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Toute la bande dessinée

L a perte de l’être aimé. Alors que rien ne le laissait vraiment présager, l’épouse de l’auteur décède brutalement. Elle était malade, mais en aucun cas au point d’en mourir comme ça : Sans même nous dire au revoir. L’homme raconte, les dernières heures passées ensemble, les jours qui ont suivi.

Très rapidement après la survenue de ce drame, la réalisation de cette bande dessinée s’est imposée à Kentarô Ueno. Il déroule les instants qui ont suivi la découverte du corps, allongé face contre terre dans le petit salon familial, la perte de la maîtrise des événements qui s’enchaînent sans prendre le soin de vous attendre : les pompiers, les urgences, l’annonce. Tout ça avec une petite fille à laquelle il est impossible d’expliquer quoi que ce soit, tant le traumatisme vous broie littéralement. S’ensuit ce vide, immense et omniprésent, qui ne vous lâche que le temps des claques qui se succèdent : une odeur laissée sur un oreiller, des lettres oubliées dans une boîte, des photos qui se conjuguent déjà au passé… Autant de flashback qui n’appellent plus d’avenir.

Le parti pris graphique de Kentarô Ueno est froid, comme empli d’une douleur sourde qui empêcherait tout sentiment de s’exprimer. Le mangaka se lâche davantage dans le texte, ne cessant de s’interroger, sans pour autant trouver d’autres réponses que des silences chargés de sens qui se perdent dans de trop rares cases contemplatives. Par ce choix, il permet au lecteur de le suivre pas à pas dans cette période où il est appelé à prendre des décisions lourdes, cela alors qu’il est comme pris en charge par un processus qui le dépasse totalement. Si le récit apparaît alors très précis dans ce qu’il donne à voir, il est toutefois possible de regretter que le circonstanciel ne soit que rarement ébranlé par l’émotion qui ne demande qu’à exploser, cela d’autant que la bande dessinée regorge de possibilités pour exprimer le déchirement.

Récit sur le deuil, Sans même nous dire au revoir est très juste dans ce qu’il déroule, mais, peut-être par pudeur, trop sage, trop appliqué pour le sujet traité.

Par F. Mayaud
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

Sans même nous dire au revoir

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