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Paris de case en case

Entretien avec Olivier Petit

Propos recueillis par L. Gianati et L. Cirade Interview 11/12/2017 à 09:47 4931 visiteurs
Si vous en avez assez des guides de voyage austères dans lesquels on retrouve les mêmes infos, les mêmes lieux à visiter ou les mêmes - pas toujours - bonnes adresses, Le Guide de Paris en bande dessinées est fait pour vous ! Anecdotes croustillantes et instructives, histoires courtes en trois planches, style rédactionnel agréable et jamais pompeux, ce joli ouvrage sorti aux éditions Petit à Petit a tout du cadeau de Noël idéal, pour les provinciaux... et même pour les parisiens un tant soit peu curieux ! Et qui de mieux qu'Olivier Petit, éditeur comblé, pour nous parler de son dernier projet...


À qui est destiné ce guide de voyage ?

Olivier petit : Même si, au début, j'ai souhaité réaliser un guide touristique, cet album est destiné au grand public. J'ai voulu intéresser les gens, quels qu'ils soient, par le biais de l'anecdote, comme le ferait un bon guide touristique ou un bon prof d'Histoire. C'est d'ailleurs ce que je veux faire avec toutes mes collections Docu BD et là, plus particulièrement, avec la découverte de Paris. Le constat était simple : quand on se balade dans Paris, on voit des tas de choses toutes aussi fabuleuses les unes que les autres et finalement, on ne sait pas grand chose à leur sujet. L'idée est donc de susciter la curiosité, d'accélérer les envies avec la volonté de découvrir et de se cultiver. Je n'ai pas la prétention de faire un ouvrage exhaustif mais juste de donner l'envie d'aller voir, que l'on soit parisien, provincial ou étranger. La bonne idée est de lire ce guide un peu avant, puis de l'amener sous le bras pendant la visite de Paris. C'est pour ça qu'il contient tous les éléments du guide de voyage comme le plan du métro. Il est également rempli de petites anecdotes comme le fait de savoir pourquoi les carreaux sont blancs dans le métro.

À l'intérieur du guide, on trouve une partie rédactionnelle mais également une partie BD...

O.P. : Oui, la partie BD permet de rendre le guide plus accessible. On possède tous des guides touristiques, comme le Lonely Planet ou le Guide du Routard et, sincèrement, c'est juste chiant car ils contiennent beaucoup de texte, toujours avec les mêmes photos. Il n'y a surtout pas ce côté ludique où l'on raconte des histoires. La BD a cela d'extraordinaire avec des héros, des repères dans le temps, des expressions particulières. Et quand on a un récit, avec un début, un milieu et une fin, il y a aussi une petite chute. Par exemple, plutôt que de raconter comment s'est construite la Tour Eiffel, j'ai préféré raconter comment quelqu'un l'avait vendue à des ferrailleurs.

Comment s'est constituée l'équipe rédactionnelle ?

O.P. : J'ai eu l'idée de cet ouvrage au mois de mai 2017. Et quand j'ai une idée, je veux qu'elle se réalise le plus vite possible. Comme l'a dit Roland Moreno, inventeur de la carte à puce, quand quelqu'un a une bonne idée, deux cents autres l'ont également mais un seul va la réaliser. J'ai donc appelé six copains scénaristes pour leur proposer ce projet. J'avais déjà décidé des lieux qu'on allait traiter ainsi que quelques anecdotes en tête. Puis on a travaillé avec des dessinateurs, trois planches chacun, et on s'est tous mis au boulot ensemble.

Quelle a été la ligne directrice donnée à cette équipe ?

O.P. : C'est simple : qu'on raconte une histoire sous forme de bande dessinée, comme si on la racontait à un gamin, à une copine ou à un père. Et on doit susciter l'envie et la curiosité. On a dû retravailler beaucoup de chutes, beaucoup de fins, beaucoup de tournures. Je voulais des textes courts et dynamiques. On a ensuite travaillé avec des rédacteurs pour toute la partie documentaire. Même pour cette partie, on a voulu un style léger, pas du tout pompeux, ni historique ou scientifique. Par contre, tout ce qui est dit est vrai. Puis on a cherché d'autres anecdotes sans oublier que cet ouvrage est aussi un guide de voyage en se posant ce genre de question : quand on est devant la Cathédrale de Notre-Dame, qu'y a-t-il dans le quartier ?

Est-ce un livre que vous préférez voir dans le rayon BD ou dans le rayon Guide de Voyage ?

O.P. : Dans les deux bien sûr ! (sourire) Partout, j'aimerais le voir en tête de gondole. J'aimerais aussi que ce soit un livre qu'on se passe de main en main, qu'on puisse l'offrir ou le laisser sur la table du salon.

Pour l'amener avec soi, n'avez-vous pas imaginé une version souple plutôt qu'une version cartonnée ?


O.P. : Peut-être plus tard oui. Pour l'instant, on est en fin d'année, Noël approche, et j'avais envie que les lecteurs aient envie de le prendre dans les mains. J'ai donc préféré faire un cartonné à dos rond pelliculé mat. Je pense que quand on le prend dans les mains, on ne le lâche plus et qu'il donne presque envie d'en prendre un deuxième pour l'offrir à son père. (sourire) Qu'il y ait une version souple cet été, enrichi de nouvelles bonnes adresses, pourquoi pas... Tout dépendra de l'accueil du public.

Comment faire le choix des lieux abordés dans le livre pour une ville comme Paris ?

O.P. : De façon très simple, j'ai recensé les trente lieux les plus visités. J'ai pris ces infos à l'Office du Tourisme et sur le site internet de la Ville de Paris.

Comment avez-vous effectué le casting des dessinateurs ?


O.P. : J'ai voulu faire un ouvrage mondial. Je n'ai pas souhaité que l'histoire de Paris ne soit racontée que par des français. J'avais besoin d'avoir une vision étrangère, Paris étant une "ville-monde". J'ai donc été sélectionner des dessinateurs aux quatre coins du monde par différents intermédiaires : des coréens, des japonais, des italiens, des espagnols, un algérien, un grec...

Comment se sont-ils documentés ?

O.P. : Ce sont tous des gens qui connaissent Paris.

Ont-ils eu le loisir de choisir le lieu qu'ils souhaitaient illustrer ?

O.P. : Oui. Évidemment, ceux qui se sont décidés les premiers ont eu plus de choix que les derniers. (sourire)


Il y a une prédominance de dessins réalistes...


O.P. : Je souhaitais qu'il y ait une certaine cohérence graphique. Je n'aime pas les collectifs dans lesquels on passe d'un gros nez à quelque chose de très réaliste, quand tout est trop déstructuré. On a beaucoup soigné la maquette, on a réfléchi longtemps à la typo, la couleur, la photo...

Après Paris, d'autre villes sont prévues...


O.P. : Oui mais j'attends d'abord de voir l'accueil pour celui-ci. Les journalistes m'en ont déjà réservé un  plutôt positif, ce qui est intéressant. Si tout fonctionne comme je le souhaite, j'ai envie d'aborder d'autres villes touristiques françaises ou étrangères comme Barcelone, Lisbonne, Rome... Il y a une vraie jouissance créative avec ce guide et maintenant que j'en ai fait un, j'aimerais en faire plein d'autres.

Trouver des anecdotes sur Prague, par exemple, risque d'être un peu plus compliqué...

O.P. : Oui, mais le but du jeu est de travailler avec des locaux. Je me suis d'ailleurs rendu récemment à Francfort pour ça. Pour faire découvrir une ville, il faut que des gens sachent en parler et ne pas faire un copier-coller d'un guide de voyage existant. J'ai pu décrocher des dessinateurs espagnols pour Barcelone, un chef de projet barcelonais...

Ce guide de Barcelone est-il amené à être traduit en espagnol ?

O.P. : J'espère sincèrement qu'on va arriver à trouver un éditeur espagnol pour le co-éditer. Tout ça est un peu plus compliqué mais en revenant de Francfort, on a eu de bonnes touches. On a également des projets concernant des villes asiatiques.

Les collectifs sont vraiment la marque éditoriale de Petit à Petit...

O.P. : Oui, et je ne lâche pas l'affaire. Cela fait vingt ans que je fais du collectif alors que pendant des années j'ai entendu dire qu'on n'aimait pas les collectifs. Et maintenant, tout le monde s'y met. Le collectif permet de construire rapidement un album. Je ne suis pas un vrai éditeur puisque je suis graphiste de formation donc plutôt un créateur. Tout ce que j'ai fait depuis le début, c'est de la création avec l'envie de rendre la culture accessible au plus grand nombre. Il y aussi une certaine idée de transmission à mes enfants avec des livres comme Les Contes Arabes ou Les Contes Asiatiques, Les poèmes de Baudelaire, Le Cid de Corneille... Comme je suis fan de BD, je m'en suis servi pour réaliser ces projets. Je pense avoir un rôle social, plus qu'un rôle d'imprimeur de livres ou de revendeur de livres en tête de gondole.

Quel est votre sentiment quand vous voyez aujourd'hui tous les dessinateurs reconnus qui ont au départ réalisé quelques planches dans vos albums ?

O.P. : Quand je me pose dans un festival, je vois passer une multitude de mecs qui ont démarré chez moi, et des bons... J'ai la liste de tous ceux que j'ai pu lancer, environ 400 dessinateurs.

Dans Le Guide de Paris, il y a beaucoup de jeunes dessinateurs dont la plupart sont inconnus...


O.P. : C'est le but du jeu. C'est une façon de leur mettre le pied à l'étrier. Tous se passe par mail et je profite de festivals comme celui de Quai des Bulles pour en rencontrer certains physiquement. Je propose du format court, je rémunère et je donne des droits, tout se passe donc très bien.

L'auteur de la couverture, Jim, est néanmoins plus connu que les autres...


O.P. : Ce n'est pas pour cette raison que je l'ai choisi, c'est juste parce que j'adore son dessin. Je voulais que cet album reflète la douceur de passer un week-end à Paris. Quand on est provincial et qu'on souhaite venir à la capitale avec sa copine ou ses enfants, on ne pense ni à la pluie ni à la pollution, on voit le coucher de soleil sur la Tour Eiffel. Et je suis vraiment fan des couleurs de Delphine, je trouve ça très reposant. Rien n'a été laissé au hasard.

Quels sont vos autres projets ?


O.P. : Je prépare Le Guide de 14-18 qui va sortir en janvier. Je propose la découverte de la première guerre mondiale avec 150 pages de BD, une vraie fiction, et la présentation de tous les lieux de mémoire en France. Tout est parti d'un simple constat. J'ai un copain qui habite près de Verdun. Quand je suis allé le voir, je lui ai demandé où l'on pouvait voir des tranchées car je ne savais pas où les trouver. Je me suis étonné qu'il n'existe pas de guide approprié. 2018 est la dernière année de la commémoration et un couple d'artistes m'a proposé une histoire complète qui démarre au moment de la mobilisation et se termine avec le dernier poilu. J'ai séquencé cette histoire avec des pages de documentation. On va donc brosser l'ensemble de la Guerre de 14-18 dans un Guide comme celui de Paris avec tous les lieux de mémoire à voir, plus de 70. J'ai aussi prévu pour la prochaine Coupe du Monde de football, en partenariat avec France Football, Le Guide de la Coupe du Monde. J'ai recensé les trente moments mythiques de la Coupe du Monde que je raconte en docu BD. On ne va pratiquement voir ni ballon ni pelouse mais des petites histoires qu'on ne connaissait pas forcément. Par exemple, Schumacher était complètement dopé quand il a dégommé Battiston. Il s'était aussi énervé parce que l'ascenseur ne marchait pas, qu'il n'avait pas son maillot fétiche. Il aurait dit en rentrant sur le terrain : "J'espère que personne va me faire chier." Il y donc eu trente dessinateurs à trouver. C'est un album qui sortira au mois de mai prochain. J'aurai 25 sorties en 2018, on est repartis sur une bonne cadence de production, le concept de docu BD plait énormément.



Propos recueillis par L. Gianati et L. Cirade

Bibliographie sélective

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