Olaf Le Bou a écrit:la crise de la BD, c'est aussi moi.
c'est clair qu'on en fait partie aussi.
mais on la subit autant que les auteurs, mais d'une autre manière.
Olaf Le Bou a écrit:la crise de la BD, c'est aussi moi.

tzynn a écrit:Et est-ce que tu trouves toujours autant de pépites actuellement qu'il y a 10 ans par rapport à ce qui sort? Plus? Moins?

Le Tapir a écrit:Je remarque aussi que je me détourne systématiquement des " objets livre" mis en avant par les vendeurs de papier au kilo. Dernier exemple en date : " Terre ou lune", ou bien encore " Silent Jenny". Des bouquins qui sont plus pour une clientèle de " néo bédéphile" amha! Et c'est tant mieux si ça fait kiffer du monde! Vive l'euphorie des jeunes lecteurs! Pour des tas de raisons, il est vrai que "la crise du livre pour les riches" , je m'en bats la caque. Le niveau de vie des auteurs, tout ça... Bref, je crois que je me fais comprendre.
En tout cas, je constate malgré tout qu'il y a une offre suffisamment large pour que chacun y trouve son compte, à défaut d'avoir une production homogène et universaliste.


Clovis Sangrail a écrit:tzynn a écrit:Ca ne m'étonne pas. J'ai fait mon compte, avant je pouvais sortir avec 10 bds par semaine, et là sur 2025 et 2026, si je suis à 3 par mois c'est bcp.
J'ai l"impression d'un grand recyclage en boucle des mêmes thèmes depuis qlq années. Les 350 bds annuelles tournant autour des nazis et de la 2e guerre mondiale (rien qu'une 10aine d'ici la fin avril), les bds documentaires, les hagiographies, les bds des auteurs qui ont des problèmes persos et qui utilisent la bd comme thérapie, la 550e bd sur le petit prince, les rééditions dans tous les formats possibles, les bds sur les problèmes du monde et les 300e Nain, Elfes, Magicien et autre série produits plus vite que le temps de les lire.
Je serais content de savoir que ça trouve son public, quitte à ce que je sois en décalage et que je passe à autre chose. Mais ça n'a pas l'air de marcher tant que ça.
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Je ne peux que souscrire à 100%.
Les éditeurs ont un travail à faire pour réduire le nombre de sorties et mettre l'accent sur la qualité du contenu. Ça sera bénéfique pour tout le monde... mais il y aura peut-être moins d'auteurs au total — c'est la vie.

Après avoir été présentés le lundi 23 mars à l’Assemblée nationale, les résultats de la seconde enquête auteurs des États Généraux de la Bande Dessinée sont maintenant en ligne :

toine74 a écrit:La décroissance, c'est maintenant![]()
(et ça marche pour tous les domaines)


Olivier_D a écrit:...
C'est bien là le problème : aucun marché ne peut absorber autant de créations.
...
. En gros, inonder le marché de tout et n'importe quoi, copier le voisin des fois que et, avec de la chance, pondre un best-seller qui justifiera tout le gâchis (humain et en terme de ressource). ![Mur [:bdgest]](./images/smilies/bdgest.gif)

zourbi le grec a écrit:toine74 a écrit:La décroissance, c'est maintenant![]()
(et ça marche pour tous les domaines)
L'offre de la bd était tout de même plus intéressante, il y a 25-30 ans. Il y avait beaucoup moins d'auteurs et un niveau qualitatif plus élevé, graphiquement surtout. Depuis, la bd quelle qu'elle soit, est devenue un produit de grande consommation avec le gros pourcentage de déchets que cela implique

Delcourt gagne contre Oxymore : la justice annule les marques Métamorphose et Noctambule
Ce 20 mars 2026, le tribunal judiciaire de Paris a donné raison au groupe Delcourt dans le conflit qui l’oppose à ses anciennes directrices de collection, ainsi qu’à la société Mourad Prod, qui possède les éditions Oxymore. Les marques liées à Métamorphose et Noctambule sont annulées, leur dépôt étant jugé effectué de mauvaise foi. De même, l’usage des noms et logos litigieux est interdit et l’éditeur obtient réparation sur plusieurs chefs de préjudice.


toine74 a écrit:La décroissance, c'est maintenant
fanche a écrit:mettons que sur 1500 nouveautés (j'ai pas les chiffres) il y a 25 ans il y avait 500 sorties intéressantes (là c'est chacun ses chiffres) et que sur 5 ou 6000 actuelles on en dénombre autant, il est normal que la visibilité des bons titres soit moindre étant noyée par une com de plus en plus envahissante qui met ses tendances souvent de piètre qualité en avant(là c'est objectif).
Le marché augmente la production sur laquelle il a prise et c'est celle du papier
Olivier_D a écrit:Pour les graphistes, le jeu vidéo ou la pub étaient une alternative plus qu'intéressante, notamment financièrement, mais en ce moment, le jeu vidéo est en crise de surproduction également, il y a des licenciements à tour de bras (on parle de 24 000 au niveau mondial sur les deux dernières années, même si cela doit surtout être des jobs de développeurs).
toine74 a écrit:surtout, une industrie uniquement guidée par les fameuses lois du marché de mes deux. En gros, inonder le marché de tout et n'importe quoi, copier le voisin des fois que et, avec de la chance, pondre un best-seller qui justifiera tout le gâchis (humain et en terme de ressource).

zourbi le grec a écrit:toine74 a écrit:La décroissance, c'est maintenant![]()
(et ça marche pour tous les domaines)
L'offre de la bd était tout de même plus intéressante, il y a 25-30 ans. Il y avait beaucoup moins d'auteurs et un niveau qualitatif plus élevé, graphiquement surtout. Depuis, la bd quelle qu'elle soit, est devenue un produit de grande consommation avec le gros pourcentage de déchets que cela implique

Donut78 a écrit:Je crois qu'on a la mémoire sélective. Quand je vais dans un salon de bd d'occas, quand je vois le nombre hallucinant de croutes qui sont sorties dans le années 80 et 90



tzynn a écrit:Si je veux récapituler: il y a pleins de maisons d'éditions, même si elles appartiennent à peu de groupes, pleins d'auteurs (qui ne vivent pas de leur création, pleins d'albums divers pour tous les gouts. Peut-on renommer le sujet "Il n'y a pas de crise"

Donut78 a écrit:zourbi le grec a écrit:L'offre de la bd était tout de même plus intéressante, il y a 25-30 ans. Il y avait beaucoup moins d'auteurs et un niveau qualitatif plus élevé, graphiquement surtout. Depuis, la bd quelle qu'elle soit, est devenue un produit de grande consommation avec le gros pourcentage de déchets que cela implique :(
Je crois qu'on a la mémoire sélective. Quand je vais dans un salon de bd d'occas, quand je vois le nombre hallucinant de croutes qui sont sorties dans le années 80 et 90
![NonNonNon [:bru:3]](./images/smilies/bru.gif)
Olivier_D a écrit:En même temps, tu as des écoles d'arts de haut niveau qui lâchent sur le marché chaque année des centaines voire des milliers d'étudiants brillants et très bien formés, en France bien sûr, mais aussi en Espagne et ailleurs (il y a une sacrée pépinière à Barcelone avec une école dont sortent beaucoup d'auteurs qui nous ont épatés ces dernières années).
C'est bien là le problème : aucun marché ne peut absorber autant de créations.
toine74 a écrit:tzynn a écrit:Si je veux récapituler: il y a pleins de maisons d'éditions, même si elles appartiennent à peu de groupes, pleins d'auteurs (qui ne vivent pas de leur création, pleins d'albums divers pour tous les gouts. Peut-on renommer le sujet "Il n'y a pas de crise"
Pour Delcourt/Glénat ou les actionnaires de MediaParticipation/Hachette, le champagne coule à flot. Pour les auteurs et les éditeurs petits/moyens, c'est ambiance resto du cœur. Au milieu, les libraires font le grand écart et les lecteurs financent le tout en attendant le prochain tome.

![NonNonNon [:bru:3]](./images/smilies/bru.gif)

kilfou a écrit:Parce que t'es pas dans le cliché toi ptet ?![]()

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