Cher lecteur de BDGest

Vous utilisez « Adblock » ou un autre logiciel qui bloque les zones publicitaires. Ces emplacements publicitaires sont une source de revenus indispensable à l'activité de notre site.

Depuis la création des site bdgest.com et bedetheque.com, nous nous sommes fait une règle de refuser tous les formats publicitaires dits "intrusifs". Notre conviction est qu'une publicité de qualité et bien intégrée dans le design du site sera beaucoup mieux perçue par nos visiteurs.

Pour continuer à apprécier notre contenu tout en gardant une bonne expérience de lecture, nous vous proposons soit :


  • de validez dans votre logiciel Adblock votre acceptation de la visibilité des publicités sur nos sites.
    Depuis la barre des modules vous pouvez désactiver AdBlock pour les domaine "bdgest.com" et "bedetheque.com".

  • d'acquérir une licence BDGest.
    En plus de vous permettre l'accès au logiciel BDGest Online pour gérer votre collection de bande dessinées, cette licence vous permet de naviguer sur le site sans aucune publicité.


Merci pour votre compréhension et soutien,
L'équipe BDGest
Titre Fenetre
Contenu Fenetre
Connexion
  • Se souvenir de moi
J'ai oublié mon mot de passe
Toute la bande dessinée

Complainte des Landes perdues 11. Lord Heron

19/11/2021 1920 visiteurs 7.0/10 (2 notes)

S ioban est attendue au château de son oncle paternel, Lord Heron. Accompagnée de Seamus, l’héritière des Sudenne détourne sa chevauchée afin d’observer les portes du gardien. Celles que seule une âme digne d’entrer dans la légende pourra franchir. Le visage dissimulé sous une robe de bure, le garant des lieux laisse passer un seigneur de guerre contre un mois de sa vie. Malgré les coups de butoir, les deux battants de bois demeurent. Après cet échec cuisant, le puissant guerrier exige de récupérer les jours qu’il a imprudemment concédés. Lorsque soudain, Sioban intervient ! L’entité qui surveille le seuil venait juste de goûter sa peau de sa langue fourchue lui révélant, par la même, le mal tapi dans son sang.

Les chants des Sudenne sur les terres brumeuses de l’Eruin Delua sont de retours. Animant la chanson de geste avec passion, Jean Dufaux ravive la magie noire qui brûle les landes perdues. Alors que le cycle des origines est en cours de parution, le scénariste a ressenti le besoin irrépressible de conter les péripéties de Sioban et ses faits d’armes retentissant qui oscillent entre mythe et folklore.

Ce quatrième arc permet donc à l’auteur de renouer avec son héroïne tout en approfondissant les enjeux de son royaume. Précisément, Lord Heron, le frère du Loup Blanc, désire marier sa fille unique, la belle Aylissa. Celle-ci est cachée aux yeux du monde, en raison de ses accès de folie. Seulement, sa croupe permettrait d’apaiser davantage l’île pour, peut-être un jour, ne former plus qu’un clan indissociable. Ainsi, sur fond de jeu de pouvoir, ce tome de présentation combine subtilement les intrigues de cour au fantastique. La plume de l’écrivain diffuse alors habilement une touche de féerie paraissant anodine, mais donnant un climat singulier à cette saga protéiforme. Si l’ouvrage s’offre sans peine aux plaisirs de nouveaux lecteurs, les ramifications entre les divers couplets de la complainte ne sont pas inexistants. Et ce n’est pas le facétieux Cryptos qui entonnera le contraire !

Aux crayons, Paul Teng endosse la tunique portée par ses prédécesseurs sans leur faire offense. Il trouve les courbes et les mimiques adéquates à son style minutieux et aux envoûtantes personnalités narrées depuis 1993. Son étude de Seamus, le chevalier du Pardon est absolument réussie. L’artiste souligne également aisément la période médiévale en usant de tout un bagage iconographique qui appartient à la culture populaire - le mobilier en massif épais, les manuscrits poussiéreux, les belles robes des courtisanes, les cheminées colossales ou encore la pierre de taille. Il participe par ailleurs à l’ambiance surnaturelle en alignant, à l’arrière des vignettes, des roches gravées ou en représentant des cromlechs énigmatiques. La palette froide de Bérengère Marquebreucq accompagne les errances sur cet îlot mystérieux. À coup sûr, l’atmosphère nébuleuse de ces contrées aurait mérité davantage de grisaille et de brouillard. Néanmoins, ses gammes de couleurs uniformisent le récit et dépeignent autant l’humidité de cette province que la chaleur de l’âtre des nantis.

Lord Héron, le premier épisode du cycle Les Sudenne
Se découvre magmatique et sombre à l’instar de l’obsidienne.
Aussi, hardis combattants initiés aux terribles arcanes,
n’entendez-vous point poindre le mal sous la poitrine de Sioban.
De son cri glacial à son regard de feu, tout concours au tragique destin.
Que nul n’oublie, la complainte tenue en ses mains !

Par Y. Machado
Moyenne des chroniqueurs
7.0

Informations sur l'album

Complainte des Landes perdues
11. Lord Heron

  • Currently 4.16/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 4.2/5 (19 votes)

Poster un avis sur cet album

Votre note :
Vous devez être connecté pour poster un avis sur le site.

L'avis des visiteurs

    kingtoof Le 10/11/2021 à 17:43:49

    Comme toujours, tout simplement excellent.
    La Complainte des Landes perdues est mon oeuvre préférée et ce nouvel opus est dans la même lignée que l'ensemble des autres tomes.
    C'est un nouveau cycle mais l'ambiance faite de violence, d'intrigues, de mystères et de magie est toujours présente.

    ALICECOOPER Le 06/11/2021 à 22:05:50

    D'abord, je souhaite dire que La Complainte des Landes Perdues est une des plus belles séries qui m'ait été donnée de lire. Lorsque j'ai pris en main l'album et que je l'ai feuilleté, j'étais un peu déçu et même hésitant pour finaliser mon achat. J'avais l'impression que cet album allait être très linéaire, fade et sans beaucoup d'actions. L'absence de Béatrice Tillier m'a fortement peiné pour être honnête. Aussi j'ai été agréablement surpris du talent de Teng, pendant la lecture de ce bel album que j'attendais depuis longtemps. Une réussite totale. Comme le tome 6 de Blacksad dont j'espère la suite au moins aussi chouette, il y a dans la bande dessinée et bien heureusement assez souvent des surprises comme on les aime. En voici une.

    Même si le thème de la magie et la noirceur présentes aux précédents albums sont un peu absentes ou trop légères dans ce numéro, je dois avouer avoir été bien surpris. Le dessin est d'une richesse rare et il est franchement éblouissant même si tout n'est pas aussi détaillé et semble plus rétro, on se rapproche étrangement mais de très loin, des premiers albums. Teng, au talent très différent de celui de Béatrice Tillier, mais doté d'un don pour ce travail d'une qualité rare et inattendue, les cases sont richement et intelligemment chargées, pas de triche ou des fonds bidons, creux et fades. Tout est époustouflant et absolument en corrélation avec l'ensemble de la série. J'espère que la suite sera aussi belle. La colorisation manque toutefois un peu de couleurs vives, mais les visages des jeunes filles sont carrément splendides. On pourrait se demander où sont les sorcières, les démons, les malédictions et autres et pourtant tout est équivalent ici.

    Le scénario est bon également, on démarre doucement avec la porte, le gardien, et on rentre déjà dans le conflit, et une fois dans l'histoire, on n'arrive plus à en sortir, surtout indemne. On est absorbé et fasciné. Le talent du dessinateur trouve toute sa splendeur dans l'expression de l'hypocrisie par les membres du château, surtout la cousine, peut-être pas représentée de façon assez méchante mais dont la sournoiserie est ressentie dès le début et Lord Heron. Puis l'affaire avec son époux, un tronçon de scénario déjà-vu. Sioban reste naïve mais sûre d'elle, de sa force et de son pouvoir qui lui reviennent de droit et convoités par Lord Heron. Elle est la chevaucheuse de dragon.

    Un numéro supplémentaire pour cette série géniale, a acheter sans l'ombre d'une hésitation. J'espère que mon commentaire permettra des améliorations pour la suite de la série. Aux auteurs : n'arrêtez pas cette série ou ce cycle, ce serait vraiment dommage. Carrément content. Soixante planches sublimes sur papier glacé avec un quatrième de plat rose. Alors pour tous les fans, aucune hésitation pour ce nouveau cycle : Une petite pépite.

    kergan666 Le 06/11/2021 à 19:27:57

    cet album se situ après Kile of the Klanach.
    c'est en quelque sorte la suite.
    graphiquement il est dans la ligne de Rosinski et s'éloigne de celui de Delaby et des autres dessinateurs ayant dessinées les autres époques.
    c'est une bonne chose car il y a un certaine continuité.
    le scénario est bien prenant et donne vraiment envie de lire la suite.
    décidément les lande perdues ne donnent pas envies de s'y rendre tellement ce monde est dur et noir.

    Erik67 Le 02/11/2021 à 07:53:34

    On retrouve la charmante Sioban qu'on avait un peu perdu de vue depuis la fin du premier cycle il y a 25 ans. Ouais, quand même ! A noter que l'auteur Dufaux s'engage dans un quatrième cycle avant même de terminer le troisième ce qui est plutôt audacieux mais qui ne va pas vraiment dans le sens de la cohérence de l'histoire globale. Qu'importe, on sait que certains dessinateurs mettent du temps pour accomplir leur tâche surtout quand ils sont perfectionnistes.

    On peut dire que décidément Sioban n'a pas de chance avec sa famille. Elle apprend qu'elle a une cousine qui va se marier à un homme assez rustre que notre belle héroïne a dû mater. Et puis, il y a cet oncle Lord Heron qui semble bien cacher son jeu pour obtenir toujours plus de pouvoirs. Bref, elle va avoir forte à faire. Heureusement que le chevalier Seamus veille à ses intérêts.

    Un mot sur le graphisme de Teng pour souligner qui colle à merveille à cette histoire de princesse sans royaume. Il y a certes un côté un petit peu plus vieillot que le dessin de Béatrice Tillier mais on s'y fait quand même.

    Pour le reste, j'ai bien aimé ce récit qui se divise en plusieurs parties fortes intéressantes. Il est question d'une mystérieuse porte qui cache un Niddhog que jadis a combattu notre héroïne et qui semble être l'objet de toutes les convoitises. Il y a comme un air de « Game of thrones » ou le futur « House of Dragon ».

    Mais bon, comme la qualité est au rendez-vous, cela demeure une lecture bien plaisante afin de poursuivre l'aventure bien mystérieuse de la belle Sioban.