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Shi (Zidrou/Homs) 4. Victoria

27/01/2020 4347 visiteurs 7.5/10 (2 notes)

S urgis des bas-fonds de Londres, trois démons anéantissent les velléités guerrières d’une Angleterre aussi victorienne que revancharde…

Fiction fantastique dans un contexte historique autant que contemporain, Shi clôture son premier cycle avec Victoria.

Tel la patine du temps qui ne laisse persister que l’essentiel, Zidrou réduit progressivement ses personnages à leurs plus bas instincts. Aussi, là où d’aucuns auraient fait triompher l’amour et l’harmonie, il ne subsiste ici que haine et désolation. Toutefois, le scénariste belge s’essaye à apporter une lueur d’espoir par quelques pointes d’humour sarcastique, voire de tendresse, mais – ironie du sort – celles-ci entrent finalement en dissonance avec le sens du récit et induisent une discontinuité dans le crescendo dramatique de ce dernier. Porté par une couleur crépusculaire où les jeux de pénombres permettent de belles métaphores graphiques, le trait de Homs excelle - comme à son habitude - dans le mouvement et la dramaturgie, mais convainc moins aisément lorsqu’il s’agit d’exprimer les bons sentiments.

Graphiquement toujours aussi abouti, Victoria semble - au prix d’un dénouement aussi elliptique qu’amer - vouloir solder le passé pour pouvoir remonter le fil le temps…

Par S. Salin
Moyenne des chroniqueurs
7.5

Informations sur l'album

Shi (Zidrou/Homs)
4. Victoria

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Note: 4.5/5 (53 votes)

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L'avis des visiteurs

    Touriste-amateur Le 10/05/2020 à 16:38:51

    Série magnifique, prenante, haletante, dessins très détaillés. J'adore!

    Il m'aurait manqué dans ce dernier opus le lien avec l'époque actuelle qui apparaît dans les premiers tomes.
    Ca sera pour la prochaine saison !

    bd.otaku Le 06/04/2020 à 18:25:23

    "Shi", Une série au carrefour des genres

    Dénoncés par Pickles et capturés par l’infâme commissionnaire Kurb, Jay, Kita et leur Sensei sont pris au piège et ne doivent leur survie et leur liberté qu'à l'intervention des démons qu’ils arborent comme tatouages et qu’ils contrôlent.
    Recherchés, leurs têtes mises à prix, ils s'allient au Dead Ends, le gang des enfants des rues mené par Husband et Sainte Marie-des-Caniveaux qui les avaient déjà aidés. Ensemble, ils veulent se venger de cet Empire britannique qui les écrase sans vergogne. Première étape de ce programme : contrecarrer les plans de la reine pour reconquérir les provinces d'Amérique du Nord. Alors que Victoria a ordonné la construction d'une flotte de cuirassés, les conjurés préparent un attentat pour le jour de l'inauguration...

    SHI ou le chiffre « 4 » : une brillante composition

    « Shi » peut être un mot qui désigne en japonais le nombre 4 et c’est en 4 tomes qu’est construit le premier cycle de cette époustouflante saga.

    On remarquera également que chacun des tomes présente l’un des démons mythologiques qui vont intervenir dans l’histoire : celui de Kita, « ichi » (un) symbolisant l’origine, le démon du sexe, de la folie, de la vie » apparaissait au premier tome ; nous découvrions le « Ni »(deux) du Sensei, celui de « la sagesse » et de la réflexion », au deuxième tome tandis que Jay rejoignait cette confrérie au troisième tome avec son tatouage de « San » (trois) « démon de la maladie et de la régénération ». Ces trois démons occupent ensemble une place de choix dans le tome final : ils émergent de la Tamise, sauvent les héroïnes des griffes de Kurb, hantent les chantiers navals et participent à la destruction de la flotte. Ils se font de plus en plus présents au fur et à mesure qu’augmentent la colère et le désir de vengeance des protagonistes… Nous apprenions également au tome 3 qu’il existait un quatrième démon « Shi », « le démon de la mort. Celui de la paix aussi, le plus cruel de tous », et nous l’apercevons brièvement, tricéphale, à la fin du cycle. Ainsi, la présentation des différents démons accompagne la montée de la tension dramatique et de la colère des protagonistes.

    Celle-ci est également soulignée par une symétrie dans la composition qu’on peut considérer comme bipartite : comme le tome précédent, « Victoria » se déroule entièrement dans le Londres des années 1850 et non plus sur deux temporalités. Si les deux premiers tomes révélaient « pourquoi » l’organisation féministe et terroriste « Shi » avait été créée et avait perduré à l’époque actuelle, les deux tomes suivants s’intéressent au « comment » dans une savante gradation : dans le troisième tome, Jay et Kita se vengeaient méthodiquement de leurs persécuteurs (le directeur de l’expo qui a fait enterrer comme un chien le bébé de Kita, le révérend sadique honni de Jay …) et permettaient d’exposer les turpitudes de cette classe sociale ; ici elles vont s’attaquer à L’Empire lui-même et à celle qui l’incarne : Victoria.

    SHI comme le poème du deuil :

    Ce dernier tome où apparaît pour la première fois le démon de la mort est placé sous le signe du deuil et de la perte puisqu’il commence et s’achève par la mort de personnages de l’histoire. Or, le mot « Shi » peut également désigner les « ruines » et la « cicatrice » en japonais et, comme le déclare Kita dans ce dernier opus, « le deuil d’un être cher est une cicatrice à notre mémoire ».
    Grâce à la narration en voix off (ou épistolaire comme on va finalement le découvrir) dans laquelle Kita revêt le rôle de récitant, ce tome -- et a posteriori le cycle complet -- peut se lire comme un « tombeau » à son amour défunt : un poème qui raconte comment on a rencontré puis perdu l’être aimé.

    « Shi » c’est aussi l’histoire de magnifiques amours perdues. Ce tome 4 crépusculaire évoque magnifiquement l’’amour maternel d’abord : celui de Kita pour son bébé, celui de Jay pour Pickles mais aussi celui de Camilla pour Jay et celui de la fille de Jay pour cette mère qu’elle n’aura pas connue. Il est aussi le tome de l’amour fou : celui de Trevor pour sa belle-sœur, de de Camilla et Octavius, d’Husband et Pickles et bien sûr de Kita et Jay. Comme un contrepoint musical, les pages lumineuses aux tons mordorés de la vie idyllique de la reine Victoria font ressortir le tragique qui frappe toutes les autres histoires tant sur le plan amoureux que sur le plan familial.

    SHI comme homonyme de SHE : une série féministe

    « Shi » se prononce de la même façon que le pronom personnel « she » qui veut dire « elle » en anglais et cela nous rappelle que c’est avant tout une histoire de femmes. C’est dans ce dernier tome que le sous-titre de la série prend tout son sens en effet : « deux femmes contre un empire ».

    Le personnage qui donne son nom à cet épilogue, « Victoria », adopte ici aussi un rôle de de contrepoint : c’est la femme la plus puissante du monde au mitan du XIX eme siècle et c’est celle qui paradoxalement renforce les inégalités sociales, corsète les femmes de son époque (au propre et au figuré) dans un puritanisme de bon aloi et permet la multiplication d’enfants des rues, orphelins livrés à eux-mêmes.

    Or, Jay et Kita s’attaquent à cette figure et le titre « victoria » peut aussi se comprendre de façon ironique : la reine porte le prénom « victoire » mais accuse une défaite grâce au complot fomenté par ses victimes : les enfants des rues, les minorités méprisées (Sensei) et les femmes. Les faibles, par leur union, deviennent les forts : ils s’opposent à un régime patriarcal qui institutionnalise les violences machistes mais aussi à l’ultra libéralisme naissant. La fin du 4eme tome me paraissait un peu abrupte mais les nombreuses ellipses qu’elle contient permettent de relancer l’intérêt du lecteur en omettant de préciser ce que ce sont dit Jay Kita et la reine Victoria durant leur entrevue nocturne, en présentant une nouvelle « héritière » du mouvement Shi, et en annonçant par anticipation le destin tragique de l’une des héroïnes. Nous n’avons donc qu’une envie : que le cycle II apporte les réponses laissées en suspens et éclaircisse les relations entre ce quatuor de femmes fortes.

    A la croisée des mondes :

    C’est cette dernière dimension sociologique, historique et même politique qui me plaisait a priori le plus dans la série : Londres devenait un personnage à part entière et Homs en dessinait les moindres recoins, avec un immense talent, d’une façon très cinématographique dans de grands plans d’ensemble présentant la prospérité industrielle grâce aux chantiers navals et aux gares tandis qu’il croquait le gang des deads ends de façon pittoresque dans un trait semi réaliste qui n’était pas sans rappeler Loisel dans « Peter Pan » et évoquer une ambiance à la Dickens dans des camaïeux de bruns et des scènes de foules de tavernes ou de marchés.

    J’aimais beaucoup également le côté très dynamique de son découpage et de ses cadrages : le dessinateur a commencé par travailler pour les comics (dans la série « Red Sonja ») et ça se voit vraiment dans les scènes d’action ! Les cases éclatées avec incrustations en double pages serties de noir, le traitement très graphique des onomatopées, les couleurs franches et tranchées bleutées ou rouges reprennent le code de ce type de bande dessinée où la violence éclate dans un trait haché.

    Dans ces pages noires, Homs mettait en scène les démons : ce côté fantastique me gênait davantage de prime abord. Je le trouvais un peu gratuit et artificiel. Il me semblait que les démons intervenaient de façon fort commode comme des « deus ex machina » un peu faciles à chaque fois que les héroïnes étaient dans une mauvaise passe (l’incendie du tome 2, les violences de Kurb au tome 4) et qu’ils prenaient trop d’importance dans cet album final . Cela, jusqu’à je que je comprenne qu’il s’agissait en quelque sorte d’une métaphore pour exprimer la colère des personnages et que j’apprécie à leur juste valeur la virtuosité de ces pleines pages où les tatouages prennent vie.

    Le dessinateur a déclaré dans une interview que Zidrou lui avait bâti une série sur mesure avec ses thèmes de prédilection : l’époque victorienne, les femmes et le Japon. Il s’est visiblement régalé et nous, nous ne pouvons être qu’époustouflés par le scénario extrêmement construit et maîtrisé du scénariste et les différents styles graphiques qui se succèdent et s’entremêlent dans une lisibilité parfaite grâce à un choix pertinent de couleurs, découpage et cadrages spécifiques. Nous passons ainsi d’univers réalistes (la city d’hier et d’aujourd’hui), au western ( les flash-backs des glorieux ériés) ou à un monde légendaire et mythologique… Une somme dans tous les sens du terme !

    kingtoof Le 02/04/2020 à 21:27:58

    Moins emballé que les "bédégistes" précédents avec leurs excellents avis sur cet album.
    C'est un bon album, bien mené, mais je n'ai pas été "emporté" par le final.
    La série dans son ensemble vaut le coup d'être lue : mais pas de final magique pour moi, pas de révélation incroyable ou de rebondissement fantastique.

    Shaddam4 Le 01/04/2020 à 08:48:14

    Simple remarque en préambule: la fameuse citation affichée en page de garde de tous les albums de la série trouve ici son explication…

    Alors que les crocs du redoutable limier de l’impératrice se referment sur Jay et Kita, l’heure de gloire des Glorieux Eriés semble venue quand Victoria adoube leur projet de flotte ultra-moderne de reconquête des colonies d’Amérique. C’est sans compter sur les sans-grade, ces enfants des rues invisibles à l’Empire mais qui ont bien décidé de prendre leur destin en main, sans crainte d’affronter la force des adultes…

    Ça y est, le premier cycle de cette magnifique série victorienne un peu dérangeante se termine, dans les temps et en maintenant une qualité moyenne assez élevée. Ça semble enfoncer des portes ouvertes mais tenir à la fois une ligne graphique homogène (les dessinateurs évoluent souvent entre les albums) et un scénario équilibré entre les tomes est très loin d’être évident, même pour les grosses séries grand-public d’auteurs chevronnés. Il est donc l’heure de faire un premier bilan.

    Comme d’habitude je vais commencer par les deux seuls points qui peuvent faire discussion, à savoir l’aspect fantastique et le croisement entre les mésaventures de Jay et Kita et l’époque contemporaine. Ce n’est pas un détail car ces deux aspects sont selon moi deux des trois éléments scénaristiques qui rendent cette série si intéressante. L’aspect fantastique donc est a mon avis le plus discutable en ce que pour l’heure il n’apporte à peu près rien et fait porter le risque d’atténuer la touche « dikensienne » de la série. Ce qui m’a marqué sur ces quatre albums c’est cette vision ultra-réaliste, très britannique, d’une société victorienne déconstruite par Zidrou en montrant la réalité la plus sordide de cette domination du mâle blanc de la haute société, si droits, si dignes dans leurs costumes et si pitoyables une fois en robe de chambre dans le cocon opaque du foyer. Une coloration assez proche de ce que faisait Loisel il y a vingt ans, mais finalement moins sordide. Histoire de sensibilité et de graphisme sans doute. Sur cet album plus encore que sur les deux précédents le scénariste abuse de ces démons issus des tatouages sur le dos des filles et du vieux mentor en en faisant l’outil majeur de la vengeance contre le projet des glorieux Eriés. En cela il permet à Homs de nous faire plaisir avec de vastes pages très graphiques mais cela atténue la tension avec ce Deus Ex Machina pour lequel on ne nous a toujours rien dit et qui semble une grosse facilité scénaristique. C’est d’autant plus dommage que la montée en puissance des enfants des rue, comme une foule de rats inarrêtables, ainsi que le couple vengeur formé par les deux femmes suffisait à passionner avec cette idée de faibles victimes renversant l’empire britannique… Gageons que les auteurs savent où ils vont et le pourquoi de cette régulière mais brève irruption fantastique dans la série.[...]

    Lire la suite sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/04/01/shi-4-victoria/

    thieuthieu79 Le 04/03/2020 à 18:45:12

    Ca y est, c'est la fin... Et quelle fin !!! Zidrou et Homs concluent ce premier cycle avec toute la puissance dont la série a su bénéficier depuis le premier tome. L'intrigue se clôture, mais laisse clairement la porte ouverte à une suite directe. Une suite qui pourrait d'ailleurs parfaitement s’intercaler entre la fin des événements du 4ème tome en 1852, et les 3 dernières planches qui se déroulent en 1859 d'après la lettre. Une lettre initiée dès le premier tome et qui, au passage, nous révèle enfin son expéditeur et son destinataire. La suite de cette série pourrait donc raconter ce qu'il s'est passé pendant ces 7 années...
    Concernant l'album proprement dit, les rebondissements s’enchaînent et la vengeance des SHI prend un véritable tournant.
    Le dessin de Homs est toujours excellent avec de magnifiques planches au graphisme aussi saisissant que beau.
    Le premier cycle de SHI se termine déjà et a su nous faire voyager dans un univers puissant, maîtrisé et divertissant pour se placer parmi les plus grandes séries incontournables.
    Vivement le second cycle !!!

    darwin03 Le 20/02/2020 à 22:51:03

    Bonjour une fin de cycle en apothéose une œuvre magistrale l intensité du scénario et la fabuleuse qualité du dessin en font un régal Ce duo scénariste dessinateur est ce qu il c’est fait de mieux depuis un sacré bout de temps Courrez vous procurer cette série

    De Bulles et D'encre Le 16/02/2020 à 12:22:36

    Après avoir légèrement moins aimé le T3 (voir ma critique à ce sujet) j'attendais énormément de ce dénouement tant sur le plan scénaristique que graphique et je dois dire que j'ai été comblé à bien des égards.

    L'action reprend exactement là où s'était arrêté le T3 et ne nous laisse aucun répit. Zidrou mène ce tome 4 à un rythme effrénée menant à bien l'ensemble des intrigues amorcées précédemment.
    J'aime tout particulièrement sa manière de mettre en avant les démons avec parcimonie mais élégance. C'est systématiquement intéressant et bien fichu.
    Si l'intrigue et la quête des Eriés que s'approprie Victoria s'apparente à un complot et volonté politique à un niveau macroscopique, j'aime tout particulièrement la manière dont ça et là elle s'entremêle avec la quête de Jay et Kira et la vie des bas-fonds londoniens avec des considérations bien plus terre à terre.
    Londres est un patchwork dense, sale et brillant, cosmopolite et puant tant chez le peuple que dans l'aristocratie.

    Plusieurs avis regrettent le fait que l'époque contemporaine soit abandonnée dans ce T4. Je le regrettait pour ma part dans le T3..et le salue ici. Zidrou a fait le choix de la densité dans son récit, de la cohérence et surtout de nous proposer une VRAIE fin de cycle. Merci pour son honnêteté scénaristique et le respect du lecteur (Coucou C.Bec et ses "cycles" non aboutis, ne finissant rien et n'apportant que des réponses bancales et lapidaires aux pige..lecteurs).
    Ici Zidrou fait des choix scénaristiques forts servant systématiquement son intrigue et ses enjeux, les faisant monter en puissance pour proposer une fin épique, dense, puissante et teintée d'émotion. Merci.
    Cela n'augure que du très bon pour le futur cycle qui devrait selon toute vraisemblance se dérouler de nos jours.

    Homs est dans ce tome au sommet de son art -comme dans le T1-. Je retrouve ici le découpage audacieux, l'action et la puissance évocatrice de ses scènes. Rien n'est négligé: découpage, encrage, traits des visages ou qualité et détails des décors, du très très hauts niveau assez rarement vu de nos jours.
    La maîtrise de la plongée et contre plongée est stupéfiante. Je retrouve cette sensation de "plongée" au coeur des scènes si fournies en détails. Le travail des ombres et des couleurs est extrêmement fin et bien réalisé et sa maîtrise du mouvement et de l'action sont époustouflante.
    La scène avec le démon sortant de l'eau et attrapant la barge dès les premières scènes est un chef d'oeuvre.

    Enfin un couple auteur-dessinateur faisant une proposition artistique dense, bien écrite et transmettant leur amour de leurs personnages et de leur histoire.
    Il est particulièrement frappant dans le traitement des personnages de constater leur cohérence tout au long du récit et la qualité de leur traitement tant dans les dialogues que dans leur mise en scène.
    Les choix forts faits par Zidrou servent systématiquement son propos. SON propos, pas NOS attentes de lecteurs. C'est véritablement ce que je trouve brillant dans ce cycle-ci, nous sommes entraînés par Zidrou et Homs dans cette histoire sans prendre de pincettes ni chercher à nous préserver. Certaines scènes, propos et choix sont particulièrement durs. Sordides. Eprouvants. Cependant la manière dont ils sont amenés et mis en scènes permet au lecteur de s'impliquer dans sa lecture non comme un simple spectateur mais presque comme un acteur de l'histoire.
    Merci pour cette oeuvre marquante.

    Instagram: De Bulles et d'Encre

    clesse Le 02/02/2020 à 11:18:33

    Je rejoins l'avis de Yovo. Le cycle aurait été "mieux" bouclé si l'on avait eu juste une page ou deux sur l'époque actuelle, époque qui ouvre le 1er tome. Un peu décevant de n'avoir plus aucune information sur cette partie de l'histoire.

    Le dessin reste splendide. Les couleurs magnifiques. Je suis juste un peu surpris du côté un peu trop "fantastique" de la fin. Je voyais une fin plus classique et moins dans le style "Okko". Mais ... j'ai vraiment eu plaisir à lire cet album et attends le second cycle qui répondra certainement aux questions que l'on se pose sur l'histoire qui se déroule au XXIeme.

    kurdy1207 Le 30/01/2020 à 08:16:41

    Que dire de plus en comparaison des précédents albums ? Pas grand-chose en vérité. L’histoire et les dessins sont toujours aussi enivrants.

    Zidrou au scénario, excellent !
    Homs au dessin, quel talent !

    Sans aucun doute, cette série fera date. J’ai dévoré ce quatrième album comme un mort de faim. C’est dramatique à souhait, fantastique, par moment épique et surtout magique !

    Yovo Le 24/01/2020 à 17:26:23

    José Homs, au summum de son talent, aura rendu une copie quasi parfaite sur chacun des 4 tomes de SHI, avec une remarquable constance dans le dessin.
    La voix off de Kita, qui fait le lien d’album en album aura assuré, elle, la cohésion totale d’un scenario déjà palpitant et foisonnant.

    Comme le montre la couverture, splendide, la dimension fantastique est à l’œuvre dans ce tome 4. Suggérée par petites touches jusqu’à maintenant, elle s’exprime enfin pleinement. Mais presque trop, diront certains...

    Sans rien spoiler, la fin me laisse aussi un léger regret. Si elle amorce bien la suite à venir, elle clôture trop brusquement ce 1er cycle. Cela m’a donné l’impression qu’il manquait au moins une planche de conclusion, dans laquelle Zidrou aurait pu proposer un retour au présent, par exemple, pour boucler l’arc contemporain amorcé dans les tomes 1 et 2.

    Au final, un dernier tome tout aussi splendide que les autres mais qui, au regard de l’ensemble du cycle, ne répond pas à toutes les questions. Pas grave, la suite n’en sera que meilleure !