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« J’ai été un peu traumatisée par Le Voyage de Chihiro »

Entretien avec Paru Itagaki

Propos recueillis par E. Klein Interview 26/02/2019 à 10:43 3751 visiteurs

Jusqu'où la vraie nature peut-elle être refoulée ? C'est l'une des questions que Paru Itagaki pose dans Beastars, dont les deux premiers tomes viennent de paraître aux éditions Ki-Oon. C'est paré d'un masque en forme de coq que l'autrice, tout droit venue du Japon, a répondu à quelques questions sur cette série déjà multi-primée au pays du soleil levant.



Nous découvrons Beastars tandis que vous découvrez la France…

Paru Itagaki : Beastars, c’est un manga qui parle de la cohabitation forcée entre des carnivores et des herbivores qui ont des règles très strictes afin que les carnassiers ne mangent pas leurs voisins. Sauf qu’ils sont obligés de réprimer leurs instincts en permanence ! Dans ce monde très particulier, on a une histoire d’amour qui se développe entre un loup et une lapine. C’est le concept de mon manga. Et oui, c’est la toute première fois que je viens en France !

Les premières pages de Beastars font clairement penser à un Shôjo ou un Shônen. La suite fait pencher l’histoire vers un Seinen…


P.I. : Au Japon, le genre shōnen, en particulier dans les hebdomadaires, c’est le genre roi, et qui touche le plus de monde et de lecteurs. Je me suis effectivement lancée dans un nouveau défi puisque c’est un genre qui est très peu traité dans ce type de magazines. Mais pour moi, c’est ce qui est le plus naturel, ce qui me vient le plus facilement.

Connaissez-vous Rumiko Takahashi, Grand Prix de la ville d’Angoulême 2019 ?

P.I. : Moi je connais surtout Juliette je t’aime, le manga que j’ai lu chez moi, qui met en scène de nombreux personnages très différents, dépeints avec beaucoup de tendresse, de façon très intéressante et drôle. C’est ça qui m’a beaucoup touché dans l’œuvre de Rumiko Takahashi.

Vous portez un masque de coq : une allusion à la France ?

P.I. : En fait, vous découvrirez dans le volume 3 qu’il y a une histoire courte qui a pour héroïne une poule qui s’appelle Légome et qui m’a servi de modèle pour ce masque. C’est une histoire qui a eu beaucoup de succès au Japon et que j’aime aussi personnellement. Je suis contente de savoir que ça a un rapport direct avec la France.



Existe-t-il des animaux que vous vous interdisez de dessiner ?

P.I. : Pour dire la vérité, j’ai été un peu traumatisée par Le Voyage de Chihiro de Ghibli et maintenant j’ai peur des cochons ! J’aurais du mal à faire apparaître des personnages de cochons dans mes histoires.

Une patte de chien à la place de la pomme d’une célèbre marque d’ordinateur, c’est l’un des nombreux traits d’humour qui parsèment le récit…


P.I. : En fait le manga, contrairement au film, c’est une façon de raconter une histoire où l’on peut revenir en arrière autant qu’on veut et s’arrêter autant de fois qu’on veut sur les pages. J’aime bien mettre beaucoup de petits détails qui peuvent être découverts à la relecture. Et ça me permet également d’approfondir le monde dans lequel vivent mes personnages.

Vous indiquez à la fin du tome un que l’un des personnages a été inspiré par Mathieu Amalric. Connaissez-vous bien le cinéma français ?

P.I. : J’aime beaucoup le cinéma et donc j’ai regardé pas mal de films, et parmi eux pas mal de films avec des acteurs français. Je trouve que c’est un pays qui donne une saveur particulière à son cinéma.

Lisez-vous de la bande dessinée franco-belge ?


P.I. : J’aime beaucoup Nicolas de Crécy, Pénélope Bagieu, Bastien Vivès…



Propos recueillis par E. Klein

Beastars
1. Vol. 01

  • Currently 4.20/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 4.2/5 (5 votes)

Beastars
2. Vol. 02

  • Currently 4.75/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 4.8/5 (4 votes)