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« En 4 heures, le projet était signé »

Entretien avec Stéphane Sénégas et Guillaume Carayol

Propos recueillis par L. Gianati Interview 13/06/2022 à 11:18 1106 visiteurs

"Poésie ou drame social ?" La chronique de Lucien, à retrouver sur BDGest, pose en quelques mots la complexité et la richesse de cet album co-écrit par Stéphane Sénégas et Guillaume Carayol. Le lecteur, comme les auteurs, chemine au fil des pages en jouant à l'équilibriste, surfant sur la vague d'un scénario déroutant et habilement mené, hésitant à caractériser un trait qui autorise les comparaisons pour le moins flatteuses, de Sempé à Larcenet. 

Qui est à l’origine de cette histoire ?

Stéphane Sénégas : C’est un projet que j’avais déjà quand j'étais à Émile Cohl. Sur les vingt années passées, il a forcément été modifié. Ces dernières temps, je l’avais peaufiné et rendu moins jeunesse pour arriver à quelque chose de plus adulte. J’ai entretemps rencontré Guillaume qui m’avait contacté pour me proposer un scénario de bande dessinée, il est réalisateur et travaille dans l’audiovisuel. Celui-ci étant novice en bande dessinée, je lui ai envoyé le scénario de Lucien pour lui montrer comment on proposait un projet à une maison d’édition. On se rencontre, ça se passe humainement très bien, on fait des apéros, on discute... Puis il a commencé à me faire quelques suggestions concernant mon scénario. Je l'écoute et j'ai trouvé que, dans ses propositions, il amenait du corps aux personnages et parfois à des scènes. Je lui ai ainsi proposé de co-écrire avec moi. En fin de compte, quand on commence à donner du corps aux personnages, on ouvre des chemins, de nouvelles scènes, et donc d’un album qui aurait dû faire entre 80 et 120 pages il en fait 264. Ce qui a été marrant, c’est que lorsque j’ai vraiment décidé de l’embarquer avec moi dans cette aventure, il a forcément pris de la place par la suite. Il a amené sa touche, ses idées. Après, ça a été un peu l’effet inverse, il amenait des scènes et des idées et c’est moi qui lui faisait des suggestions. On a un binôme qui marche super bien comme ça. 

Guillaume, cela n’a-t-il pas été au départ difficile de vous approprier une histoire qui n’est pas la vôtre ?

Guillaume Carayol : Il y avait une responsabilité. J’avais envie de bien faire, j’avais envie de l’épater car il avait pas mal d’albums à son actif et je voulais essayer de lui amener de nouvelles pistes. Ça s’est fait naturellement. Au départ, j’y suis allé un peu en essayant de ne rien casser dans la maison, en déplaçant juste de petits meubles. Par la suite, il m’a laissé la possibilité de fabriquer un peu plus. Je vois souvent l’histoire comme une maison, comme une demeure. Stéphane m’a fait découvrir la sienne avec le personnage de Lucien qui m’a tout de suite interpellé. Il y avait des situations, un propos général que je ne voulais surtout pas trahir. Il m’a donné les clefs de la maison, j’ai visité toutes les pièces, le grenier, le sous-sol… J’ai agencé ces pièces et ensuite j’ai fait des extensions, j'en ai créé d'autres.

S.S. : Guillaume a apporté plus que de la profondeur aux personnages. Au début, mon histoire initiale était beaucoup moins développée que maintenant. La seconde partie de l’histoire, par exemple, vient beaucoup plus de lui que de moi. 

Les deux parties sont très différentes : le ton change, l’ambiance et les personnages ne sont plus les mêmes… 

S.S. : La question de faire tenir ce récit en deux tomes ou en un seul s'est posée. Suite à des discussions avec des éditeurs autres que Delcourt qui étaient intéressés, on a trouvé des propos plus intéressants pour un one-shot plutôt qu’en deux parties. L'idée principale était de créer une ambiance très légère dans une première partie, quelque chose de très poétique façon Amélie Poulain, afin de provoquer un contraste très fort avec la deuxième. Il y avait une réelle envie de choquer. Il fallait donc insister sur le coté très miel au début, ce qui se ressent aussi sur le dessin.

Avec l'impression de passer de Sempé à Larcenet…

S.S. : Je suis très flatté par la comparaison ! C’est vrai que les similitudes avec Larcenet me parlent pleinement. Je ne m’en inspire pas mais j'aime beaucoup son travail et il fait partie des dessinateurs qui comptent forcément dans ma bibliothèque. Inconsciemment, il doit y avoir une part de Blast dedans. Il y a une ressemblance dans le personnage et pourtant, je l’ai en main depuis 1998. Dernièrement, j’ai bougé mon atelier et j’ai retrouvé des vieilles planches d’Émile Cohl où il y avait déjà ce personnage qui physiquement n’a pas tellement changé.

Le livre comprend une partition par chapitres mais aussi par actes...

G.C. : C'est par pur plaisir de lecture. Moi, personnellement, j’adore quand c’est chapitré, titré. C'est aussi le plaisir de voir Stéphane, à chaque début d’acte, d'imaginer le titrage à l’intérieur du dessin. Pour moi c'était aussi une petite coquetterie et comme on s’est vite rendus compte qu’il y allait avoir une pagination importante, ça fait du bien pour la lecture.

S.S. : Le coté théâtre est présent dès mon premier scénario aussi. On l’avait en tête et Guillaume a proposé ce coté « actes » pour faire une référence au théâtre qu’il y aura après sur la fin du livre. 

C'était un jeu d’intégrer les titres des actes au dessin ?

S.S. : Oui et pour le coup c'était vraiment une idée de Guillaume, de me challenger là-dessus, d’arriver à rentrer cette typo texte dessinée dans un dessin. 

Les premières planches de Lucien donnent un avant-goût de son caractère et de son personnage : absence de paysage et de décors et basées uniquement sur un dialogue...

S.S. : Ça, pour le coup, ça a pas mal changé. Ce qui est marrant, c’est qu’on a commencé le bouquin quasiment trois ou quatre pages après. Il y avait plusieurs entrées, on savait qu’on voulait l’intégrer dans un mouvement.

G.C. : Dans une première version, on voyait Lucien dans son intérieur chez lui. C'était super, les dessins étaient tops mais je pensais que c'était quand-même intéressant de se le garder pour plus tard, quand on découvre l’univers et l’appartement de Lucien. On voulait au contraire au départ se retrouver un peu à créer une empathie vis à vis de lui et la meilleure manière était d’imaginer la perception que les autres pouvaient avoir de lui. Il a un physique un peu à part, les curseurs on les a plus ou moins activés pour que les personnages autour de lui soient méchants ou au contraire très sympa comme Raymond. Mais on n'a pas trouvé mieux que Lucien dans la rue, montrer la façon dont il est perçu et on trouvait qu’en quatre ou cinq planches on arrivait déjà à en avoir une vision assez précise.

S.S. : Il y a eu un petit déclic avec la réflexion de ton fils aussi. Dès le début il y a un gamin qui dit « c’est marrant, il a une tête de ballon de rugby », ça vient de son fils qui, en voyant un de mes dessins a dit ça. Guillaume avait trouvé l’expression assez sympa et on est parti de là. À ce moment s'enclenche la discussion entre la maman et son petit garçon, on le découvre au fur et à mesure. Je sais qu’on avait fait une version ou la première image était le gros plan très serré sur son visage avec les yeux un peu décalés et finalement on est partis sur le fait de ne rien mettre, juste cette page blanche avec le texte.


En quelques scènes, notamment celle avec Raymond la pomme, le personnage de Lucien est cerné...

G.C. : Parfois, on pense dire quelque chose de gentil et agir de façon positive vis à vis de quelqu’un… Le gamin qui dit qu’il a une tête de ballon du rugby, c’est affectueux. Moi je trouve ça assez offensant, la mère c’est pareil. 

Pourquoi situer le récit en 1966 ?

G.C. : Ce n’est pas une volonté d’être à tout prix dans les années 60, mais quand on a fait la chronologie de l’histoire ça nous a paru le plus logique…

S.S. : Il y avait aussi un parfum graphique qui s’est installé et qui fait qu’on s’est forcément retrouvés dans les années 60 à 70, comme avec le  camion Citroën HY. C'est vraiment l’ambiance de mes dessins qui, au fur et à mesure, nous ont fait plonger dabs ces années-là.

Quant au lieu, c'est clairement le Sud...

G.C. : Là aussi on a hésité situer la ville précisément. On a eu peur d'être prisonniers d'un lieu connu et on a créé un endroit dans lequel il y avait forcément un parc.  

S.S. : Au début, j’avais dit à Guillaume qu’on allait être dans une toute petite ville. Je me suis dit qu’en terme de décors j’allais avoir besoin de matos et mon idée première était : on prend une ville près de chez nous, on y va, on la fusille de photos, on s'y installe pour s'imprégner de l'ambiance… Au fur et à mesure, on s’est rendus compte que si vraiment on installait dans une vraie ville on se coupait de nombreuses possibilités. On s’est finalement dit qu’on allait prendre un bout de ça, un bout de ci et on en a créé une autre.

Créditer un dialoguiste sur un album de bande dessinée, c'est plutôt rare...

G.C. : J'ai beaucoup travaillé sur les dialogues alors que d'habitude, en tant que réalisateur audiovisuel, j’ai plutôt tendance à en retirer. De plus, Stéphane vient de la BD muette. J'ai constamment essayé d'aller à l'économie, d’avoir à chaque fois un sous-texte sans pour autant être trop bavard.

S.S. : Guillaume, c'est un psychopathe du dialogue (rires), il les refait deux-cent-mille fois. Je voulais qu’il soit crédité comme dialoguiste parce que je trouve que c’est un vrai boulot, c’est quelque chose qui amène énormément à n’importe quelle narration. Il est humble là-dessus mais il a beaucoup bossé.

G.C. : J’ai appris aussi, parce que c’est ma première BD. J’avais tendance à être un peu trop radical, un peu trop visuel parfois. Il faut quand-même qu’on reste compréhensible en BD, il faut faire de petits ajustements par rapport aux dialogues de cinéma, il y a quand-même de petites subtilités différentes.

Dans les dialogues, il y a également une chanson que vous avez composée...

G.C. : Oui, je voulais faire un petit clin d’œil à mon univers en autocitation, d'autant qu'on n’avait pas à demander de droits. C’est une chanson que j’avais écrite pour ma fille et c’est devenu une chanson des amants, une private joke pour mon maigre public, ceux qui ont acheté mon disque et qui auront la joie de le retrouver… Pour ceux qui la découvriront, il y a encore tout un stock d’invendus qui seront heureux de trouver preneurs.

La planche où l'on passe de la photo craquelée de la maman de Lucien aux branchages des arbres est émotionnellement très forte...

S.S. : Il y a plusieurs choses dans cette planche. D’une part, on a Lucien qui va basculer, suite à de la maltraitance. Il y avait des choses importantes qu’on a trainées depuis le début du scénario, et qu’on ne savait pas trop comment intégrer. Ces éléments se retrouvent sur les murs : la photo de sa maman, le fait qu’il y ait aussi les indications comme quoi il est balayeur, qu’il travaille pour la mairie, le planning où on voit clairement que du lundi au vendredi il ne fait que ramasser les feuilles... Il y avait ce coté flou de cette photo un peu abimée et je me rappelle que je me demandais comment j’allais finir cette séquence. En commençant à dessiner et à composer en faisant un zoom sur cette photo, j’ai accéléré un peu ces effets de craquelures du papier, et ça m’a fait penser à ces branches et j’ai basculé sur celles qu’on va retrouver dans la page d’après.

Avez-vous songé à un moment à une mise en couleurs ?

S. S. : Non pas du tout. C'était une évidence, je l’ai vu d’entrée en noir et blanc. C'était déjà une telle masse de boulot, si en plus il avait fallu le faire en couleur…

Avez-vous trouvé la couverture rapidement ?

S.S. : La couverture ça a été LE passage douloureux dans la relation entre Guillaume et moi. Je l’ai trouvée assez rapidement, mais Guillaume me poussait à en faire et en refaire de plus en plus et on s’est un peu égratignés sur ce passage-là parce qu’il est très exigent aussi. Malheureusement, il est venu sur un chemin qui ne lui appartenait pas trop. (Rires)

G.C. : Il ne faut jamais embêter un dessinateur avec la couverture !

S.S. : Bref, ça a été un moment où on s’est un peu pris la tête, gentiment…  J’en ai donc fait pas mal quand-même.

G.C. : Ça servira pour des rééditions !

S.S. : Je n’en sais rien mais en discutant et en buvant des coups, chaque fois, il me faisait des suggestions. Moi, je vois la couverture comme un parfum, il faut en dire mais pas trop. Il faut bien sûr que ça soit visuel, c’est un exercice très compliqué. On peut être un très bon dessinateur mais sans forcément être un très bon affichiste. C'était délicat parce qu’il fallait trouver à la fois un coté tendre et poétique mais donner un soupçon de quelque chose d’un peu inquiétant quand-même derrière. Pour moi, il fallait que le lecteur soit embarqué par cette douceur tout en se disant qu’il y avait quand-même autre chose qui donne envie d’aller voir ce que c’est. 

C’est difficile de parler de l’album sans spoiler… La description de l'éditeur est très succincte...

G.C. : C’est nous qui avons insisté pour ça. J’ai horreur des synopsis, des résumés, où on se dit « ça y est, j’ai quarante pages déjà qui sont résumées ou expliquées ». C’est aussi à double tranchant, on peut aussi se dire que ça n’en dit pas assez et qu’il y a des gens qui, au contraire, ont besoin d’en savoir plus... Nous, on a vraiment insisté pour qu’il y ait une économie d’informations tout en essayant d’être excitants et de donner envie de lire.

S.S. : Ce qui est un potentiel risque aussi. J’adore quand il y a des gens comme vous qui nous parlent de notre album, c’est là qu’on se rend le plus compte de ce qu’on a fait. Je sais que j’ai une écriture très instinctive donc, quand quelqu'un se penche dessus avec un certain recul, ça m’émeut parce que je me rend compte souvent du parcours et d'une certaine évidence. Au début, j’ai l’impression qu’on écrit sans vraiment savoir où on va.

L’épaisseur de certains personnage comme les deux sœurs, Maria et Carmen, ou Kadeg est presque frustrante, on a envie d’en savoir plus sur leur passé…

S.S. : Ça c’est bon ça ! Maria est là depuis le tout début avant même que je rencontre Guillaume et ça a été tout de suite un de ses coups de cœur. Au début, il aimait presque plus Maria que Lucien. C’est vrai qu’au fur et à mesure qu’on a écrit cette histoire, on se disait qu’on pourrait se faire un « Maria » !

G.C. : Un spin-off !

S.S. : Et un « Kadeg »… C’est vrai qu’il y a deux ou trois personnages comme ça sur lesquels on pourrait s’attarder.

Sortir un album juste avant l'été, une crainte ou une chance ? 

S.S. : On y a réfléchi parce qu’on nous a aussi proposé de le sortir en septembre. J’ai quelques amis libraires et je leur ai posé la question pour savoir ce qu’ils en pensaient entre une sortie en mi-mai, ce qui était prévu au départ, ou en septembre. Leur discours était, qu'en fin de compte, sur une pagination aussi importante, le début d'été n'est pas plus mal parce qu’il y a moins de concurrence qu’en septembre. L’idée c’est qu’il soit encore présent en septembre aussi, ce serait bien. C’est un projet qui est très fort pour moi, très important parce que je le traîne depuis très longtemps et parce que c’est mon premier album adulte, qu’on ne m’attend pas là. Je suis assez excité et impatient de savoir l’accueil qu’il va recevoir, c’est surtout ça qui m’intéresse. Si les gens me disent que c’est un excellent bouquin je serais content.

Guillaume, cette première expérience BD vous a-t-elle donne envie de continuer ?

G.C. : Ah oui ! On a déjà des choses en prévision…

S.S. : Il y a déjà une chose qui est contractuelle. On va en faire un avec les éditions de La Gouttière et là, pour le coup, je reviens au « sans texte ». Il s'agit d'un collaboration avec l'Orchestre de Picardie et l'éditeur qui développent la collection Do Ré Mi Chat, mêlant bande dessinée et musique classique.  D'un autre côté, je me suis aperçu que j’aimais beaucoup travailler pour l’adulte, alors que ça faisait quand même vingt-deux ans que je faisais des bouquins pour la jeunesse et pour les tout-petits. Cette façon de bosser avec Guillaume me plait beaucoup, c’est à dire que je lui transmet un tout petit scénario, et après je lui laisse le champ libre. Il me fait des propositions et on le rebosse ensemble. On a certainement en vue un autre gros livre, plutôt en deux-trois tomes.

On peut imaginer que ce sera chez Delcourt ?

S.S. : On va voir comment ça se passe. Ce qui est marrant, c’est que j'ai un joli succès d'estime avec Anuki. C’est quand-même une niche, c’est compliqué quand c’est pour les tout-petits. Quand j’ai commencé à publier via les réseaux sociaux des dessins plus adultes, j’ai commencé à avoir des contacts éditoriaux et un attrait sur cette écriture-là, picturale. Il y a d’autres éditeurs mais ça s’est très bien passé avec Delcourt, j’aime beaucoup cette collection Mirages. Pour la petite histoire, je ne savais pas que Alix (De Sanderval, NDLR) était éditrice. Un jour, sur Facebook, je vois une interview d'elle en tant qu’éditrice, c'était au moment où on finissait le projet. Je lui envoie un message en lui demandant si ça l’intéressait de lire Lucien. Là, elle me répond : « oui, carrément, et puis ça fait longtemps que j’avais envie de te proposer quelque chose d’adulte mais par rapport à Pascal Mériaux (Créateur des éditions de la Gouttière, NDLR), je n'osais pas trop ». Deux heures après, elle nous rappelle et nous dit qu’elle n’a pas pu décrocher et qu’elle va le présenter à Guy (Delcourt, NDLR). J’imaginais qu’on allait avoir trois semaines d’attente mais deux heures après Guy a donné son accord et donc en quatre heures, tout était bouclé. Pour Guillaume, c'était alléluia, il arrive et boum dans la collection Mirage (rires).

Et ça ne se passe pas toujours comme ça (rires) ! Alix de Sanderval a-t-elle suivi votre projet pas à pas ?

S.S. : Là on ne peut pas dire non. Ça a été très sympa.

G.C. : Beaucoup de libertés mais un suivi constant et précis, c'était bien, c'était confort.

S. S. : Nous n’étions pas tout le temps d’accord sur tout mais sa force de proposition, que ce soit dans les textes ou autres ou sur la mise en scène, était très intéressante. Laurène de la Crompe (Assistante d'édition chez Delcourt, NDLR),  a aussi suivi attentivement ce projet.








Propos recueillis par L. Gianati

Bibliothèque sélective

Lucien (Sénégas/Carayol)
Lucien

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Blast
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