nexus4 a écrit:Trop compliqué pour moi, je ne sais plus si il faut être Charlie, pas Charlie, Charlie mais, Charlie l'autre, celui d'avant, surtout pas Charlie ou Charlie mais pas Guillaume...
C'est un merdier sans nom, si tu bouges tu t'en prends une.
Donc surtout pas bouger.
Tant qu’on ne te trouve pas.
☆ ☆
Champion de Möllky, animateur de Kamoulox, professeur de Jokari, consultant en Chifoumi, chorégraphe de Shuffle et homme-orchestre.
nexus4 a écrit:Trop compliqué pour moi, je ne sais plus si il faut être Charlie, pas Charlie, Charlie mais, Charlie l'autre, celui d'avant, surtout pas Charlie ou Charlie mais pas Guillaume...
C'est un merdier sans nom, si tu bouges tu t'en prends une.
Donc surtout pas bouger.
Tant qu’on ne te trouve pas.
Je suis Charlotte mensuel ? Euh... non, ce qui est bien avec Berniere, c'est qu'il ne déçoit jamais Je suis Charline ? Éventuellement, faute de mieux Je suis Carlos ? Lequel ? Je suis Charles ? Votez 1
nexus4 a écrit:Trop compliqué pour moi, je ne sais plus si il faut être Charlie, pas Charlie, Charlie mais, Charlie l'autre, celui d'avant, surtout pas Charlie ou Charlie mais pas Guillaume...
C'est un merdier sans nom, si tu bouges tu t'en prends une.
Donc surtout pas bouger.
Bien sur Charlie est passé de journal de gauche anarchiste à journal de droite réactionnaire. Pas facile à suivre
Ceci étant dit, dire "Je suis charlie" c'est dire "je suis contre le terrorisme et pour le droit à la caricature". Je ne pense pas qu'il faut chercher plus loin.
Et j'en profite pour remettre la preview. Ca vaut vraiment coup.
L’histoire du dessin de presse, du XIXe siècle à 2015
Si l’irrévérence n’a pas d’âge et que les premières caricatures politiques existent sous forme de feuilles libres dès la fin du XVIIIe siècle, la liberté de la presse naît véritablement de la révolution de 1830. Le « dessin de presse » ou plus exactement « le dessin d’actualité » connaît alors une première et brève période faste. Cet exercice nouveau visant à utiliser le dessin comique pour critiquer la Société et ses dirigeants devient un rendez-vous régulier des lecteurs de presse écrite. Bientôt, des journaux spécialement dédiés émergent. D’abord satire dessinée puis dessin politique, cette forme d’expression artistique devient incontournable, ses auteurs formant les ambassadeurs d’une pensée critique, provocatrice et libre. Ceci malgré un retour de la censure par intermittence, au gré des changements politiques. Ce beau livre retrace l’histoire du dessin d’actualité politique, de la naissance des premières revues illustrées du début du XIXe siècle à la tragédie de Charlie Hebdo du 7 janvier 2015. Construit chronologiquement en chapitres centrés sur des périodes cohérentes, l’ouvrage dresse à chaque fois un panorama des supports emblématiques et des artistes qui les ont animés, tout en tenant compte du contexte historique et des grands enjeux politiques et sociaux de l’époque. Rythmé par les noms d’Honoré Daumier, Gus Bofa, Sennep, Effel, Siné, Reiser, Wolinski, Charb, Cabu, ou Mix & Remix, ce livre se veut autant un hommage au dessin politique qu’une exploration complète et savante d’une certaine histoire de la presse.
toque a écrit:Ceci étant dit, dire "Je suis charlie" c'est dire "je suis contre le terrorisme et pour le droit à la caricature". Je ne pense pas qu'il faut chercher plus loin.
nexus4 a écrit:Trop compliqué pour moi, je ne sais plus si il faut être Charlie, pas Charlie, Charlie mais, Charlie l'autre, celui d'avant, surtout pas Charlie ou Charlie mais pas Guillaume...
C'est un merdier sans nom, si tu bouges tu t'en prends une.
Donc surtout pas bouger.
Tant qu’on ne te trouve pas.
Je suis Charlotte mensuel ? Euh... non, ce qui est bien avec Berniere, c'est qu'il ne déçoit jamais Je suis Charline ? Éventuellement, faute de mieux Je suis Carlos ? Lequel ? Je suis Charles ? Votez 1
nexus4 a écrit:Trop compliqué pour moi, je ne sais plus si il faut être Charlie, pas Charlie, Charlie mais, Charlie l'autre, celui d'avant, surtout pas Charlie ou Charlie mais pas Guillaume...
C'est un merdier sans nom, si tu bouges tu t'en prends une.
Donc surtout pas bouger.
Bien sur Charlie est passé de journal de gauche anarchiste à journal de droite réactionnaire. Pas facile à suivre
Ceci étant dit, dire "Je suis charlie" c'est dire "je suis contre le terrorisme et pour le droit à la caricature". Je ne pense pas qu'il faut chercher plus loin.
Et donc, je suis charlie
Le problème ce sont les gens qui s'en réclament, qui en tirent légitimité alors que j'ai des avis totalement opposé aux valeurs qu'ils portent, et pas que sur Gaza. Si Philippe Vale, Richard Malka et Caroline Fourest sont Charlie, je ne peux l'être.
nexus4 a écrit:Trop compliqué pour moi, je ne sais plus si il faut être Charlie, pas Charlie, Charlie mais, Charlie l'autre, celui d'avant, surtout pas Charlie ou Charlie mais pas Guillaume...
C'est un merdier sans nom, si tu bouges tu t'en prends une.
Donc surtout pas bouger.
Bien sur Charlie est passé de journal de gauche anarchiste à journal de droite réactionnaire. Pas facile à suivre
Ceci étant dit, dire "Je suis charlie" c'est dire "je suis contre le terrorisme et pour le droit à la caricature". Je ne pense pas qu'il faut chercher plus loin.
Et donc, je suis charlie
Le problème ce sont les gens qui s'en réclament, qui en tirent légitimité alors que j'ai des avis totalement opposé aux valeurs qu'ils portent, et pas que sur Gaza. Si Philippe Val, Richard Malka et Caroline Fourest sont Charlie, je ne peux l'être.
Mais pas du tout, c'est ton avis sur ce que Charlie représente à tes yeux qui importe, rien à foutre des tentatives de récup' de tel ou tel. C'est pas parce qu'un personnage honni partage quelque chose avec toi, que ce soit sincère ou non d'ailleurs, qu'il faut renoncer à tes goûts / idées. Tu ne vas pas renoncer à la rillette d'oie sous prétexte qu'Emile Louis ou Philippe Pétain en étaient friands ?
Prenez un cercle, caressez-le, il deviendra vicieux
Toujours subordonner le désir de juger au devoir de comprendre.
toque a écrit:Ceci étant dit, dire "Je suis charlie" c'est dire "je suis contre le terrorisme et pour le droit à la caricature". Je ne pense pas qu'il faut chercher plus loin.
le blasphème relève du tabou (cf freud) qu'est ce qui est tolérable, et doit-on poser des limites, au blasphème, en fonction de ce qui est tolérable ? ces limites, peut-on accepter qu'elles aient une géométrie variable, selon les époques, les cultures
nous avons la chance de vivre dans un pays où la liberté de penser, de dire ce que l'on pense, est toléré, même si c'est de moins en moins "encouragé". nous côtoyons des concitoyens, qui n'ont pas la même géométrie du blasphème, et se sentent blessés pour des sujets qui en font sourire d'autres; c'est le choc des cultures. L'incompréhension vécue comme une agression, mène parfois à l'extrème...
Ce qui m'a surprise dernièrement, c'est de retrouver des caricatures datées de quelques décennies, de m'étonner de leur incroyable outrecuidance, effronterie, cynisme, et de penser qu'aujourd'hui, on ne trouve plus ce niveau de liberté débridée.
Corail a écrit:nous côtoyons des concitoyens, qui n'ont pas la même géométrie du blasphème, et se sentent blessés pour des sujets qui en font sourire d'autres
Comme des gros beaufs qui s'offusquent pour s'offusquer, marquer leur territoire. On devrait en revenir aux marquages à la pisse, ça faisait moins de dégâts
Olaf Le Bou a écrit:Tu ne vas pas renoncer à la rillette d'oie sous prétexte qu'Emile Louis ou Philippe Pétain en étaient friands ?
Pour la rillette je ne dis pas, mais ça me parait essentiel dans les sujets politiques de se questionner en regard du positionnement des autres forces de la société. C'est ce qui nous permet aussi de se questionner sur ce qu'on pense et nous permet de bouger. Que toute la sphère réactionnaire adule un journal, un auteur, ou quoi que ce soit qu'on aime; oblige à se poser des questions tout de même
toque a écrit:Ceci étant dit, dire "Je suis charlie" c'est dire "je suis contre le terrorisme et pour le droit à la caricature". Je ne pense pas qu'il faut chercher plus loin.
Et donc, je suis charlie
C'est aussi ce que je crois.
Idem avec le droit au blasphème !
la loi encadre le ce qui est permis de ce qui ne l'est pas. Et il est parfaitement normal que les personnes qui se sen tent offensées puissent protester et porter plainte, et que la justice puisse trancher en toute indépendance. Charlie a été attaqué en justice plus d'une fois, a gagné souvent, a perdu parfois. C'est le jeu. et après ? ben, on prend acte et basta. l'esprit Charlie, s'il existe (comme l'esprit canal, en son temps), est attaqué de toutes parts. Aussi lorsque Guillaume Meurice est viré par Radio France malgré la décision de justice qui lui donnait raison. Faut croire qu'il y a le bon esprit Charlie et le mauvais esprit Charlie
et ne jamais oublier que Coco a survécu aux attentats parce qu'elle est sortie fumer une clope Catherine Meurisse a survécu aux attentats parce qu'elle avait la gueule de bois Luz a survécu aux attentats parce qu'il était en retard parce qu'il avait fait l'amour à sa femme le matin
sexe, clopes et bibine, trois vices qui ont sauvé des vies
Olaf Le Bou a écrit:Tu ne vas pas renoncer à la rillette d'oie sous prétexte qu'Emile Louis ou Philippe Pétain en étaient friands ?
Pour la rillette je ne dis pas, mais ça me parait essentiel dans les sujets politiques de se questionner en regard du positionnement des autres forces de la société. C'est ce qui nous permet aussi de se questionner sur ce qu'on pense et nous permet de bouger. Que toute la sphère réactionnaire adule un journal, un auteur, ou quoi que ce soit qu'on aime; oblige à se poser des questions tout de même
Que l'extrême droite ai trouvé un paravent pour essayer de cacher son racisme c'est navrant. Riss et son équipe en porte en grande partie la responsabilité.
Le journal à l'époque était déjà problématique c'est vrai. Et vous savez que personnes plus que moi ne conchie Val et Malka. Mais merde les copains, on parle d'oncle Bernard, de Charb, d'Honoré, de Wolinski, de Tignous, de Cabu ! Faudrait quand même pas l'oublier et les laisser aux chiens qu'ils ont combattu toute leur vie.
Perso, je ne lis pas Charlie Hebdo, même je suis bon public de l'humour trash et politiquement incorrect...qui était notamment en vogue dans les années 80/90 avec Choron, vuillemin, Wolinski, Reiser, etc...L'évolution supposée ou réelle du journal ne m'intéresse pas, l'opinion de Schneiderman encore moins. La liberté d'expression (et donc de caricaturer) est pour moi un principe intangible, dont les limites sont fixées par la loi...et non par des fanatiques et groupes de pression de tous poils. J'ai d'ailleurs cru comprendre que le journal s'est pris 50 procès aux fesses, dont 9 perdus pour injure. On peut donc supposer que la loi est appliquée et que la justice fonctionne sur ce terrain. Si c'est ça être Charlie, alors je suis Charlie
toque a écrit:Et vous savez que personnes plus que moi ne conchie Val et Malka. Mais merde les copains, on parle d'oncle Bernard, de Charb, d'Honoré, de Wolinski, de Tignous, de Cabu ! Faudrait quand même pas l'oublier et les laisser aux chiens qu'ils ont combattu toute leur vie.
Malheureusement un journal ça change d'actionnaire, de propriétaire, de journalistes et d'auteurs, de ligne éditoriale. Il faut s'adapter à ça.
Ça vaut pour Canal+ qui transforme une chaine d'info super en CNews, ou Europe1 une référence de la radio libre, le JDD un journal sérieux pour le brunch du dimanche midi, Twitter très puissant pour relayer de l'info et avoir une bonne revue de presse...
Perso je n'ai aucun scrupule à laisser aux chiens les reprises, cela ne ternit pas l'original (ça marche pour Astérix, Lucky Luke, les Schtroumpfs aussi ) L'important est de recréer des espaces. Sinon on s'épuise à lutter pour des symboles que l'on a perdu, ça me semble contre-productif. Et ça fait chier, oui !