icecool a écrit:Dans cette couverture, la nuit s'oppose à la neige, la dualité des héros à celle de l'intriguant masqué et les colonnades architecturales (passé/histoire) au temps présent, semblant donc inconsciemment peser sur l'intrigue (l'épée de Damoclès du titre est déjà toute entière dans le mot de "serment").
Je me rallie à Icecool.
N'oublions pas les fenêtres. Du côté de Blake et Mortimer, 2 fenêtres distinctes, de style classique, éclairées et accessibles. Du côté de Séverine, tout le contraire: une fenêtre haut-perchée, noyée dans les ténèbres, avec petites voûtes en ogive, comme si la modernité de nos deux héros allait devoir affronter un mystère venu du fond des âges.
Par ailleurs, les fenêtres éclairées se trouvent au rez-de-chaussée, quand l'autre se trouve à l'étage. Comment mieux suggérer que le mystère nécessite de "monter l'escalier" du mystère ? Et la mystérieuse fenêtre est à .... 3 baies... allusion à peine voilée à la Sainte Trinité, manière de montrer que le mystère, religieux, s'oppose au binaire rationnel et cartésien de nos deux héros.
Faut pas oublier les colonnes! Elles qui symbolisent l'histoire et le passé lointains (actuellement, on ne fait plus de colonnes, cf les palais en Belgique, qui datent tous de l'antiquité grecque), ne symbolisent-elles pas aussi nos deux héros? 2 colonnes, 2 héros! leur socle disparaît insensiblement sous la neige: cette neige blanche comme la tenue de Séverine, qui vient peu à peu engloutir ces bases, n'est ce pas évoquer le danger qui vient insensiblement entourer nos deux héros et qui menace de les engloutir ?
Joker je réponds, les intelligents aussi, les trolls ben en fait comment dire, allez sucer des courgettes.
Fred Dewilde, auteur.