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Blacksad - aujourd'hui la BD... demain le film ?

Interview de Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido

BDGest' (C. Steffan) News 12/12/2005 à 19:34 2831 visiteurs
Rares sont les séries dont le premier album est immédiatement considéré comme un évènement. Blacksad en fait partie.
Créées par un duo espagnol totalement inconnu, les nouvelles aventures du détective à tête de chat sont attendues chaque fois avec plus d'impatience.

Le troisième tome, Âme Rouge, tiré à 150 000 exemplaires pour le seul marché francophone, édité dans une dizaine de pays étrangers (dont les USA et le Japon), promet déjà d'être un des blockbusters des éditions Dargaud.
Pourtant son écriture n'a pas été si facile qu'on peut le croire, le scénario ayant même été totalement réécrit à la demande du dessinateur qui n'avait pas accroché à la première version. "Il y a beaucoups d'échanges entre nous - explique Juan Diaz Canales - on ne commence un album qu'une fois que Juanjo est à l'aise avec le scénario. Je pense qu'il a une sorte d'intuition sur ce qu'est une bonne histoire".

Après le premier tome qui était un stéréotype du polar des années 50, le second qui traitait de la ségrégation raciale dans la société américaine, Âme Rouge aborde de nombreux thèmes de la même époque : le pacifisme, la "chasse aux sorcières", le nucléaire... le scénariste s'explique : "Je pense que le polar a toujours des relations avec les thèmes sociaux et les sujets politiques. Une autre raison, c'est qu'on a besoin de situer l'action dans les années 50 et ces sujets sont très intéressants et très actuels à cette époque. Il est possible de faire une BD commerciale de qualité qui soit à la fois divertissante et sérieuse.
De toute façon, moi je ne sais pas comment on fait un carton, c'est le public qui décide, pas les auteurs. Alors ce qu'on fait c'est une BD qui est peut-être grand public mais l'important est de maintenir la qualité"
.

Alors que Blacksad avait au départ été imaginé dans une version plus proche des fables, le dessin de Juanjo Guarnido allie avec talent le réalisme et l'animalier. Ce qui peut parfois poser des problèmes : "graphiquement, je refuse tout choix qui serait dérangeant pour le lecteur : des insectes ou des poissons par exemple, c'est vraiment le truc qui jure et qui interrompt le récit. Tous les animaux qui passent dans Blacksad découlent de certains codes : on est relativement habitué à avoir un personnage ayant un corps humain et une tête d'oiseau car nous sommes tous, toutes générations confondues, des spectateurs de Donald, Daffy Duck... même une tête d'oiseau hybride, ça passe. Nous profitons de cet acquis hérité de Disney, Warner... On n'a pas encore vu d'éléphant ou de cerf (avec les bois, ça va être gênant... surtout avec le chapeau (rires)) car ce sont des personnages qui méritent un investissement et qui doivent donc être marquants, comme le cheval du tome 2.
Dans les rues des villes de Blacksad, il n'y a pas d'animaux domestiques, pas d'oiseaux... on a réfléchit là-dessus en y intégrant des poissons et des insectes dont on ne fera pas de personnages. Mais est-ce qu'un jour Blacksad aura un petit chien comme Dingo a Pluto ? Pour l'instant on évite de toucher à ce sujet, on n'en a pas eu besoin jusqu'à présent"
.

Quand on souligne les conclusions un peu abruptes des albums, les auteurs expliquent qu'il "est vraiment difficile de faire un polar avec beaucoup de personnages secondaires Ce format et la mise en page "spectaculaire" de Juanjo demandent parfois de grandes cases. Nous envisageons peut-être de faire des dyptiques... on en a parlé et je tiens beaucoup à développer des histoires plus longues sous un autre format.
Déjà on est passé de 46 pages à 54 entre le premier et les suivants."


Les auteurs restent très discrets sur les prochaines aventures de Blacksad. "Il y a des évènements des années 50 qui sont vraiment intéressants. La Guerre de Corée par exemple, qui est une sorte de Vietnam avec 10 ans d'avance. Mais il faut qu'on développe et qu'on parle de ça ensemble".

Mais l'évènement peut venir d'ailleurs, puisqu'il existe un projet cinématographique ! Thomas Langman (qui a déjà participé à la production des films Astérix, de Blueberry et qui scénarise le prochain "Astérix aux Jeux Olympiques") a en effet acheté les droits pour une adaptation en prise de vue réelle, les comédiens étant maquillés de têtes animalières animées (technique déjà utilisée dans "la planète des singes" de Tim Burton).
Ce sont actuellement les seules informations disponibles, mais elles sont suffisament importantes pour être dévoilées dès maintenant. Sujet à suivre...
BDGest' (C. Steffan)