Damienandcoinc a écrit:cdmdu a écrit:Tu es très mignon quand tu parles de ce que tu ne connais pas. Ça fait un peu Sarkozy qui parlerait de mesure et de réflexion.
EDITH : tu es bien le premier à me traiter de mignon, c'est gentil de ta part...![]()
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Je te poserais une seule question en réponse à ton beau discours plein d'indignations :
"Quid de la motivation de ces étudiants à avoir bossé correctement leurs cours en Roumanie ?"
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Pour les français, apparemment, la motivation actuellement est surtout d'avoir un diplôme de médecine générale en 6 ans, le tout sans être trop inquiété aux examens. Autant avant on voyait surtout des étudiants qui avaient loupé le concours de 1ère année, autant maintenant on voit des étudiants qui partent directement valider leur diplôme en Roumanie, sans passer par le nouveau concours de PACES/PAES. Cela sonne un peu comme la pochette surprise où l'on récupère le permis... à condition de payer bien fortement ( et plus cher que les roumains) le diplôme.
C'est inquiétant.
Tout comme le serait une équivalence directe entre un doctorat de sociologie chinois et un doctorat de sociologie français. Sans juger de la valeur intrinsèque de la personne, la formation ne me semble pas être la même. Et, sans tomber dans des cas particuliers extrêmes, je pense sincèrement que le formation médicale roumaine est inférieure à la formation médicale française. Ça ne préjuge en rien du niveau propre à chaque individu et ce n'est nullement une attaque ciblée contre une population précise.
Damienandcoinc a écrit:Je te reprends sur une généralité hautement discriminante ("les médecins formés en Roumanie ne valent rien par rapport aux médecins formés en France") et tu me sors en contre l'exemple le plus extrême qui soit... Soit...Mais si tu aimes capillotracter, je gage que les 98 autres parmi les 100 derniers à l'ECN ont bel et bien passé la PCEM1 avec succès et brio, puis toutes leurs années d'études de médecine dans notre belle et douce France...
Pas forcément, il y a des passerelles pour arriver désormais directement en 3ème année (DCEM1 , donc, pour l'instant).
Aux ECN, il y a chaque année plus de 300 redoublements me semble-t-il, et, enfin, dans les derniers, on peut compter un nombre conséquent de femmes enceintes, d'autres qui, mariées ou en passe de l'être, ne souhaitent pas avoir une activité professionnelle, de gens désintéressés par la médecine, de types qui sont malades le jour de l'examen, etc.
Enfin, ton raisonnement est étrange: lorsque Lyon se fait sortir en coupe de France de football par un club de 5ème division, dit-on pour autant que la Ligue 1 est mauvaise ou de niveau comparable à la 5ème division?
Damienandcoinc a écrit:Mais j'irais un peu plus loin dans ma "réflexion"...
Ce n'est pas parce que le dernier à l'ECN (qu'il soit de formation roumaine ou française) est dernier à l'ECN que ce sera forcément un mauvais médecin (généraliste ou peut être même spécialiste même s'il aura plus beaucoup le choix et c'est rien de le dire...)...
Mais ça, tu ne le comprends pas encore...
Ou plutôt si, je vois très bien ce que tu veux dire. Mais on peut être un très bon médecin dans sa pratique tout en traînant le boulet des études qu'on a passé par dessus la jambe. Les types qui vont arriver derniers à l'ECN seront derniers à choisir leurs stages d'interne, ce qui entraîne parfois des internats validés alors que la maquette n'est pas complète (un médecin généraliste jamais passé en pédiatrie, par exemple), ou une succession de stage non formateurs. Le dernier à l'internat a donc de grandes chances d'accumuler les carences au niveau de sa formation technique et scientifique.
De même qu'on peut être un super clinicien, connaître à fond les mécanismes physiopathologiques, les molécules disponibles et leurs effets, toutes les thérapeutiques à mettre en place...et avoir un relationnel de merde avec le patient et ses collègues/subordonnés. Ou bien avoir un ego si surdimensionné qu'on en oublie que la priorité, l'objectif principal et final reste le patient.




















