les quatre premiers numéros du duo en charge de la série rompent les ponts avec ce qui se faisait précédemment. Jusqu’à quitter le territoire nord-américain. Une attitude qui fait figure d’exception lorsqu’il s’agit de BD de super-héros, toujours très américano-centrée.
Le #100 (U.S.) est un numéro spécial comme il se doit - contenant en plus une histoire sans parole**. Cet épisode dit « nuff said » a été publié dans le X-Men n° 73 de Marvel France (division Panini).

Cable #101-104 Marvel Comics/03/2002-06/2002 (X-Men n°73-76 Panini)

Image

…. Après le Pérou, Cable se retrouve dans les Balkans.
Ce second et dernier arc de David Tischman, le voit partager l’écriture avec Igor Kodey (qui dessine toujours par ailleurs) ; les deux auteurs opposent Albanais et Macédoniens, avec l’OTAN en juge de paix. On y rencontre aussi des clones et des barbouzes. Et des crimes d’honneur.

Cable #105-107 Marvel Comics/06/2002-09/2002 (X-Men n°77-79 Panini)

Image

…. Les trois derniers numéros de la série, avant qu’elle ne devienne donc Soldier X sont écrits par Darko Macan ; il s’agit de trois « one-shot » (ou histoires complètes) où Cable perd pied et la maîtrise de ses pouvoirs. Igor Kordey les dessine (sauf le #106 dessiné par Mike Huddleston) et en réalise toutes les couvertures, comme depuis son arrivée sur le titre.

Rio, Cable se frotte à l’une des institutions pendant longtemps underground du Brésil, le Vale Tudo. Une forme de combat à mains nues inter-styles dont la famille Gracie a été pendant longtemps l’une des plus ardentes représentantes. Dans le cadre de la série il s’agit bien évidemment de combats de mutants.
Kazakhstan, encore un épisode au dénouement particulièrement violent et dur.
Singapour, un épisode peut-être un peu moins dur, mais très symbolique et, avec le recul, très méta-textuel.

Si ces trois dernière histoires ont un début et une fin et peuvent donc se lire en tant que telle, elles s’insèrent avec souplesse à la suite du travail de David Tischman et annonce déjà Soldier X, tant sur le fond que sur la forme.
Mais Soldier X sera du Cable à la puissance 1000 !

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…. Si Cable est toujours une série de bande dessinée de divertissement, elle est depuis l’arrivée de Tischman & Kordey, mijotée dans la marmite du grim and gritty (sombre & violent), avec de vrais morceaux de réel dedans. Sans oublier une bonne dose d'humour et d'ironie.

À propos des « morceaux de réel », Igor Kordey a reçu à l’époque un coup de fil de Joe Quesada, alors editor-in-chief de la Maison des Idées, au sujet (de la douzième planche) de l’épisode numéro 98 dans lequel on peut voir un véhicule lancé contre un bâtiment et le faire exploser. Ce numéro dont la date de couverture est décembre 2001 est parue, selon la logique de parution américaine – probablement deux mois plus tôt.
Joe – plutôt véhément - disait en substance que compte tenu du climat d’alors (comprendre l’attentat du 11 septembre 2001), cette case n’était pas une excellente idée. Igor Kordey a dû entre autre, lui expliquer que ces planches avaient été dessinées bien avant l’attentat meurtrier contre les tours jumelles du World Trade Center.


Le travail d’Igor Kordey y est tout simplement époustouflant.
Ses couvertures sont très réussies – elles dotent en outre la série d’une identité immédiatement identifiable - et son storytelling est absolument dynamique & efficace. En un mot on peut qualifier son style artistique de ruptile, autrement dit qui explose sous la pression de sa propre énergie.

L’arrivée de Darko Macan est à elle seule une belle leçon.
L’auteur croate poursuit sur la lancée de son prédécesseur tout en s’appropriant le personnage sans heurts ni réécriture intempestive.

…. Cette très courte partie de la série Cable (les numéros 97 à 107) est l’exemple même d’un run « culte ». C’est-à-dire connu (ou dont le souvenir persiste auprès) d’un très petit cercle d’amateurs, et encensé par un encore plus petit cercle d’initiés.
La suite, Soldier X 1 à 8, est elle encore plus « culte ».

(À suivre …)
_______
* « The Progressive X-Men Era », fait notablement référence à une période précise de l’histoire des Etats-Unis allant de 1890 à 1920, une période de rupture et de réformes.

** Le « Nuff Said Month » - qui reprend une des expressions que Stan Lee (nuff said) utilisait au même titre qu’ « exelcior » par exemple, et que l’on peut traduire par « assez parlé » - imposait aux auteurs de certaines séries d’écrire une histoire sans parole. Une histoire qui reposait donc uniquement sur la science du storytelling du scénariste et du dessinateur. C’est, je crois, Larry Hama qui de son propre chef avait écrit un épisode de G.I. Joe (le #21 en mars 1984), a été le pionnier du genre chez Marvel.
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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede HomeRun » 17/11/2016 22:18

Mon premier comics,j'adore les vilains,ça me semblait pas mal de commencer par la (je n'ai pas vu le film) et j'ai deja une longue liste d'achat de prévu du coup :D

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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede artemus dada » 20/11/2016 14:59

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…. Ce qui m’a le plus frappé, après avoir lu les huit épisodes de la courte prestation de Darko Macan & d’Igor Kordey sur Soldier X, c’est la volonté du scénariste de proposer un cadre formel très travaillé et assez éloigné des standards que l’on rencontre habituellement dans ce type de BD.
Ainsi le premier épisode contient-il 31 planches au lieu des 22 (en moyenne) habituelles, et le héros n’y apparaît qu’à la vingtième. Dès le deuxième numéro une page récapitulative ouvrira chaque histoire, pour ensuite soit s’insérer au milieu des autres pages, soit être absente ; mais une absence elle-même commentée par les personnages principaux.
On est clairement dans un univers dont les personnages ont conscience d’en être.

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La page "récap" du n°3

À la fin du run – dont je soupçonne que pour Macan & Kordey il aurait dû être bien plus long - les deux compères à l’instar d’un Steve Gerber sur Man-Thing (dans des conditions assez proches), apparaissent dans la BD pour un dernier épisode qui clôt avec élégance leur prestation. Idem si je puis dire, pour le changement de titre, opéré par un des personnages de l’histoire elle-même.
En outre, le duo est autant intéressé par le récit que par la grammaire (étude des éléments constitutifs) du genre dominant de la bande dessinée américaine. Un genre – celui des super-héros (et assimilés) - dont fait partie Nathan Summers (alias Soldier X), mais dont l’exploration telle qu’ici pratiquée l’en extrait.

En effet, cette série peut très bien se lire sans connaître ni les X-Men, ni même ce qui a précédé ; voire par quelqu'un qui n'est pas rompu à lecture des aventures des encapées masqués (ou pas).
Hormis les numéros écrits par Tischman puis (surtout) ceux de Macan qui, s’ils ne sont pas essentiels, apparaissent néanmoins en filigrane (et que je recommande de lire vu leurs qualités).

Si le Marvelman d’Alan Moore sert souvent (et avec raison) de carbone 14 à l’exégèse super-héroïque en tant que substrat au récit, Macan se propose d’y soumettre Nathan Summers, à l’instar de son illustre prédécesseur. Ici, il s’agira de convoquer l’un des plus puissants stéréotypes de la geste des surhommes, celui de l’homme providentiel (la première planche est très éloquente).
Ou plutôt son duplicata à l’échelle de l’imaginaire qui l’a enfanté, à savoir, une sorte de dieu en élasthanne (que Moore, compte tenu des avanies rencontrées avec la parution de Marvelman avait lui aussi exploré). Mais au contraire du scénariste anglais, Darko Macan utilise beaucoup plus l’humour et une approche assez proche du ton que Grant Morrison avait eu sur la Doom Patrol.
Une sorte de réconciliation des « contraires ».

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Nonobstant ce que j’ai pu dire sur la fin du run de la série Cable (Pour en savoir +), Soldier X montre donc une sensibilité très proche de celle que mettait Steve Gerber dans ses scénarios des années 1970 comme Man-Thing ou les Défenseurs ; des histoires que l’on qualifie de « relevant ». Autrement dit inscrites dans les problèmes de leur temps, quand bien même continuaient-elles de paraître dans un marché de grande consommation et de pur divertissement.
(Et ce n’est pas un hasard si je cite également Moore & Morrison lorsqu’il est question de Steve Gerber)

Il n’est pas question pour moi de dire ici que Darko Macan copie qui que ce soit, mais sa sensibilité et les choix qu’il opère sur Soldier X pourraient être résumés (assez maladroitement je l'admets) par une addition de type : le meilleur de Gerber + le meilleur de Moore + le meilleur de Morrison = Soldier X.
Où le résultat serait somme toute différent de la simple addition des parties censées le constituer, puisque le scénariste croate y apporte bien évidemment son propre talent.

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…. Je crois qu’Igor Kordey n’a jamais été aussi bon que sur cette série. Je parle bien entendu de son travail chez Marvel, où il devait souvent rendre des planches dans des délais très courts, voire commandées au dernier moment.
D’autre part, ses couvertures – magnifiques & peintes - expriment avec beaucoup d’énergie et de force, et de justesse le contenu des numéros qu’elles illustrent. L’addition des 8 couvertures donnent peu ou prou un résumé assez saisissant, parfois très fin (la #4 est à ce titre exemplaire), de l’histoire qu’on nous raconte.
La palette du coloriste Chris Chuckry (numéro 1 à 6) augmente la force et le dynamisme que met le dessinateur dans ses planches. Matt Madden son remplaçant, se coule dans l’approche de son prédécesseur (#7), pour ensuite s’en démarquer lors du 8ème et dernier numéro, pour au moins une raison évidente.

…. Si Soldier X est paru dans une collection dédié aux super-héros, son propos, ainsi qu’une approche disons originale, lui donnent des qualités qui pourront aussi plaire aux lecteurs qui ne sont pas forcément des aficionados forcenés du genre.
__________
Si ce commentaire™© a été fait à partir de la lecture des numéros étasuniens de la série, pour une meilleur accessibilité je propose des pages extraites de la revue publiée par Panini dans une traduction de Laurence Belingard, et un lettrage d'Eric Montesinos. (Revue X-Men du n° 81 au n° 90/2003-2004)
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Je viens de lire... MUTOPIA X

Messagede artemus dada » 23/11/2016 10:40

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Couvertures d'Andy Park

…. À part les deux premiers numéros (pour l’instant) de la série Second Sight publiée par l’éditeur Aftershock, je crois bien que je n’avais rien lu d’écrit par David Hine.
Dernièrement, c'est là que je voulais en venir, je suis tombé sur le recueil intitulé Mutopia X, et je me suis laissé tenter (sans vraiment savoir pourquoi d’ailleurs), et cette mini-série, de 5 numéros, a été une très bonne surprise.

À partir d’un concept de départ (celui de House of M) que je connaissais assez vaguement – mais qui de toute façon est résumé dans le paratexte de cette compilation – David Hine a écrit un scénario qui vaut le détour pour tous les fans des X-Men & associés, et une histoire qui vaut le détour pour tout le monde (voir l'accroche, très explicite, de la première illustration supra).

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Un récit du point de vue d'un flic ordinaire, qui je crois, peut se lire indépendamment de toute autre série cornaquée par l’event House of M (puis Decimation si j’ai bien compris a posteriori). Hine prend soin de bien circonscrire et son théâtre d’opération : le quartier connu précédemment sous le nom de District X devenu Mutopia X, et sa distribution : des seconds couteaux ou des personnages n’ayant aucune influence sur l’univers Marvel. Peut-être même en a-t-il inventé la plupart.
Reste le X-Man Bishop, qui n’est pas vraiment un second couteau, mais dont l’utilisation qu’en fait le scénariste reste déconnectée (ai-je cru comprendre) de toute influence majeure sur le reste de l’événement en question.
Toutefois, 5 numéros c’est un peu court, il y avait largement de quoi rallonger un peu cette mini-série avec les idées que David Hine propose, mais force reste à l'éditorial (sûrement).

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Côté dessin, rien à dire sinon que Lan Medina & Alejandro « boy » Sicat assurent au moins le minimum syndical. Ce qui n’est déjà pas si mal.

…. En tout cas ces cinq numéros (et l’impression que m’ont laissé les deux numéros de Second Sight) m’ont donné envie de m’intéresser de plus près au travail de David Hine, dont son District X (14 numéros) - qui m’était passé sous le radar - qui m’a l’air d’autant plus intéressant qu’il utilisait déjà le quartier du District X (forcément), et quelques uns des principaux rôles de Mutopia X.
S'il utilise la même approche que sur Mutopia X, ça risque de valoir (aussi) le détour.

Wait and see .....
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Je viens de lire... A-FORCE

Messagede artemus dada » 24/11/2016 18:48

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ALL-NEW AVENGERS HORS SERIE 2 A-FORCE
irrégulier, 5,50 EUR, 96 pages


A-Force est de retour ! L’équipe de super-héroïnes doit faire face à l’arrivée de Singularité et de son "jumeau malveillant" Antimatière dans notre univers ! Ne manquez pas cette première saga signée G. Willow Wilson et Jorge Molina.

(Contient les épisodes U.S A-Force(2016) 1-4 et Avengers (2015) 0 (II))

Sortie le 18/10/16

.... Sur un motif fort bien connu des amateurs de super-héros marveliens - une menace oblige plusieurs individus à unir leur force pour en venir à bout - G. Willow Wilson déjà connu pour son excellent travail sur la nouvelle Ms Marvel, ou au travers de son roman (Pour en savoir +), Kelly Thompson, Jorge Molina, Victor Ibáñez, Laura Martin & Matt Milla, unissent à leur tour leurs talents pour introduire une nouvelle équipe dans l'après-Secret Wars au travers d'une bien chouette aventure (traduite par Ben KG de MAKMA).

Quatre numéros, réunis par les bons soins de Panini, où l'on ne s'ennuie pas un instant.
Amazone Force comme l'écrit joliment Christian Grasse dans le paratexte de ce Tout-Nouvel Avengers Hors-série (deuxième du nom) est un groupe avec un beau potentiel, rien qu'avec la personnalité de chacune des super-héroïnes du groupe il y a de quoi faire.

Et si ça continue sur cette lancée, A-Force sera l'une des meilleures choses qui sera arrivée à l'éditeur Marvel au cours de cette année.
______
Le premier numéro de ce magazine était déjà d'un très très bon niveau (Pour en savoir +), ce qui en fait à mes yeux, le plus attractif de ceux publiés par Panini cette année.
Dernière édition par artemus dada le 24/11/2016 23:24, édité 1 fois.
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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede Rebecca Doppelmeyer » 24/11/2016 23:23

J'ai beaucoup aimé ce numéro :ok: 100 % d'accord avec ta chronique :ok:
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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede Olaf Le Bou » 25/11/2016 00:36

toque a écrit:Faut commencer par ou ? Parce que c'est un peu long son run sur hellboy. C'est ce qu'il a fait de mieux ?



c'est des histoires indépendantes Hellboy, tu peux arrêter où tu veux. et puis la semaine prochaine Delcourt sort le premier volume de la version française des Library Editions :love:

http://www.editions-delcourt.fr/serie/hellboy-deluxe.html
Prenez un cercle, caressez-le, il deviendra vicieux

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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede silverfab » 27/11/2016 09:55

Je viens de lire le deuxième numéro de Moonshine, la nouvelle série de Azzarello et Risso, le duo derrière 100 Bullets,

Image

Dans le genre mélange (de genres justement) c'est pas mal pour l'instant... Je suis toujours aussi fan du style graphique de Risso.
Retrouvez les chroniques musicales de
Bandes Originales Pour Bandes Dessinées !
http://bobd.over-blog.com/
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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede toque » 27/11/2016 10:00

Olaf Le Bou a écrit:
toque a écrit:Faut commencer par ou ? Parce que c'est un peu long son run sur hellboy. C'est ce qu'il a fait de mieux ?



c'est des histoires indépendantes Hellboy, tu peux arrêter où tu veux. et puis la semaine prochaine Delcourt sort le premier volume de la version française des Library Editions :love:

http://www.editions-delcourt.fr/serie/hellboy-deluxe.html


:bravo:

:hug:
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Je viens de lire...Swamp Thing # 88 (Rich Veitche & Michael

Messagede artemus dada » 28/11/2016 15:46

…. L’histoire est assez connue, au début des années 1980 Alan Moore déjà auréolé d‘un Eagle Award (du meilleur scénariste 1982) reçoit au printemps 1983 un coup de fil de Len Wein scénariste américain et – à ce moment-là –responsable éditorial chez l’éditeur DC Comics. Moore qui habite en Angleterre, croit d’abord qu’il s’agit d’une blague de David Lloyd (avec qui il travaille sur V for Vendetta pour le magazine britannique Warrior), mais Wein insiste.

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Il lui propose en substance, de reprendre l’écriture d’un des personnages de l’éditeur américain, en l’occurrence Swamp Thing (alias la Créature du marais).
Personnage qu’il a par ailleurs co-créé en 1971/1972 (avec Bernie Wrightson) et qui est alors publié dans une série mensuelle à suivre intitulée The Saga of Swamp Thing.
Un titre qui a vu le jour en 1982 pour capitaliser sur la sortie du film réalisé par Wes Craven (sobrement intitulé Swamp Thing), et qui ne figure pas à l’époque, sur la liste des meilleures ventes de la maison d’édition new-yorkaise.

« Lorsque j’ai repris le personnage de Swamp Thing, j’ai essayé de trouver le moyen de lui donner une forme nouvelle sans rien changer de la continuité admise, le transformer de ce que je voyais comme un personnage très limité en quelque chose qui ait bien plus de potentiel narratif » déclarera Moore à Peter Bebergal pour la revue The Believer en juin 2013 (Traduction de Yoko Lacour).
Moore applique à ce personnage de seconde zone, la même méthode innovante (pour l’époque) qui lui a si bien réussie sur Marvelman (Pour Warrior).

On connaît la suite de l’histoire : Moore arrive sur le titre au numéro 20, termine les intrigues en cours et dès le numéro suivant (La leçon d’anatomie) redéfini le personnage principal, et réoriente le titre en en faisant un titre d’horreur au succès critique et public grandissant & incontestable.
Swamp Thing devient aussi (à partir du numéro 31) la première série mensuelle de DC Comics à s'affranchir du sceau de la Comics Code Authority. Un pari risqué à l’époque.

Une série dont on s’attend qu’elle n’ait aucun tabou.

À partir du numéro 65 - la série est devenue entre temps Swamp Thing, tout simplement - c’est Rick Veitch, qui a déjà travaillé sur la série avec Moore qui en reprend l’écriture suite au départ (volontaire) de ce dernier qui considère avoir fait le tour des personnages.

…. Lorsqu’il entame son second arc narratif (Swamp Thing #80), Rick Veitch envoie la Créature du marais, par l’intermédiaire d’une race extraterrestre qui craint son pouvoir, à travers le temps.
Un périple au cours duquel il rencontrera plusieurs personnages de l’écurie DC Comics (Sergent Rock et la Easy Company, Enemy Ace, etc.). De son côté Abby, sa compagne, vivra aussi quelques turpitudes auxquelles seront mêlés le Sandman de Neil Gaiman, John Constantine, ou encore le Phantom Stranger (etc.) ; finalement Swamp Thing devait revenir dans son présent (au numéro 92*) pour assister à la naissance de son enfant, et pour y affronter son pire ennemi Arcane.

Mais cet affrontement aurait dû avoir des modalités différentes de ce à quoi on aurait pu s’attendre, grâce à l’une des rencontres qu’avait fait la Créature du marais lors de son voyage dans le Temps.

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Or donc, dans le numéro en question (#88), qui se déroule en l’an 33 après J-C, Swamp Thing n’y rencontre rien de moins que Jésus en personne.

L'histoire écrite par Veitch, intitulée « Morning of the Magicien », et qui n’a pas eu l’aval de l’éditeur, n’est, en tout cas jusqu’à maintenant, jamais parue.
Une rumeur persistante, formée à partir d’une interprétation erronée (certainement) du crayonné de la couverture (dessinée par Veitch lui-même), voulait que Swamp Thing eut été le bois dont on fit la croix sur laquelle le Christ fut crucifié.
Mais si on regarde attentivement cette planche, on peut voir que se dessinent clairement, en arrière-plan, les trois croix bien connues, dont celle du Christ.

Le scénario que j’ai lu (voir lien infra), dont tout laisse croire qu’il est de Veitch lui-même, et les planche dessinées par Michael Zulli (dont ce devait être le premier travail pour DC), racontent donc une tout autre histoire …...

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…. En effet, dans la version du scénariste étasunien, les Rois mages qui ont rendu visite à Jésus lors de sa naissance, sont en fait trois sorciers venus s’assurer à l’époque qu’il ne posera pas de problème (à leurs plans diaboliques suppose-t-on) au cours de son existence.
Trente trois ans plus tard, s’apercevant qu’ils ont fait une terrible erreur, ils invoquent un démon (Bilial) afin de la réparer.

Pendant ce temps, Marcus le Gladiateur d’or (The Golden Gladiator, un personnage de DC), promet à Marie-Madeleine qu’il va tout faire pour sauver Jésus lorsqu’on lui demandera de l’arrêter. Mais Bilial s’empare du corps de Marcus.

Pendant ce temps, Jésus médite sur le Mont des oliviers, alors que Swamp Thing y arrive sous la forme d’une olive*. À noter que dans le scénario tout laisse croire que Jésus est tout à fait conscient de la présence, voire des pensées de Swamp Thing à ce moment-là.
Swamp Thing prend ensuite la forme d’une plante et « pousse » près du Christ, puis déverse un « suc » dans une coupe - qui deviendra le Graal - qui se trouve devant Jésus.
Un montage alterné montre ensuite Swamp Thing en train de s’interposer entre Marcus (possédé par Bilial) et Jésus mais hors de sa vue, alors que ce dernier porte à ses lèvres le Graal (qui contient donc un peu de Swamp Thing dedans).
Il y a tout lieu de croire que Veitch suggère ici un moment intime très connu de la geste de la Créature du marais. Mais aussi que nous assistons à une eucharistie.
Et si mon interprétation est exacte on peut aisément comprendre la frilosité de DC Comics à publier cette histoire.

Marcus est délivré du démon, Jésus arrêté, Ponce Pilate s’en lave les mains, etc., jusqu’à la crucifixion.

Rich Veitch ambitionnait avec cet arc de donner une sorte de cohérence à plusieurs points de l’univers surnaturel de DC Comics, on voit par exemple lors de l’exorcisme de Bilial, Etrigan être recraché par celui-ci, ou encore (cohérence interne à l'arc qui va à rebrousse-temps) Joseph d’Arimathie recueillir le sang du Christ dans le Graal, et y déposer un morceau d’ambre qui apparaît tout au long de cet arc narratif.

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…. Selon Rick Veitch il avait, avant de lancer cette aventure, donné oralement une version du scénario à Karen Berger (alors editor de la série) et à Dick Giordano (alors executive editor chez DC). Autrement dit des individus ayant un pourvoir décisionnel sur l'avenir du titre.
Lorsque Giorodano reçu le tapuscrit du scénario, il le fit lire à Jenette Khan qui était à cette époque la présidente et l’editor-in-chief de DC Comics, autrement la « seule maître à bord après Dieu » de la maison d’édition.
C’est cette dernière qui mettra son véto, alors même qu’au moins dix-neuf pages avaient déjà été dessinées par Zulli au moment de sa décision.

En l’apprenant, Veitch discute, écrit même un mémo pour défendre son scénario, envisage sérieusement de démissionner mais accepte quand même de revoir son script, puis d’en réécrire un nouveau – en une semaine chrono pour respecter les délais de parution – mais rien n’y fait, DC Comics ne veut pas publier cette histoire. Finalement le scénariste claquera la porte. (Ultime pied de nez, il donnera comme nom, à une série de comic books de super héros (bien déviants et barrés), qu'il créera le nom de King Hell. Un nom qui devait être celui d'un personnage inventé pour ses futurs projets chez DC)

Cela étant dit, il semblerait que quelqu’un chez Warner – qui possède DC Comics – au-dessus de Jenette Khan, se soit définitivement et irrémédiablement opposé à l’idée de publier cette histoire, même avec des ajustements.

Rétrospectivement on remarquera que ce numéro de Swamp Thing n’est jamais paru alors que par exemple, l’histoire de Warren Ellis (Shoot), tout aussi controversée à l’époque où il écrivait Hellblazer et qui n’avait pas non plus été publiée, l’a été ensuite dans un numéro spécial : Vertigo Resurrected.
Un recueil où Morning of the Magicien aurait largement pu figurer.

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.... Rick Veitch est comme son prédécesseur sur la série, il se préoccupe autant de la forme, de la structure de ses histoires (regardez la troisième et la dernière planche par exemple) que d’échafauder un plan plus général (des histoires sur plusieurs numéros alors que la mode n’est pas encore aux recueils ou trade paperbacks) et qui englobe d’une manière ou d’une autre l’univers entier dans lequel il fait évoluer ses personnages.

Ici, je rappelle que nous sommes encore dans une ère pré-Vertigo, Rick Veitch - selon certaines sources - voulait redéfinir l’équilibre entre le Paradis et l’Enfer tel qu’envisagé dans l’univers « Suggested For Mature Readers » de DC Comics.
Autrement dit, pour certains titres - dont la lecture nécessitait d’être plus mûr - et plus précisément les séries suivantes : Swamp Thing, Hellblazer, Green Arrow et The Question, Rich Veitch avait en projet d’écrire une histoire qui mettrait en scène les héros éponymes de ces séries dans une histoire (un crossover ?) où le King Hell dont je parlais supra aurait dû avoir sa place.

…. Si mettre en scène Jésus était osé, suggérer que Swamp Thing avait pu partager une eucharistie avec le Christ où celui-ci reçoit le « corps et le sang » de la Créature du marais, était un pari encore plus fou ! Surtout au pays de l’Oncle Sam.

________

*Après Rick Veitch, les scénaristes Jamie Delano et Neil Gaiman devaient, alternativement, prendre la suite avec des histoires de 3 ou quatre numéros chacun.
C’est finalement Doug Wheeler qui prendra la suite après un hiatus de 2 mois, en partie comblé par l’annual n°5.

** En fait Swamp Thing a développé sous l’égide du scénariste de Northampton la faculté de se déplacer à travers la planète grâce à son pouvoir de régénération

On peut lire le scénario (en anglais) de Rick Veitcht, et voir les planches (au stade du cayonné) de Michael Zulli en allant sur le blog 20th Century Danny Boy (Pour en savoir +).
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Je viens de lire... The Atomics n° 1 à 5/15

Messagede artemus dada » 30/11/2016 12:49

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…. Apparue entre la fin du XXe et le début du vingt-et-unième siècle (janvier 2000/novembre 2001), la série The Atomics de Mike & Laura Allred inscrit ses personnages dans une sorte d’âge d’or où on appelait encore un chat un chat, et où aucun d’entre eux n’avaient encore fait la connaissance d’Erwin Schrödinger.

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Lire les quatre premiers numéros (/15) de la série, qui ont été publiés dans l’Hexagone par Organix Comics (traduction de Joël Caron + Maquette et lettrage de d’Elodie Ant & Reed Man), c’est côtoyer des individus animés par d'éternelles passions : haine, vengeance, amour, soif de justice, dans un monde de science-fiction qui fleure bon les années 1950.
Et ne pas voir dans ce groupe de misfits, des alter ego underground des X-Men - créés par Stan Lee & Jack Kirby - me semble assez difficile ; à moins de faire preuve d’autant de candeur que les membres des Atomics.

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Réunis grâce au cliché de la menace (ou supposée telle) qui nécessite un serment digne des Trois mousquetaires, le groupe qui deviendra The Atomics partagent aussi une inimitié commune envers Madman (personnage créé à l’aube des nineties par Allred) qui fait pour le coup un d’Artagnan tout à fait acceptable. Les péripéties s’enchaînent avec une bonne humeur communicative, dans une ambiance très bohème ; et l’histoire se décante à la lecture comme un corps inerte au réactif chimique approprié.
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Une planche made in Allred au style toujours aussi reconnaissable

…. J’avais déjà lu ces 4 numéros lors de leur parution il y a une quinzaine d’années, et les relire aujourd’hui m’a fait prendre conscience que les qualités que j’y avais trouvées y étaient encore. Mais attention !
Protégées d’un emballage métaphorique « longue conservation », The Atomics pourrait aussi avoir les vertus d’une madeleine de Proust sur certains lecteurs de BD américaine.

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ALL-NEW DEADPOOL n° 007

Messagede artemus dada » 09/12/2016 14:06

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ALL-NEW DEADPOOL n° 007

Toujours plus d'action !
Deadpool et Spider-Man reviennent dans deux épisodes signés Duggan, Koblish, Auckerman et Brown.
En plus, les deux premiers épisodes d'une toute nouvelle mini-série, Deadpool & the Mercs for Money, par Cullen Bunn et Salvador Espin.

Mensuel, 4,90 EUR, 96 pages

(Contient l'épisode US Spider-Man/Deadpool 6-7, Deadpool & the Mercs for Money 1-2)

Sortie le 30/11/2016

.... Depuis la reprise du titre sous la bannière « All-New », je crois bien que c'est le premier numéro qui me satisfait entièrement.
Cela dit, les astres de la culture de masse étaient alignés. « 007 » pour un type tel que Deadpool, c'est un bon présage !

.... L'épisode de Scott Auckerman est très très sympa au niveau du scénario, et pas mal aussi du côté des dessins (Reilly Brown). Pour un novice en la matière le scénariste a bien cerné ce qui convient à ce type de personnage : portenawak, méta, référencé, bref du postmoderne sous stéroïde.
Celui de Duggan & Koblish aussi est pas mal. Les dessins sont bluffants, et le scénario fait aussi très « Ditko style ».
Et pour finir Cullen Bunn, dont je n'avais que peu goûté le travail sur ce personnage jusqu'à maintenant, réussit deux épisodes joliment troussés (dessins de Salvador Espin).

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Note : 9,98/10. En progrès, doivent continuer leurs efforts !
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ULTIMATE UNIVERSE NOW : Ultimate FF (1-6)

Messagede artemus dada » 13/12/2016 09:39

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…. C’est par hasard que je suis tombé sur la série Ultimate FF (dans la revue Ultimate Univers Now publiée par Panini) traduite par Sophie Watine-Vievard, une série à suivre mais stoppée au numéro 6.

Cet arrêt, outre que le scénariste attitré est tombé malade (remplacé par Stuart Moore sur le numéro 6) et qu’à l’époque les rumeurs allaient bon train sur une mise en stase des séries liées de près ou de loin aux Fantastic Four, dont Marvel n’avait pas la jouissance cinématographique, cet arrêt donc a aussi son origine dans nous dit Christian Grasse, « les mauvais résultats des ventes du premier numéro » qui ont incité la direction de Marvel à arrêter les frais après le premier arc.

Six numéros que j’ai lus pour ma part avec beaucoup de plaisir, et pas mal d’étonnement.
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Une Sue Storm très « mâle alpha » tendance Valerie Solanas

Sur un concept assez simple (pour ne pas dire simpliste) : une équipe de forts en thème au Q.I exceptionnel protège la Terre des menaces venant d’univers parallèles.
Sous la supervision de Phil Coulson, directeur de la Futur Fondation (FF) l’équipe est dirigée par Sue Storm et comprend : Iron Man, le Faucon et Machine Man (alias Danny Ketch).

Là où la série devient vraiment intéressante, et ça ira en s’amplifiant, c’est grâce à sa touche très « ground level ».

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On parle de « ground level » lorsqu’une série mainstream (autrement dit le courant dominant, ici aux U.S.A les super-héros), grand public, acquière une sensibilité qu’on trouve d’ordinaire dans les BD underground.
Cet aspect est encore renforcé par le dessin peu académique de Mario Guevara puis d’André Araujo, et la palette de couleurs de Rachelle Rosenberg ; trois artistes qui ne sont pas étrangers à la réussite de ces 6 numéros.

Le ton décalé des scénarios entérine une fois pour tout ce parti-pris.
En effet, Joshua Hale Fialkov (The Bunker chez Glénat : Pour en savoir +) y va tout schuss et n’hésite pas à mettre ses personnages dans des situations très incongrues & complètement loufoques.
Des dialogues inattendus, et en complet décalage avec ce qu’on pourrait attendre ajoutent une touche désopilante à l’ensemble qui n’en demandait pas tant (mais moi si).
J’ai souvent bien rigolé en lisant les réparties des uns et des autres et je me suis tout aussi souvent retrouvé comme deux ronds de flan devant ce que je lisais.

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L'idée de départ de Fialkov était de faire de la First Family, une famille recomposée où le Docteur Fatalis aurait occupé le rôle de beau-père sous les yeux de Red Richard.
Il y a un peu de ça dans son court run, mais la voie empruntée est encore meilleure (et bien plus barrée).
Le cliffhanger du cinquième numéro est d’ailleurs excellent, et sacrément « couillu » (si vous me passez l'expression) dans ce type de comic book (Pas la peine d’aller plus loin pour comprendre pourquoi cette série s’est arrêtée aussi prématurément).
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Des personnages qui existent aussi au travers de ce qu'ils disent

…. Je ne crois pas me tromper beaucoup en disant qu’un Steve Gerber aurait pu écrire cette histoire, dont le recueil américain s'intitule : Plus étrange que jamais (un excellent titre). Bref, une petite pépite qui promettait encore de bons moments vu la tournure des événements, le ton employé, et le casting cinq étoiles qui s'y disputait les places ; et dont le goût d’inachevé et sa faible popularité en fait définitivement une série CULTE !
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Introuvable : non
Illisible : non
Inoubliable : oui (je vais d’ailleurs me pencher sur les autres séries de Joshua Hale Fialkov qu'il a écrites pour Marvel)
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MARVEL UNIVERSE n° 6 (Robbie Thompson/Ariel Olivetti)

Messagede artemus dada » 15/12/2016 14:57

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MARVEL UNIVERSE n° 6
VENOM SPACE KNIGHT : Agent du cosmos : 1/2

Découvrez une nouvelle série consacrée à Venom, dans son plus récent rôle celui d'« agent du cosmos » !
Par Robbie Thompson & Ariel Olivetti. Traduction de Mathieu Auverdin (MAKMA), lettrage d'Astarte Design - Roma.

Bimestriel, 5,70 EUR, 128 pages

(Contient les épisodes U.S : Venom Space knight 1 à 6/2016)

Sortie le 13/12/2016

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.... J’avais dans l’idée que le dessinateur Ariel Olivetti, dont le style artistique, pour le moins atypique : une sorte de rencontre improbable entre Richard Hamilton (dans sa période « pop art ») et Richard Corben (période Den), torturés par un logiciel de retouches photo, serait parfait pour une série cosmique dont le héros est un ancien combattant, ex-barbouze, cul-de-jatte, et porteur d’un symbiote extraterrestre (anciennement belliqueux).

Et en effet, l’artiste argentin donne à la série Venom : Chevalier de l’espace une touche assez étrange, bien loin des canons de la BD américaine mainstream, qui pourtant compte pas mal de dessinateurs aux styles différents, voire novateurs ou encore iconoclastes (un comble pour des dessinateurs).
Ses planches, qui oscillent entre le très exotique et le grotesque sous stéroïdes, et ses couleurs aux textures très travaillée mais aussi très contrastées qui donnent l’impression de regarder des cases composées de collages et de peintures - tantôt réalisées à l’aérographe ou à la brosse - mais dans tous les cas sans soucis d’harmonie générale, me procurent un sentiment entre fascination et aversion.

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La belle surprise de cette histoire c’est la mise en scène plusieurs races différentes d’extraterrestres, plus bizarres les unes que les autres, mais toujours originales.
Seulement, l’artiste argentin est aussi un adepte d’une mise en récit qui n’utilise que peu de cases par planche, et je ne sais pas si Robbie Thompson a été influencé par son storytelling, ou si son scénario était comme ça dès le départ, mais les 6 numéros mensuels - compilés dans ce sixième numéro de la revue Marvel Universe (Panini) - prennent leur temps pour accoucher d’un résultat assez rapidement prévisible.
Du reste, si on peut se demander pourquoi inventer encore une nouvelle catégorie de protecteurs (les « agents du cosmos), j’ai surtout été désappointé par le peu de cas qu’on en faisait.

C’est bien simple, Robbie Thompson n’engage aucun enjeu dramatique, pas de sous-intrigue, autour de cette idée ; et ne creuse pas non plus le background de ces « agents du cosmos », sorte de police intersidérale pas née de la dernière pluie d'astéroïdes.
Et ce n’est pas comme si son scénario marchait à la structure modulaire sous amphétamines non plus ; bref il avait largement la place d’appâter le lecteur.
D’ailleurs sans être désagréable, l’histoire se déroule de façon très (trop) linéaire, et les quelques moments de suspense seront (je pense) toujours anticipés par n’importe quel lecteur âgé de plus de 10 ans.

Ces six numéros n’arrivent en définitive qu’à la formation d’une énième équipe de policiers cosmiques, et si elle est composée de personnages originaux (à ma connaissance), tout ça est quand même très laborieux.
Un équipage qui d'ailleurs pas n'est pas sans rappeler celui d'un célèbre Faucon Millénaire.

De là, à spéculer sur la nature de ces « agents du cosmos », et sur qui est susceptible de basculer du « côté obscur de la Force » il n'y a qu'un portail d'hyperespace à franchir.

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J’espère que la suite sera d’un tonneau plus corsé, avec des personnages à la psychologie plus travaillée, et aux réactions moins stéréotypées que ce que j’ai pu lire dans ce numéro.
Ce que laissent présager les timides tentatives du scénariste.

…. Produit manufacturé, calibré comme un voyage en train, Agent du cosmos, le premier arc de la série Venom : Chevalier de l’espace, est d’un rapport qualité/prix correct, qui peut se lire sans d’obligation d’achat ultérieure, mais avec néanmoins quelques idées et des personnages susceptibles de développements divertissants, s’ils rencontrent un scénariste motivé & enthousiaste.

Verdict : Doit encore faire ses preuves !
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Re: Je viens de lire... [COMIC]

Messagede jb681131 » 17/12/2016 02:17

Je viens de me procurer en anglais la série "First" de chez "Vertigo comics" dans lesquels ils présentent les #1 de toutes leurs séries far:

First Tatses (2005)
  • Y: The Last Man
  • 100 bullets
  • The books of magick: Life during wartime
  • Saga of the Swamp Thing
  • Transmetropolitan
  • Death: The hight cost of living
  • The Sandman

First Offence (2005)
  • The invisibles
  • Fables
  • Preacher
  • Sandman mystery theatre
  • The Sandman presents: Lucifer

First Cuts (2008)
  • DMZ
  • Army @ Love
  • Jack of Fable
  • Exterminators
  • Loveless
  • Scalped

First Blood (2011)
  • American Vampire
  • iZombie
  • The Unwritten
  • Sweet Tooth
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