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C omment trouver sa place en grandissant parmi six garçons tout en étant curieuse et avide de découvertes, dans une société qui relègue les femmes aux rôles de génitrice ou de faire-valoir ?
C'est à cette difficile question, et à bien d'autres encore, que Céleste va être confrontée... Son Odyssée peut commencer !

Cela débute comme un conte médiéval. Celui d'une géante au milieu d'individus tout à fait ordinaires. Très vite, un beau-parleur filou, un château, des geôles, un chevalier et... pas de princesse en détresse. L'histoire imaginée par Jean-Christophe Deveney sort des sentiers battus tout en respectant les codes du genre. Tandis que Núria Tamarit appuie et accentue la démesure de leur héroïne par sa mise en page, via le hors champ en y faisant déborder son visage ou son corps, le scénariste s'en sert comme déclencheur. Lors de sa première excursion dans la vallée, cette différence dévoilera la cupidité des hommes, leur méfiance, leurs mensonges et leur lâcheté, autant de caractéristiques qu'elle croisera plus qu'à son tour. Mais les auteurs jonchent aussi son parcours de rencontres avec des personnages bien plus intéressants. À leur contact, la quête identitaire, l'un des moteurs originels de l'adolescente, mute en un voyage initiatique qui lui fera parcourir le monde. Et grâce à eux, elle trouvera la force d'avancer, de remettre en question l'ordre établi et de se dépasser. Le fanatisme religieux, l'inégalité et l'injustice du patriarcat, la dérive d'un féminisme qui reproduit ce qu'il combat côtoient l'ouverture à la culture, aux arts et à la scène, le développement de l'imaginaire par les récits, la transmission, l'exploration etc. Le scénario foisonne de thèmes, très actuels, sans jamais manquer de liant.

Suivre les pérégrinations de Céleste se révèle être un réel plaisir. Chacun des douze chapitres qui composent ce récit fort et plein d'humanité s'avère parfaitement découpé. Le travail sur le rythme autant que la lisibilité montre une précision impeccable. Les respirations, les scènes d'action, les moments de contemplation sont dosés avec intelligence et s'enchaînent avec une fluidité sans faille. Portées par le trait aéré et expressif de Núria Tamarit (Et le village s'endort... ), les cent-quatre-vingt-douze (!) planches dégagent une atmosphère envoûtante qui rappellera La Saga de Grimr (de Jérémie Moreau chez Delcourt, Fauve d'or 2018), Beauté (Hubert et les Kerascoët) ou L'Âge d'Or (Cyril Pedrosa). Si ces comparaisons peuvent paraître flatteuses, elles témoignent avant tout du soin apporté par l'artiste ibère aux couleurs, aux décors - les ciels, de jour comme de nuit, sont superbes - jusqu'aux pages de garde et, plus généralement, à ses compositions qui garantissent une immersion totale. Une invitation au rêve dont la poésie saisit jusqu'à l'ultime case.

Avec Géante, Núria Tamarit et Jean-Christophe Deveney revisitent les contes en alliant, avec bonheur et talent, le fond et la forme. Ils livrent la destinée, immense, d'une femme en quête de liberté et de paix. Un livre à ne simplement rater sous aucun prétexte.

Par M. Moubariki
Moyenne des chroniqueurs
8.0

Informations sur l'album

Géante - Histoire de celle qui parcourut le monde à la recherche de la liberté

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L'avis des visiteurs

    Yovo Le 04/07/2020 à 12:07:10

    Pour être honnête, tout ne m’a pas complètement plu dans « Géante ». Mais je n’ai pas envie de critiquer cette très belle BD dont la lecture est un vrai plaisir.

    Le dessin au trait clair et tout simple possède un charme fou et ses couleurs légères l'embellissent avec bon goût. Un dessin parfaitement adapté à ce conte initiatique. Les personnages sont marquants et bien croqués, les décors agréables et l’ensemble, parfois épique, ne manque ni de souffle ni d’humour.

    J’ai quand même pu ressentir ici ou là un léger amateurisme dans la réalisation : par exemple, Céleste est censée faire 20 mètres de haut mais n’a pas l’air d’en faire plus de 4 ou 5 dans certaines séquences. Je sais que le dessin ne se veut pas réaliste, mais je pense que sa taille de Géante est un élément prépondérant qui aurait mérité d’être un peu plus soigné. Cela dit on peut aussi considérer que ce côté « bricolage » donne à l’album un petit cachet artisanal sympathique.

    Après – et ce point se discute – la forme générale de l’histoire est très enfantine. C’est bien en soi, mais cela empêche d’après moi les sujets de fond d’émerger. De nombreuses questions passionnantes sont posées, comme la différence, l’émancipation, l’accomplissement, la liberté, le dogmatisme… avec en point d’orgue un saisissant plaidoyer féministe. Et je trouve que ce contenu ô combien fécond est affaibli par cette forme très naïve. Si la richesse scénaristique avait été creusée et traitée de façon plus mature elle aurait sans doute atteint une vraie profondeur qu’elle ne fait ici qu’effleurer.

    Toutefois, ce que l’histoire perd en réflexion elle le gagne en tendresse. En cela « Géante » est pleinement réussit et reste une œuvre aussi belle que poétique à lire et à relire et (s’)offrir.

    MariannePut Le 12/06/2020 à 15:29:42

    un dessin original et ondulant et des couleurs chaudes pour raconter cette histoire pleine de tendresse et d'originalité, de délicatesse et de grandeur.