
Dario Argento était-il surfait ?
Chacun aura son opinion.
Revoir "inferno" dans les bonnes conditions d'un retraitement du son et de l'image ne changera sans doute pas les opinions.
J'imagine que les jeunes générations auraient tendance à rester totalement hermétiques devant ce genre de film " d'il y 40 ans ", au point même de décrocher au bout de 15 minutes devant cette "lenteur" assumée.
Pour ma part, j'ai ce double plaisir :
- retrouver "l'atmosphère" d'époque autour de ces films qu'on attendait, gavé par les lectures en parallèle de l'écran fantastique, mad movies ou starfix, entre autres ( j'achetai jusqu'à 15 revues de cinéma par mois, à l'époque. ça me sidère aujourd'hui )
- le décryptage obsessionnel qu'on tentait de faire de chaque film ( trouvant aussi parfois des plans et des intentions de mise en scène de qualité pour des bouses sans nom ).
Ici, Argento convoquait ouvertement la mythologie, avec ce 2ème volet de sa trilogie sur "les 3 mères".
C'est un film déstructuré, en ce sens qu'on a l'impression de regarder des scènes disparates indépendantes, compliquées par la double perspective de l'environnement ( les objets en gros plan à double réalité de présence, la musique ou le piano cotoie la symphonie. Il faut se laisser mener...
On a à voir un "livre filmé", chapitré, ou comme en lecture, tu dois toi-même relier les épisodes.
Une voix off en ps : qu'est-ce qu'il vient nous emmerder, celui-là, à mettre autant de mots sur cette merde, lénifiante, sans queue ni tête, à n'y rien comprendre, avec une musique de débile !
ps bis : Je comprends sans adhérer
