Lu et pas déçu.
Pour le choix de la version couleur (alors que pour Pratt et Corto Maltese, je suis un fervent "noir-et-blanc-tiste"), je ne le regrette pas : comme évoqué précédemment, les couleurs sont ici bien au service du récit, et non une pâle colorisation d'une oeuvre écrite au départ en NB.
Il y a vraiment des pénombres feutrées qui ne révèlent leur nature que par quelques savants dégradés en couleur, (en NB, ça aurait été complètement insipide) ou des quartiers chinois qui rendent mieux leur ocre mystère que ne peut le faire le NB, par exemple.
Et pour le récit, ma foi... cela tient complètement la route, et je ne me sens pas du tout volé dans mes rêves et mes anté-prédications à l'endroit de ce que purent bien être les prémices des premières planches de la "Ballade de la mer salée".
Complotons même un peu, pour rigoler : comme je l'avais déjà indiqué pour "le Soleil de minuit", je formule l'hypothèse que, du vivant de Hugo Pratt, si on avait édité cette aventure en la présentant évidemment comme l'oeuvre du Maître, personne n'aurait vu la supercherie.
Et donc, allons plus loin dans le complot : un testament de Hugo Pratt stipule que ces trois derniers "Corto" (voire d'avantage à venir, peut-être) sont de sa main, mais qu'il lègue à une équipe volontariste, les droits d'exploiter ses créations ultimes en se revendiquant comme "créateurs-continuateurs", mais qu'une clause de ce testament exige de passer sous secret que le testamentaire (Hugo Pratt) est en fait le "nègre" a posteriori de ces "nouveaux auteurs".
Tordu ?
Certes, mais c'est juste pour contrebalancer les pinaillages un peu excessifs de quelques "plus-catholiques-que-le-pape", lorsqu'il s'agit d'oser toucher (respectueusement, pourtant) à leur idolâtre admiration de HP.






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