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* * * Ciné-Club séance 134 cinéma français des 70's * * *

La politique, la musique, le cinéma, les jeux vidéos et la culture en général lorsqu'elle ne traite pas directement de bande dessinée

Re: * * * Ciné-Club 132 : 乾いた花 Fleur pâle (Shinoda 64) * * *

Messagede jolan » 13/03/2026 21:37

Message précédent :
Je ne peux que répondre favorablement.

:bisou: :food:

@Sergent : Et "Le Fleuve sauvage" ?

Pour le sieur Vaudou, plus de nouvelles depuis le premier vote... je ne sais pas s'il est encore parmi nous.
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Messagede jolan » 14/03/2026 22:24

Bon, le sieur vaudou ayant apparemment déserté, il me semble en effet que c'est au tour du Sergent Latrique de nous proposer la liste de la séance 133

:lisezmoi:
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Messagede euh... si vous le dites » 15/03/2026 14:20

Fleur pâle (Masahiro Shinoda - 1964)

J'ai lu tous vos avis après revision du film et il me semble que c'est lobo qui cerne le mieux l'essence du film en évoquant "un regard à la Meursault" et le vide existentiel.
Dans le Japon du début des années 60, on n'est plus dans la mystique du code de l'honneur. Au contraire, au détour d'une conversation un yakuza déclare que maintenant on est juste dans la gestion. L'acte qui a poussé Muraki en prison n'a plus aucun sens après l'association des deux clans auparavant ennemis. Le petit doigt coupé est presque traité comme un running gag.
Les apparences ne sont maintenues, en total contrepoint, qu'au travers des codifications strictes du jeu. A ce titre, je trouve toutes les séquences de jeu passionnantes, dans leur filmage, dans leur découpage attentifs aux gestes, aux attitudes. C'est fascinant, d'autant plus fascinant qu'elle ne sont plus que la manifestation, la résurgence des voies d'un monde qui a disparu.
La femme, quant à elle, c'est la jeunesse qui n'a plus que faire des codes étriqués de la société japonaise. C'est la jeunesse désoeuvrée avide de sensations fortes et sans code moral des taiyo zoku de Shintaro Ishihara. La jeunesse qui remplit son existence avec du vide.
Le Japon normé, c'est quoi dans ce film? Juste un amoureux balourd et insistant éconduit par une femme ne veut pas de lui. Belle image.
Au milieu de tout cela, Muraki. Le Meursault de l'histoire. Etranger à lui-même et à ses propres motivations. Il ne sait pas pourquoi il fait ce qu'il fait. Il ne trouve de sens dans rien. Il ne vit pour rien. Il ne s'est senti vivant, sans doute sans même savoir pourquoi, que lorsqu'il a tué un homme. Mais la femme sème le trouble en lui.
Tout cela va s'entremêler pour composer un tableau où les trajectoires vont s'abîmer dans le vide, où la passion ne génèrera que décombres, où la mort et la prison seront tout ce qui reste.
Sur le plan formel, vous avez tout dit. Hormis quelques scories de l'ordre du détail c'est une splendeur.

Ma note : 15/20
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Messagede lobo » 15/03/2026 17:02

le sieur vaudou ayant apparemment déserté

C'est ballot, il avait l'air d'aimer et de connaître le ciné... et puis il a un avatar selon mon goût :-D
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Messagede jolan » 15/03/2026 20:36

Certes, mais bon, apparemment c'est le sport national par ici... vous en savez tous quelque chose 8-)

* * *

Bon, le film atteint finalement la belle note de 13,6

@Sergent, au rapport !!
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Messagede lobo » 15/03/2026 21:52

Certes, mais bon, apparemment c'est le sport national par ici... vous en savez tous quelque chose 8-)

Ah jolan, faut pas me relancer... J'avais mes raisons.
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Messagede jolan » 15/03/2026 22:27

Bah oui mais on peut rigoler quand même... :?:

Le sieur Vaudou a forcément ses raisons qui lui sont propres lui aussi...
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Messagede sergent latrique » 16/03/2026 10:59

Salut les cinéphiles [:fantaroux:2]
J'ai vu hier soir le film le fleuve sauvage de Kazan, une très belle histoire qui se déroule à l'époque du New deal et de la TVA (ah ah) Tennessee Valley Authority, et qui associe une histoire autour du barrage, des questions sociales, la ségrégation dans le sud, l'attachement à la terre et aux traditions face au progrès (le barrage pour contrer les inondations et fournir de l’électricité), avec en prime une histoire d'amour, quelques bagarres et de beaux paysages sauvages dans cet environnement rural. Belle découverte, même si pas aussi poignant dans un sujet un peu similaire aux raisins de la colère.
Bref, tout ça pour dire, que ce film m'a plu, que j'ai apprécié le rôle et le jeu de Lee Remick encore jeunette et pour une nouvelle séance, je vous propose quelques films de sa carrière que je connais très peu et on y trouve comédie, drame, western avec des grands réalisateurs.
Voici une sélection pour le vote:
1959 : Duel dans la boue (These Thousand Hills) de Richard Fleischer
1959 : Autopsie d'un meurtre (Anatomy of a Murder) d'Otto Preminger
1962 : Allô, brigade spéciale (Experiment in Terror) de Blake Edwards
1962 : Le Jour du vin et des roses (Days of Wine and Roses) de Blake Edwards
1963 : Le Deuxième Homme (The Running Man) de Carol Reed
1965 : Sur la piste de la grande caravane (The Hallelujah Trail) de John Sturges
1968 : Le Détective (The Detective) de Gordon Douglas
1970 : Le Clan des irréductibles (Sometimes a Great Notion) de Paul Newman
1977 : Un espion de trop (Telefon) de Don Siegel
1979 : Les Européens (The Europeans) de James Ivory
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Messagede lobo » 16/03/2026 15:38

Merci sergent pour ta liste...
Le détective : 3 points
Allô brigade spéciale : 2 points
Autopsie d'un meurtre : 1 point
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Messagede Loup Solitaire » 16/03/2026 20:14

Merci pour la liste. Pour moi ce serait :
Le détective 3 points (jamais vu)
Autopsie d'un meurtre 2 points (pas revu depuis une éternité, il me tente bien également)
Duel dans la boue 1 point
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Messagede jolan » 16/03/2026 21:31

1959 : Duel dans la boue de Richard Fleischer = 3 pts
1962 : Allô, brigade spéciale de Blake Edwards = 2 pts
1970 : Le Clan des irréductibles de Paul Newman = 1 pt
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Messagede euh... si vous le dites » 16/03/2026 22:03

1959 : Duel dans la boue de Richard Fleischer = 3 pts
1962 : Allô, brigade spéciale de Blake Edwards = 2 pts
1962 : Le jour du vin et des roses de Blake Edwards = 1 pt
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Messagede sergent latrique » 16/03/2026 23:40

Belle participation groupée :ok: , j'ajoute mes notes:

1962 : Le Jour du vin et des roses (Days of Wine and Roses) de Blake Edwards 3pts
1962 : Allô, brigade spéciale (Experiment in Terror) de Blake Edwards 2pts
1968 : Le Détective (The Detective) de Gordon Douglas 1 pt
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Messagede jolan » 17/03/2026 02:11

Ce qui nous donne pour l'instant :

1959 : Duel dans la boue de Richard Fleischer = 7
1959 : Autopsie d'un meurtre d'Otto Preminger = 3
1962 : Allô, brigade spéciale de Blake Edwards = 8
1962 : Le Jour du vin et des roses de Blake Edwards = 4
1963 : Le Deuxième Homme de Carol Reed =
1965 : Sur la piste de la grande caravane de John Sturges =
1968 : Le Détective de Gordon Douglas = 7
1970 : Le Clan des irréductibles de Paul Newman = 1
1977 : Un espion de trop de Don Siegel =
1979 : Les Européens de James Ivory =
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Messagede jolan » 19/03/2026 19:58

Ok, s'il n'y a pas de votes supplémentaires, je vous envoie le film samedi ;)
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Messagede sergent latrique » 24/03/2026 23:19

Vu le film, je n'avais pas vu la distribution outre Glenn Ford et Lee Remick, on y voit Stefanie Power toute jeune et Ross Martin (plus connu pour les Mystères de l'ouest pour les plus anciens), et la musique de Herny Mancini, connue mais dont 'j ignorais qu'elle illustrait ce film.

Je posterai ma note d'ici la fin de semaine.
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Messagede euh... si vous le dites » 24/03/2026 23:36

J'ai souvent écouté le cd de la musique du film sans jamais l'avoir vu.
"Ca ne résout pas vraiment l'énigme, ça y rajoute simplement un élément délirant qui ne colle pas avec le reste. On commence dans la confusion pour finir dans le mystère."
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Messagede sergent latrique » 26/03/2026 23:49

Allô, brigade spéciale ( Experiment in Terror) Blake Edwards,1962

L'intrigue du film est simplissime, une employée de banque, Kelly Sherwood (Lee remick) de San Francisco est contrainte de voler une importante somme d'argent dans son établissement. Le malfrat qui l'agresse et la urveille la menace de représailles sur elle ou sa jeune soeur si elle ne suit pas ses instructions. Le profil du malfrat, inquiétant et qui se dévoile peu à peu, que ce soit dans sa cruauté mais aussi physiquement (on voit d'abord que ses mains puis sa silhouette etc. avant de le découvrir complètement) montre qu'il est près à tout et qu'il a déjà tué en réalisant des opérations similaires.
Le police mise au courant par met en œuvre par l'intermédiaire d'un enquêteur Ripley (Glenn Ford) toute une surveillance autour de la victime et de sa sœur pour coincer le truand qui va être identifié assez rapidement. Les moyens mis en euvre sur un simple coup de fil au commissariat sont de grande envergure
(ce qui parait assez étonnant vu le mince indice de départ, un simple coup de fil) mais pas trop compliqués, pas d'intrigues tordues, de plans subtils, mais des filatures nombreuses et pas très discrètes (à mon point de vue). On a une impression par moment d'ambiance à la Hitchcock (quand elle doit prendre l'argent à la caisse vers la fin) mais la comparaison s'arrête là. Hitchcock aurait apporter un peu plus d'épaisseur psychologique aux différentes personnages.
Ce film vogue entre une ambiance de film noir classique des années 40, brigade d'enquêteurs aux chapeaux mous, surtout au début et l'ambiance lumineuse et décontractée des années 60 avec les scènes de piscine ou dans la ville avec les étudiants.

Ca se laisse regarder sans ennui, la musique et les éclairages et prises de vues y sont pour beaucoup, car l'histoire en elle même n'est pas d'une grande originalité. Stefanie Powers toute jeune qui joue Toby la jeune soeur apporte un peu de fraicheur à l'ambiance angoissante du début et Ross Martin (que je connais plus pour les mystères de l'ouest, les plus anciens reconnaitront) incarne un psychopathe sadique pour qui l'histoire finira heureusement mal. Glenn Ford apporte son côté viril et carré de flic, Lee Remick assure le minimum syndical.

Je connaissais plus Blake Edwards pour ses comédies mais je vois qu'il a réussi aussi dans le genre film à frisson. Ma note 11/20.
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Re: * * * Ciné-Club 133 Experiment in Terror (Edwards 62) * * *

Messagede Loup Solitaire » 28/03/2026 20:25

Neuvième film de Blake Edwards (tourné juste après Diamants sur canapé), Experiment in Terror débute avec une scène brillamment réalisée par Blake Edwards, qui fait preuve d'une belle efficacité avec cet homme qui terrorise la pauvre Lee Remick. Il y a une réelle tension qui se dégage de toute cette première scène, qui laisse augurer d'une belle réussite pour la suite.
Néanmoins, et même avec toute la "suspensions d'incrédulité", un tel branle bas de combat en terme de moyens déployés paraît moyennement crédible. Soit.

Le film suit son cours sans réelles surprises et s'avère dans l'ensemble assez plaisant, portée par une belle photo N&B de Lathrop et la musique de Mancini, collaborateurs réguliers du cinéaste.
A l'image de l'ouverture, plusieurs scènes seront particulièrement réussies (celle dans la maison avec les mannequins, le final...), d'autres traînent en longueur dans un film qui aurait gagné à être plus court (plus de 2H).

Dans l'ensemble un film pas désagréable, avec plusieurs passages marquants (mention spéciale au bad guy qui électrise par sa présence et sa voix les scènes où il apparaît), mais loin d'être inoubliable.
Edwards fera beaucoup mieux par la suite.

Ma note : 10/20 9/20
Je baisse d'un point car 3 jours après je n'en retiens déjà plus grand chose.
Dernière édition par Loup Solitaire le 31/03/2026 19:32, édité 1 fois.
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Re: * * * Ciné-Club 133 Experiment in Terror (Edwards 62) * * *

Messagede lobo » 30/03/2026 19:14

Experiment in terror (Blake Edwards 1962)
Un thriller en noir et blanc, dans le beau décor du San Francisco des années 50-60, avec les belles voitures de ces mêmes années, avec les élégants agents du FBI (Glenn Ford à la pochette toujours impeccable) à qui rien n’échappe, moi je craque tout de suite, c’est tout ce que j’aime dans le cinéma, même si le film est, comme celui-là, pas très original, un peu incohérent et un peu long.
Bon, le réalisateur (j’apprends que c’est lui qui a fait ces films fameux avec Peter Sellers, the Party, les Panthère rose) n’est pas un maître du suspense et ça se sent : il ne maîtrise pas complètement les techniques et les durées qui, chez Hitchcock, jouent sur nos nerfs : par exemple la première scène, dans le garage, est trop longue et, au bout d’un moment, elle ne fait plus vraiment peur, trop bavard ce tueur. Le fait qu’il soit asthmatique, c’est tout de même une trouvaille pour épicer les appels téléphoniques.
Au chapitre des incohérences ou au moins des flottements, on (en tout cas, je) ne comprend(s) pas trop le rôle de la réparatrice de mannequins (autre bonne idée je trouve, la tête du tueur qui se confond un temps avec celle d’un mannequin), ni celui du petit opéré de la hanche, ni non plus celui de Popcorn. La fin, dans un terrain de base-ball pourquoi pas, mais il n’en fait pas grand-chose (quand on se rappelle ce qu’Hitchcock faisait avec un match de tennis ou une fête foraine). Surtout ce que j’ai trouvé un peu gros, c’est la mobilisation du FBI autour de cette affaire. Des flics partout avec des déguisements de toutes sortes, des flottilles de voitures de surveillance, même un hélicoptère, pour une affaire somme toute assez minable, on ne lésinait pas sur les moyens à cette époque.
Bref, le scénario n’est pas complètement au rasoir comme Vertigo ou M for murder, mais il n’est pas non plus complètement foutraque comme the Big Sleep. On n’a pas vraiment peur pour les héroïnes, il y a tellement de flics mobilisés. Mais San Francisco en noir et blanc (la première scène me rappelle mon propre premier contact avec cette ville, en pleine nuit, sur une highway encore bondée, dans une voiture de location, certes moins glamour que celle du film), mais les belles voitures, mais les stars américaines, Glenn Ford, Lee Remick (que je découvre quasiment), tout ça fait que j’ai bien aimé. Mais ça n’en fait pas un chef d’œuvre amha.
Ma note : 12/20
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Re: * * * Ciné-Club 133 Experiment in Terror (Edwards 62) * * *

Messagede lobo » 30/03/2026 19:20

Bon, j'ai lu vos critiques (après), nos avis concordent assez bien je trouve. Attendons les autres...
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