Ichi the witch est le gros titre shônen de Ki-oon (et même de l'année dans son ensemble, je pense) qui a mis les petits plats dans les grands pour cette sortie : les 2 premiers tomes sortent en même temps, le premier a une édition collector (avec une très jolie plaque en métal) et des bonus de précommande ont été prévus par l'éditeur.

A la base, le titre a un capital sympathie certain pour moi. La scénariste, Osamu Nishi, est l'auteur (dessins et scénario) de l'excellent Iruma à l'école des démons, un autre shônen mêlant humour, combat et fantasy. Quant à la dessinatrice, Shiro Usazaki, son précédent manga, Act Age, avait été arrêté à cause d'agressions sexuelles sur des mineures commises par le scénariste, sans qu'elle n'ait d'ailleurs protesté.
Le manga ne fait que 6 tomes pour le moment. Il a été intégralement disponible sur Manga Nova, ce qui m'a permis de constater qu'il conservait ses qualités sur ces volumes et arrivait à développer son univers et ses personnages de façon intéressante. Les premiers chapitres sont toujours disponibles, de même que les derniers. Je n'ai acheté que le premier tome pour le moment, la suite étant prévue pour la Japan expo où la série bénéficiera certainement de goodies.
https://www.manga-nova.com/manga/ichi-the-witch
L'histoire se passe dans un monde de fantasy, où les humains coexistent avec des monstres magiques appelés majiks, nés de l'incarnation de différents types de magie. Seules les sorcières peuvent les capturer (sorcières, car seules les femmes disposent de mana, l'énergie magique nécessaire) et ainsi utiliser leurs pouvoirs si elles réussissent les défis que leur lancent les majiks. Mais, profitant d'une condition particulièrement tordue d'un majik (il faut percer son coeur mais aucune femme ne peut le faire), Ichi, un jeune homme vivant seul dans la montagne, y arrive et devient le premier "homme-sorcière", ce qui va créer pas mal de bouleversements dans le monde.
Ce premier tome est très bon. Il campe bien le fonctionnement de son univers et est souvent très drôle, grâce à la personnalité de ses personnages principaux. On peut en citer 3 :

Ichi est le héros. Il a été abandonné enfant dans une forêt remplie d'animaux dangereux, ses parents lui ayant laissé un couteau... pour qu'il puisse se suicider s'il souffrait trop (quelle générosité !). Il en a tiré une leçon : ne chasser que pour se nourrir et surtout, pour ceux qui ne respectent pas ce principe et tuent pour le plaisir (comme de nombreux majiks), une morale simple : la mort pour la mort. C'est ce qui va l'amener à vaincre le majik royal Uroro et à s'approprier ses pouvoirs, devenant ainsi le premier "homme-sorcière".
Uroro, le premier majik capturé par Ichi. Très puissant, détestant les humains, il va se retrouver avec une apparence riddicule après avoir été capturé (ce qui fait fortement penser à Derkila dans Iruma) mais n'en restera pas moins puissant et dangereux.
Et, last but not least, la belle, puissante et légèrement caractérielle et égocentrique Desscaras :

Bien que j'apprécie les deux premiers personnages cités, elle est clairement ma préférée à cause de son design et de son caractère qui amène souvent à des dialogues savoureux avec les autres protagonistes du manga.
Même si on n'est qu'au 1er tome, l'univers décrit est intéressant, avec ses règles et ses mystères. J'aime aussi beaucoup la traduction pour le statut d'Ichi. Sur la jaquette, la scénariste explique qu'il n'existe pas de masculin pour sorcière en japonais et que c'est de là que lui est venue l'idée de son histoire ; et plutôt que de traduire bêtement l'expression japonaise en sorcier, David Le Querré, le traducteur, a eu la bonne idée de traduire l'expression japonaise par "homme-sorcière" : c'est original et bien vu. En tout cas, la lecture de ce premier volume donne envie de lire la suite - même si je connais déjà ce qui a été publié.








