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Toute la bande dessinée

Le Paradis noir de Benoît Sokal

Paradise, un univers développé en BD et en jeu vidéo

BDGest' (C. Steffan) News 10/10/2005 à 17:06 3282 visiteurs
On savait que Benoît Sokal travaillait beaucoup ces dernières années pour le jeu vidéo. Concepteur / Scénariste de jeux d'aventures à succès, le dessinateur n'en a cependant pas abandonné la bande dessinée. Au contraire même, il vient d'imaginer avec ses associés de la société de développement de jeux White Birds un nouveau concept : la création d'un univers commun décliné à la fois pour le jeux vidéo, la bande dessinée, le cinéma ...

Première création du concept : Paradise, l'histoire d'une chasse à l'homme opposant les factions gouvernementales et révolutionnaires d'un pays d'afrique en pleine guerre civile. L'enjeu : la fille du tyran local, arrivée de Suisse et perdue près des zones de combat.
Mais dans quel camp est vraiment Malkia Crown ? Celui du pouvoir déstabilisé de son père qui espère l'utiliser pour retourner la situation, ou bien celui de "l'Armée de Libération" dirigée par un leader qui l'a bien connue pendant son propre exil ?
Le périple de cette feune femme à travers le pays est l'objet même de Paradise.

Aux manettes Brice Bingono, jeune dessinateur sorti de l'école de dessin animé d'Angoulême. Il était d'ailleurs venu présenter son travail à B. Sokal dans l'optique de travailler dans le jeu vidéo. Le créateur de Canardo lui proposera de faire cette bande dessinée !
B. Bingono travaille déjà sur le second tome, le rythme de parution étant assez chargé. Le premier album vient de sortir, le T.2 doit être publié en même temps que le jeu vidéo au printemps 2006 et la série - composée de 4 albums - sera achevée fin 2007.

Un univers, une trame scénaristique identique, mais deux médias différents. A partir d'un "ton commun", il s'agit d'écrire un scénario décliné dans tous les genres, afin de toucher un maximum de personnes intéressées par notre histoire, explique Benoît Sokal. Quand je signais mes albums en festival, je me suis aperçu que mes lecteurs ne connaissaient pas mon travail en jeu vidéo et inversement les adeptes de mes jeux d'aventures ne lisaient pas mes albums. Mais les créateurs de Paradise sont lucides, il n'est pas question d'attendre que les lecteurs BD se jettent sur le jeu ou que les joueurs se mettent à lire les histoires dessinées. D'ailleurs il n'y aura pas d'interaction entre les deux, excepté quelques scènes communes dans le premier album, car il faut rappeler que le rythme d'une BD et d'un jeu vidéo sont très différents. Pour moi, c'est un exercice de grand écart entre les deux, indique B. Sokal.
La cinématique organisée selon le story-bord sert à la fois à la bande dessinée et au jeu vidéo. Brice a vu une partie du story board parce qu'il avait son propre découpage à faire, le story board est beaucoup plus important pour le jeu. Il y a du matériel du jeu vidéo qui peut servir pour la BD, mais le dessin classique va de son côté, la 3D va du sien.
Il y a parfois des plans du type contre-plongée qu'on n'a pas dans le jeu vidéo. Parfois pour des raisons triviales : une BD ça ne coûte rien... ça ne coûte que le prix d'une planche, que son découpage soit banal ou compliqué. Dans le jeu vidéo, chaque morceau de décors coûte de l'argent en plus, comme au cinéma. Il y a une liberté dans la BD qu'on n'a pas dans le jeu vidéo
.

Mais si effectivement le rythme de l'album semble bien être sous le contrôle du dessinateur, l'histoire, elle est un pur produit "Sokal" : ce que j'ai voulu faire avec Paradise, c'est recréer une Afrique personnelle. Cela vient de mes souvenirs d'enfant belge, j'étais entouré de gens qui venaient du Congo, j'étais bercé par ça... Dans un premier temps je voulais inventer une Afrique merveilleuse et puis mon naturel a pris le dessus et c'est devenu une Afrique très sombre, dramatique. Je voulais qu'il pleuve tout le temps, que l'ambiance soit très moite, que cela ne soit pas une carte postale.
Le voyage de l'héroïne à la recherche de son père se fait ainsi dans un pays qui résume tout le continent africain. Quatre chapitres, quatre décors : l'Afrique orientale, primitive, industrielle et enfin moite.


Cependant, Paradise n'est pas une fin en soi. Les éditions Casterman et White Birds préparent déjà un autre projet, toujours sous la direction de Benoît Sokal, et cette fois-ci associant un autre grand dessinateur du 9e art : François Schuiten.
On ne sait que peu de choses sur cette nouvelle création, si ce n'est son titre Aquatica et son objet : décliner l'univers, non seulement en BD et en jeux vidéo, mais aussi au cinéma !
L'apport de F. Schuiten n'est pas neutre dans l'hypothèse de ce nouveau support : François a apporté à ce projet une espèce de conscience de quelqu'un qui veut raconter cette histoire au cinéma, tout en n'étant pas du tout hostile aux nouvelles techonlogies, mais rappelant avec raison les avantages des techniques traditionnelles, explique B. Sokal qui ne semble pas manquer d'idées : j'aimerai bien développer d'autres rencontres de ce type, l'intérêt est d'apporter aux projets d'autres angles de vue, d'autres préoccupations.
BDGest' (C. Steffan)