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Toute la bande dessinée

Les artilleuses 1. Le Vol de la Sigillaire

05/03/2020 2453 visiteurs 6.5/10 (2 notes)

À Paris en 1911, il n'est pas rare d'acheter son journal auprès d'une fée, d'aller le feuilleter en buvant un thé servi par un gnome tout en donnant quelques miettes à becqueter à des dragonnets. Bienvenue dans un univers singulier et enchanteur, qui n'empêchera cependant pas un trio de charmantes braqueuses de dérober, en utilisant l'artillerie lourde, la sigillaire, un bijou qui semble susciter de l'intérêt pour beaucoup trop de fripouilles.

Se fier au joli minois de Lady Remington, se régaler devant les très belles gambettes de Miss Winchester, ou succomber face au sourire enjôleur de Louison pourrait en condamner plus d'un. Un peu à l'image de ses personnages chimériques capables de passer de l'Outremonde à la terre, Pierre Pevel profite également de cette "passerelle" surnaturelle pour sauter provisoirement du roman à la bande dessinée. L'écrivain des Lames du Cardinal et de Haut-Royaume, certainement un des plus populaires de fantasy hexagonale et probablement le plus apprécié, puise ses idées ici et là dans ses récits pour raconter une histoire qui s'apparente comme deux gouttes d'eau à un spin-off de "son" Paris des Merveilles. Dans un cadre presque idyllique qui mêle les espèces, les machines volantes et les hybrides en tous genres, il brosse le portrait et narre les péripéties de trois cambrioleuses en jupons, sachant bigrement mieux se servir d'engins explosifs et d'armes à feu que de leurs poudriers. La trame, ficelée autour de la fauche commanditée de ce qui s'apparente à une sorte d'amulette précieuse, est, à ce stade de la lecture, aussi simpliste qu'elle est dynamique.

Les trognes naturellement cocasses des uns, les postures caricaturales et les expressions des autres, autorisent le jeune public, tout autant que leurs aînés, à s'engouffrer en toute simplicité dans cet étonnant monde imaginaire. Le coup de crayon très humoristique d'Étienne Willem (Les ailes du singes, La fille de l'exposition universelle), les perspectives opérées par rapport aux arrière-plans, ainsi que les cadrages sur certaines scènes majeures sont une petite sucrerie pour les yeux. Et que dire, si ce n'est "beau", du travail de Tanja Wenisch et des couleurs vives qu'elle a su donner aux protagonistes, leur apportant, ainsi, un indéniable relief.

Le vol de la sigillaire, premier coup de pétard de ces surprenantes Artilleuses, parvient à poser les fondements de ce qui pourrait devenir par la suite, particulièrement explosif.

Par D. Roy
Moyenne des chroniqueurs
6.5

Informations sur l'album

Les artilleuses
1. Le Vol de la Sigillaire

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L'avis des visiteurs

    Shaddam4 Le 16/03/2020 à 11:12:00

    Les Artilleuses, de retour d’une escapade au Nouveau Monde, entrent en action par un retentissant braquage à la Banque de Paris et de Broceliande. Depuis que l’Outremonde a été découvert, les humains côtoient fées, ogres et dragons dans le Paris de la Belle époque… mais si la magie nappe ce nouveau contexte, les grosses pétoires et explosifs tout ce qu’il y a de plus classiques restent ce qu’on a trouvé de mieux pour faire sauter un coffre. Et n’en déplaise aux Brigades du Tigre, les Artilleuses sont très douées pour cela!

    Mon entrée dans les créations du nouvel éditeur Drakoo porté par le célèbre Arleston (le scénariste de Lanfeust de Troy) avait mal commencé avec un premier tome de Danthrakon que j’avais trouvé particulièrement faible… Fort heureusement cette nouvelle série relève très bien le niveau en proposant une nouvelle série (courte, probablement prévue en cycles si le succès suit) qui comporte tout ce que j’aime dans les mondes imaginaires: de l’historique teinté d’uchronie et de steampunk.

    Très clairement la grande force de cet album est la richesse de son background qui se ressent dès la première page. Ce n’était pas gagné tant le travail de romancier et de scénariste BD n’est pas le même et la tentation de vouloir mettre tout son monde dans quelques planches pouvait mener Pierre Pevel à la surcharge. Ce n’est pas le cas et le scénariste sait n’utiliser que le nécessaire en laissant dans le hors-champ et les allusions tout ce qui n’a pas lieu d’être représenté. Il en ressort une grande consistance et cohérence de ce monde dont on ne saura sans doute encore pas grand chose au terme des trois albums prévus mais dont les personnages, la chronologie et le design général sont particulièrement alléchants. Comme souvent dans les albums réussis, l’autre point fort porte sur les personnages, ces artilleuses très sympathiques, notamment la fée au style gavroche empruntant vaguement à Loisel dans ses formes et son style parigot. Leur interaction fonctionne à merveille même si l’action tonitruante nous permet peu de les connaître. [...]

    Lire la suite sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/03/15/les-artilleuses/

    clemlal5 Le 09/03/2020 à 13:08:37

    L'album, dans son ensemble, est plaisant à lire et laisse une bonne impression en fin de lecture. L'univers est, à ce stade, encore inabouti et on distingue encore mal l'intérêt de l’irréel dans le réel. Le dessin manque un peu de finesse tout comme le scénario. La critique est facile et nous verrons comment le deuxième tome se distingue du premier et ajoute ce petit plus qui le fera monter d'un cran.

    Saigneurdeguerre Le 03/03/2020 à 23:09:18

    Paris des Merveilles, 1911.

    Pratiquement un siècle que l’Outremonde a été découvert. Cet événement a changé le cours de l’histoire. Gnomes, Elfes, Ogres et autres vivent, avec plus ou moins de bonheur, parmi les humains.

    Rue des Saules rieurs se trouve la Banque de Paris et de Brocéliande (BPB). C’est là que moi, Lady Remington, Anglaise de souche, et mes amies et complices, l’Américaine, miss Winchester et la Française, Mam’zelle Gatling, avons décidé d’effectuer un « retrait » qui devrait nous assurer quelques « modestes » moyens de subsistance pour le restant de nos jours. Alors que la banque venait de fermer ses portes, nous avons frappé avec insistance pour qu’on nous ouvre et que l’on daigne nous servir comme nous l’entendions. En insistant un peu et grâce au charme de quelques pistolets et bâtons de dynamite, le personnel nous a laissées vaquer à l’objet de notre visite : un retrait de quelques liquidités… Et le contenu du coffre individuel 248… Nous ignorions alors à quel point ce que nous avions trouvé là allait compliquer notre existence qui aurait dû être bien paisible…

    Critique :

    Le scénario du Français Pierre Pevel nous fait découvrir un Paris qui sera familier à ceux qui ont connu la série télévisée « Les Brigades du Tigre » … Mais avec une dimension steampunk et un univers féerique en prime. Ces trois Artilleuses, aux caractères bien trempés et aux personnalités très différentes, ne manquent ni de charme ni de ressources, que l’on découvre au travers d’une aventure rocambolesque où l’on n’a aucun mal à accepter la présence, entre autres, de gnomes, fées, enchanteurs...

    Le Belge Etienne Willem, par son dessin, donne vie à cet univers. Une vie trépidante, pleine d’action, de mouvement et de charme, le tout très début de XXe siècle… quelque peu amélioré avec la présence d’éléments très steampunk, mais ce serait dommage de vous révéler lesquels, n’est-ce pas ? Son dessin humoristique n’enlève rien au charme de ces trois héroïnes. Les actions dans cette histoire ne sont pas sans me rappeler un Jean-Paul Belmondo dans ses films les plus déjantés. Véhicules, décors, personnages, tout est merveilleusement dessiné avec beaucoup de détails très peaufinés. Etienne Willem, grand fan de steampunk, a pris son pied. Il ne nous reste plus qu’à l’imiter en plongeant avec délice dans cette aventure qui, je l’espère, en appellera beaucoup d’autres !

    L’équipe ne serait pas complète sans l’Allemande Tanja Wenish qui s’est chargée de donner des couleurs splendides à cette histoire qui n’en est qu’à ses débuts avec le tome 1.