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Amato, quand désir rime avec folie

Fresque flamboyante de Samama et Lapière

Alexandra.S. Choux Interview 07/08/2009 à 19:09 1509 visiteurs
En s’inspirant très librement d’une nouvelle de Stevenson, Denis Lapière signe un récit intimiste et sensuel, teinté de fantastique, dans la veine de grand classique de la littérature du XIXe tel Dracula.
Ce huis-clos aux accents pervers est magnifiquement mis en valeur par les couleurs presque fauves d’Aude Samama.

Amato, c’est la folie qui rime avec désir ?

Aude Samama: En effet le désir peut contenir une part de violence, dans le récit de Denis elle joue comme élément déclencheur de ses pulsions meurtrière. Ici ce sentiment est exacerbé jusqu'au meurtre.

Denis Lapière: On peut dire ça !

Le choix d’une femme pour illustrer cette histoire est volontaire ?

A.S: Aimant beaucoup le travail de Denis, je l'ai contacté pour lui demander s'il voulait bien travailler avec moi, il a très gentiment accepté et m'a proposé le synopsis de cette histoire.

D.L: Pour ma part, c’est parce que le style était là que j’ai pu écrire et finaliser cette histoire. Après c’est juste le travail de langage sur les découpages, les cases et les compositions… On a travaillé main dans la main là-dessus.

Ce dessin est un véritable écrin à l’histoire, les gros plans suintent le désir et l’angoisse, le trait est ciselé. Comment avez vous travaillé ? A partir de quel moment avez vous trouvé le style qui allait « coller » à l’histoire ?

A.S: C'était la première fois que je travaillais sur un récit d'époque et heureusement pour moi le décor se limitait à un château. Cela m'a laissé une certaine liberté d'interprétation, le fait que Denis se soit inspiré d'un texte de Stevenson permettait d'aller vers des ambiances proches de contes. J'ai pu projeter très vite des ambiances de couleurs en clairs-obscurs, aidée par les éclairages à la bougie et occulter parfois le décor au profit des personnages.

Qu’avez vous gardé ou a contrario rejeté de la nouvelle de Stevenson ? Pourquoi ?

A.S: Le récit de Stevenson a peut-être été plus un moteur pour Denis lors de l'écriture que pour moi, qu'il ait fait du héros une héroïne m'a permis m'a permis de rentrer plus facilement dans l'histoire.

D.L: On a gardé peu de chose, mais l’essentiel : l’âme de cette histoire. L’émotion liée à cette folie angoissante et à ce désir absolu. « Olala » était le regard d’un homme sur une sauvageonne… On a inversé les rôles. Et on est allé plus loin dans l’affrontement des désirs. Tout cela pour rendre le récit plus actuel, même si on a gardé à peu près l’époque… Cela nous a permis de mettre en scène un personnage féminin fort.

Si vous deviez faire découvrir la bande dessinée à un ami, laquelle lui offririez- vous ? Pourquoi ?

A.S: "Maus" d'Art Spiegelman, c'est un monument de la bande dessinée, un des plus marquants que j'ai pu lire. C'est un récit proche du roman, accessible pour quelqu'un qui découvre la bande dessinée. bonne journée.

D.L: Réponse automatique chez moi : « La Ballade de la Mer Salée » de Hugo Pratt. Parce que c’est la meilleure bande dessinée du monde, une histoire formidable, une aventure romanesque et romantique, des personnages incroyables. Et la formidable puissance narrative de Pratt. Ce type est toujours inégalé aujourd’hui.
Alexandra.S. Choux