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L a mondialisation trouve ses racines au XIXe siècle. D’abord parce que, des guerres napoléoniennes à la Première Guerre Mondiale, il n’y a pas eu de conflit majeur ; parallèlement, les moyens de transport et de communication se modernisent. Les conditions sont dès réunies pour l'essor du commerce, partout sur la planète. Le phénomène s’est accentué vers les années 1980, avec l’arrivée au pouvoir de gouvernements Thatcher en Grande-Bretagne et Reagan aux États-Unis. Parmi les retombées positives, les scénaristes mentionnent l’industrialisation des pays pauvres et la diminution du prix des biens et services. Les passifs demeurent tout de même lourds : évasion fiscale, bulles spéculatives, pertes d’emplois, dégradation de l’environnement, montée de la mouvance identitaire et étiolement de la souveraineté industrielle.

En deux cent vingt pages, Isabelle Bensidoun et Sébastien Jean, tous deux spécialistes de l’économie internationale, expliquent un sujet complexe. Le raisonnement se révèle rigoureux et convaincant, même si le lecteur n’est pas certain de tout saisir et qu’il est parfois étourdi par l’abondance des statistiques. Au final, même s’il n’assimile pas toutes les subtilités de la thèse, il en capte l’esprit. Le hasard faisant bien les choses, les auteurs ont eu le temps d’intégrer la COVID-19 à leur conférence. Le coranovirus a en effet su profiter de la circulation des gens pour conquérir tous les continents en un rien de temps ; tous se souviennent également de la surenchère pour les masques chirurgicaux vendus à vil prix sur les tarmacs des aéroports chinois et de la vaccination qui reste toujours à géométrie variable.

Le dessinateur Enzo fait un remarquable effort de vulgarisation et d’animation. Un concept se montre ardu, qu’à cela ne tienne, il le transpose en image pour que le bédéphile le comprenne un peu mieux. Le propos est aride ? Il n’y a rien de tel qu’une allégorie rigolote pour le rendre plus engageant. Bref, l’artiste joue un très beau rôle de soutien.

Une excellente démonstration, un regard lucide sur le monde actuel, vu à travers le prisme de la libéralisation des marchés, pour le meilleur et pour le pire.

Par J. Milette
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

La folle histoire de la mondialisation

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    Erik67 Le 16/05/2021 à 10:07:55

    J'ai souvent entendu parler de la mondialisation mais pas vraiment dans de très bons termes. Je suis plutôt du genre à m'intéresser à l'économie sans porter de jugement hâtif. Il me faut comprendre ce qui reste assez abstrait pour moi avant de me faire véritablement une idée précise.

    La mondialisation a entraîné la baisse de la pauvreté dans le monde et un pouvoir d'achat accru pour les habitants d'un pays donné et cela est un fait aussi indéniable qu'elle a entraîné une hausse des inégalités. Bref, il y a également de bons aspects à la mondialisation qu'il convient de souligner pour rester honnête dans ce débat. Il faut savoir que ce phénomène a été en expansion à partir du XIX ème siècle à la faveur d'une centaine d'année sans guerres majeures (1815-1914) entre les puissances capitalistes. On peut dire également que c'est parfois un facteur de paix.

    Cependant, si la mondialisation détruit des emplois dans certains secteurs, elle en crée dans d'autres. Rien n'est vraiment aussi simple. C'est pourquoi un journaliste plutôt ouvert Enzo sur la question interroge deux spécialistes de l'économie Isabelle Bensidoun et Sébastien Jean afin d'expliquer ce phénomène qui cristallise les passions.

    Dans la dernière partie, les auteurs vont se pencher sur ce qui ne va pas. Là encore, c'est traité avec une parfaite neutralité qui rend la réflexion assez crédible. On arrive à la conclusion qu'il y a encore beaucoup de travail à réaliser pour construire le monde de demain en respectant l'environnement.

    La crise sanitaire actuelle et ses conséquences sont justement bien abordées. En effet, pourquoi n'avions nous pas de masques ou de test anti-COVID ou encore de médicaments ? Ah oui, on avait confié la fabrication à la Chine d'où est parti ce fameux virus. La mondialisation a révélé toutes nos failles.

    C'est un essai économique en BD et ce n'est jamais très facile de réaliser cela en 220 pages. Il y a des passages où il faudra s'accrocher mais l'effort de vulgarisation a bien été réalisé. Ce sont trois grandes parties avec de petits chapitres qui répondent à des questions simples : la France construit-elle encore des voitures ? Faut-il relocaliser la production ? La mondialisation, terreau du populisme ? Peut-on dompter la finance ?

    Le côté aride sera évité et c'est une bonne chose. Je trouve que c'est un travail d'investigation assez honnête. A noter que j'ai bien aimé la décortication de la marinière d'Arnaud de Montebourg qui se revendiquait 100% française. On se rend compte que nous vivions désormais dans un monde interconnecté et qu'un produit est l'assemblage d'éléments provenant du monde entier.

    On apprendra également que c'est la France socialiste de François Mitterrand qui a été le véritable promoteur de la mondialisation au sein de l'Union européenne alors qu'on tape sur Margaret Thatcher ou Ronald Reagan. Il faut rendre à César ce qui est à César. Bref, il y aura des sujets qui fâchent.

    J'ai bien aimé également le fait que les auteurs ne s'arrêtent pas à la dimension économique de la mondialisation mais abordent également les répercussions politiques ou culturelles par exemple ou son aspect historique. Bref, c'est à découvrir absolument !