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lexandrine a trouvé une nouvelle clé dans le jardin du manoir où elle passe désormais tout son temps avec ses amis Rose et Léopold. Mais comment savoir quelle porte l’objet ouvre et sur quelle époque ? Le garçon trouve la solution dans le carnet rapporté de leur précédent voyage temporel. Tout y est noté et dessiné, y compris la date de la découverte et le nom du responsable. Aussitôt, les enfants se dirigent vers un placard. Au bout du couloir, ils arrivent en 1780, tout près de Versailles.
Ce deuxième tome des Enfants Sabletemps s’inscrit dans la continuité du premier épisode. Le schéma se montre bien rodé : les héros, motivés à retrouver leurs proches, profitent de l’apparition d’une clé pour organiser une escapade. Cette fois, la cour de Louis XVI et Marie-Antoinette s’ouvre à la petite bande et offre l’occasion de découvrir le château, ses fêtes et son étiquette, tout en continuant la quête et en parlant d’art. Ici, outre un jeu du chat et de la souris aidant à maintenir le rythme, le fil rouge prend de l’épaisseur : le personnage de Célestin, notamment, relance l’intrigue et renforce mystère, en y ajoutant une touche grave. Parallèlement, l’album met en lumière la peintresse Élisabeth Vigée-Lebrun et ses toiles intimistes ; un éclairage qui se poursuit dans le dossier final permettant d’en apprendre davantage sur cette artiste et l’influence qu’elle a pu avoir à l’époque. La partie graphique, quant à elle, demeure plaisante et fait la part belle à l’ambiance festive et riche du célèbre château.
Ménageant aventure et révélations, Dans les toiles de Versailles propose un sympathique divertissement.
Lire la chronique du tome 1.








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