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Fred Bernard adapte François Roca

02/09/2009 24 planches

C’est un conte pour les grands où s'entrechoquent le monde des pirates, l’amour, les mystérieuses communautés chinoises et le mystère du règne végétal, « la nature et l’homme faisant décidément mauvais ménage »nous rappelle l’auteur. L’ensemble donne un album troublant : la poésie des mots contraste avec la cruauté des faits. La force des dessins exacerbent la violence de certaines scènes et la rigueur des expressions.

FOCUS

« Je savais qu’avec la collection « Mirages », l’histoire n’allait plus du tout être destinée aux enfants. C’est la raison pour laquelle j’ai pu réintégrer cette histoire d’amour. Ce fut d’ailleurs ma première motivation pour reprendre l’histoire sous forme de bd. Et puis j’avais également envie de la remettre en scène. Je voulais montrer plus, c’est plus cru ». Quelles sont les limites du territoire de l'homme, territoire corporel ou géographique ? Par son corps, l'homme appartient au monde qui l'entoure, il fait partie de territoires qui s'entremêlent et s'hybrident, où les circulations se croisent. La représentation du corps, qu'il soit paysage de soi, de son identité culturelle, qu'il devienne lui-même paysage ou objet de métamorphoses, est toujours au cœur de la création contemporaine comme elle l'a été au travers le temps. Amédée devient vert au fil des pages « précisément parce qu’il n’est plus irrigué par du sang mais par la sève. Cette couleur, par ailleurs, faisait ressortir les tatouages. » L’homme bonsaï est l’adaptation bd de l’un des textes de Fred Bernard (initialement paru en 2003 sous la forme d’un album jeunesse et illustré par François Roca). L’auteur nous explique qu’ « au départ il s’agit d’un cauchemar dans lequel un arbre me poussait sur la tête. Je perdais mes cheveux, mes cils, mes sourcils, tous mes poils et je maigrissais à vue d’œil, et cet arbre qui poussait et qui allait me tuer ! Ce cauchemar m’a permis de faire basculer l’histoire dans le fantastique, tout en gardant les ingrédients des livres de pirateries classiques que j’aime tant ».

Fred Bernard signe ici texte et dessin, les couleurs sont de Delphine Chéru. L’auteur a choisi cette coloriste « parce que j’aimais beaucoup son travail et que je souhaitais quelque chose de très simple. Notamment sur les tentures, les tissus que j’avais pris le soin t’étudier et puisque je savais que l’album allait être en couleur, je me suis attardé sur certains détails. Elle –même a fait des recherches sur les tissus asiatiques pour restituer au plus près la couleur. C’est un ensemble très cohérent. » Au-delà du plaisir de l’aventure, ce livre pousse le lecteur à s’interroger sur le sens de l’existence – la vie ne vaudrait-elle d’être vécu que parce qu’elle a une fin ? –, l’unité du vivant – Amédée le Potier, devenu homme-arbre, prend racine dans les flots de l’océan –, et le besoin impérieux de la transmission. Enfin lorsque l’on demande à F. Bernard s’il a définitivement tourné la page de « Jeanne Picquigny » , il ne peut répondre, navré, qu’il ne parvient pas à récupérer les droit sur cette histoire mais que la suite est plus que prête !