Cher lecteur de BDGest

Vous utilisez « Adblock » ou un autre logiciel qui bloque les zones publicitaires. Ces emplacements publicitaires sont une source de revenus indispensable à l'activité de notre site.

Depuis la création des site bdgest.com et bedetheque.com, nous nous sommes fait une règle de refuser tous les formats publicitaires dits "intrusifs". Notre conviction est qu'une publicité de qualité et bien intégrée dans le design du site sera beaucoup mieux perçue par nos visiteurs.

Pour continuer à apprécier notre contenu tout en gardant une bonne expérience de lecture, nous vous proposons soit :


  • de validez dans votre logiciel Adblock votre acceptation de la visibilité des publicités sur nos sites.
    Depuis la barre des modules vous pouvez désactiver AdBlock pour les domaine "bdgest.com" et "bedetheque.com".

  • d'acquérir une licence BDGest.
    En plus de vous permettre l'accès au logiciel BDGest Online pour gérer votre collection de bande dessinées, cette licence vous permet de naviguer sur le site sans aucune publicité.


Merci pour votre compréhension et soutien,
L'équipe BDGest
Titre Fenetre
Contenu Fenetre
Connexion
  • Se souvenir de moi
J'ai oublié mon mot de passe
Toute la bande dessinée

Karmen

02/03/2020 1285 visiteurs 6.0/10 (1 note)

K armen exécute les desseins de Ceux d’En Haut. Pour ce faire, elle descend ici-bas pour accompagner les âmes dont elle a la charge. Mais Karmen n’est pas qu’une simple Enregistreuse du service du Karma, elle veut changer le Rouge en Bleu… !

Guillem March signe un album étrange avec un scénario aux airs d’auberge espagnole où les considérations sur le suicide, les erreurs de l’existence, la destinée, l’amour, les autres, les choix manqués, le productivisme, la réincarnation… s’entremêlent à l’envi avec une pointe de confusion. Parfois maladroitement, il arrive cependant à donner de la cohérence à un récit trop riche pour ne pas révéler une part de personnel. Le choix narratif peut déconcerter ; toutefois, il permet une certaine légèreté dans le traitement de la mort comme de son corollaire, la vie. Dans un registre similaire, son graphisme totalement maîtrisé, réaliste ou… surréaliste selon les séquences, offre des cadrages et des perspectives hérités des comics qui dynamisent véritablement l’histoire et permettent d’en achever le cours afin d'en apprécier la fin.

Même avec un peu de recul, Karmen possède ce petit quelque chose d’indéfinissable qui laisse l’album entre deux eaux ; mais, vouloir le résumer uniquement à son esthétique serait par trop réducteur.

Par S. Salin
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

Karmen

  • Currently 4.71/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 4.7/5 (7 votes)

Poster un avis sur cet album

Votre note :
Vous devez être connecté pour poster un avis sur le site.

L'avis des visiteurs

    Rody Sansei Le 29/03/2020 à 15:05:07

    Un premier tiers vraiment très bon (original sur tous les plans), puis un deuxième tiers où on espère ne pas déjà deviner la fin, et enfin le dernier tiers qui tombe dans la niaiserie.
    Au final, j’ai un avis très mitigé et c’est le début de l’histoire qui me reste en tête, heureusement (d’où la note).

    SAHYVES Le 03/03/2020 à 15:55:36

    Le sujet délicat du suicide et de ses conséquences est abordé de façon délicate et intelligente.
    J'ai été totalement séduit par le mécanisme narratif, qui pourtant démarre sur un parti-pris assez "casse gueule" : l'héroïne sera totalement nue durant la majeure partie de l'album.

    Tout ceci fonctionne à la perfection, la nudité est bien vite oubliée, et nous suivons les aventures de Catalina avec beaucoup d'intérêt.

    Bibione Le 29/02/2020 à 15:56:44

    C'est l'heure du rapport : "code rouge" pour Karmen. À Palma de Majorque, la jeune femme avec ses cheveux roses et ses taches de rousseur, habillée d'une combinaison noire de squelette pénètre dans l'appartement d'une coloc étudiante. Elle se rend tout droit à la salle de bain .
    Toc toc toc , la porte s'ouvre et notre diva pénètre dans la salle d'eau. On y découvre alors assise sur les toilettes une jeune fille pulpeuse, les cheveux rose pâle, le regard hagard, les yeux cernés et rempli de larmes. La scène est morbide accentuée par un cadrage en contre-plongé qui nous donne littéralement l'impression de baigner dans une mare de sang au pied de Catalina.
    Karmen chasse très vite cette noirceur, la balayant de quelques pas de danse et d'une petite chansonnette sarcastique pouvant expliquer l'état d'esprit du moment de sa cliente. (Catalina est une jeune fille très introverti et réservé, ami d'enfance de Xisco dont elle est amoureuse depuis toujours. Sans jamais parvenir à lui révéler.)
    La tristesse et l'amertume l'ont poussé a franchir la ligne, elle s'est tranché les veines.

    Une fois les plaies pansées et la vue du sang dissimulé à notre regard; le voyage peut commencer.


    Un voyage qui malgré le sujet dur et glacé, tabou dans beaucoup de société, est traité avec bienveillance et douceur. L'auteur parvient à rendre la nudité de Catalina pure et chaste; nous ne sommes à aucun moment des voyeurs, juste des spectateurs dans ce voyage astral auréolé de teintes froides et aux traits d'une grande justesse. Le découpage lui aussi très intelligent aide à l'immersion et rajoute en fluidité à la narration jusqu'a donner le vertige dans certains plans.
    C'est au cours de ce voyage astral, forme d'introspection, que notre héroïne va comprendre qui elle est vraiment et les raisons qui l'ont poussé à commettre l'irréparable.
    Guillem March, né en 1979 à Palma de Majorque, est un dessinateur de bandes dessinées et de comics espagnol. Après avoir travaillé pour les Éditions Paquet et Dupuis, il est engagé par l'éditeur américain DC Comics. Là il dessine surtout des histoires qui se situent dans l'univers du Batman: Batman, Birds of Prey, Catwoman. (d'ailleurs la combi noire de Karmen n'est pas sans rappeler le costume de Catwoman). Il continue dans le même temps à dessiner des séries pour Dupuis. Il reconnaît comme influence, Neal Adams pour le dynamisme qu'il transcrit dans ses planches, Jean-Pierre Gibrat et Milo Manara.

    Son propos dans cette oeuvre magistrale me fait penser à une citation de Nicolas Bouvier dans " L'usage du monde" : "Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait". Le pari est réussi, un véritable bijou livré par Dupuis agrémenté d'une couverture somptueuse.
    On ne sort pas indemne de ce conte à mi-chemin entre onirisme, ésotérisme et Métaphysique. Nous sommes touchés au plus profond de notre être, comme si notre âme entrait en résonance avec le récit, ne nous laissant pas d'autres choix que de suivre Catalina dans ses pérégrinations. Forme de parcours initiatique qui nous mènera jusqu'à l'illumination.

    J'ai été totalement conquis par la tournure des événements, le traitement sous toutes ses formes de la narration. Un récit atypique, transcendant et séduisant .Un album a posséder obligatoirement ; un pur coup de coeur.

    Bourbix Le 09/02/2020 à 22:08:12

    Un regard neuf sur la mort et son messager... une pépite exceptionnelle en ce début d'année 2020 à dévorer d'urgence. La mort vous va si bien, profitez-en !