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Shi (Zidrou/Homs) 4. Victoria

27/01/2020 3125 visiteurs 7.5/10 (2 notes)

S urgis des bas-fonds de Londres, trois démons anéantissent les velléités guerrières d’une Angleterre aussi victorienne que revancharde…

Fiction fantastique dans un contexte historique autant que contemporain, Shi clôture son premier cycle avec Victoria.

Tel la patine du temps qui ne laisse persister que l’essentiel, Zidrou réduit progressivement ses personnages à leurs plus bas instincts. Aussi, là où d’aucuns auraient fait triompher l’amour et l’harmonie, il ne subsiste ici que haine et désolation. Toutefois, le scénariste belge s’essaye à apporter une lueur d’espoir par quelques pointes d’humour sarcastique, voire de tendresse, mais – ironie du sort – celles-ci entrent finalement en dissonance avec le sens du récit et induisent une discontinuité dans le crescendo dramatique de ce dernier. Porté par une couleur crépusculaire où les jeux de pénombres permettent de belles métaphores graphiques, le trait de Homs excelle - comme à son habitude - dans le mouvement et la dramaturgie, mais convainc moins aisément lorsqu’il s’agit d’exprimer les bons sentiments.

Graphiquement toujours aussi abouti, Victoria semble - au prix d’un dénouement aussi elliptique qu’amer - vouloir solder le passé pour pouvoir remonter le fil le temps…

Par S. Salin
Moyenne des chroniqueurs
7.5

Informations sur l'album

Shi (Zidrou/Homs)
4. Victoria

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Note: 4.7/5 (19 votes)

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L'avis des visiteurs

    De Bulles et D'encre Le 16/02/2020 à 12:22:36

    Après avoir légèrement moins aimé le T3 (voir ma critique à ce sujet) j'attendais énormément de ce dénouement tant sur le plan scénaristique que graphique et je dois dire que j'ai été comblé à bien des égards.

    L'action reprend exactement là où s'était arrêté le T3 et ne nous laisse aucun répit. Zidrou mène ce tome 4 à un rythme effrénée menant à bien l'ensemble des intrigues amorcées précédemment.
    J'aime tout particulièrement sa manière de mettre en avant les démons avec parcimonie mais élégance. C'est systématiquement intéressant et bien fichu.
    Si l'intrigue et la quête des Eriés que s'approprie Victoria s'apparente à un complot et volonté politique à un niveau macroscopique, j'aime tout particulièrement la manière dont ça et là elle s'entremêle avec la quête de Jay et Kira et la vie des bas-fonds londoniens avec des considérations bien plus terre à terre.
    Londres est un patchwork dense, sale et brillant, cosmopolite et puant tant chez le peuple que dans l'aristocratie.

    Plusieurs avis regrettent le fait que l'époque contemporaine soit abandonnée dans ce T4. Je le regrettait pour ma part dans le T3..et le salue ici. Zidrou a fait le choix de la densité dans son récit, de la cohérence et surtout de nous proposer une VRAIE fin de cycle. Merci pour son honnêteté scénaristique et le respect du lecteur (Coucou C.Bec et ses "cycles" non aboutis, ne finissant rien et n'apportant que des réponses bancales et lapidaires aux pige..lecteurs).
    Ici Zidrou fait des choix scénaristiques forts servant systématiquement son intrigue et ses enjeux, les faisant monter en puissance pour proposer une fin épique, dense, puissante et teintée d'émotion. Merci.
    Cela n'augure que du très bon pour le futur cycle qui devrait selon toute vraisemblance se dérouler de nos jours.

    Homs est dans ce tome au sommet de son art -comme dans le T1-. Je retrouve ici le découpage audacieux, l'action et la puissance évocatrice de ses scènes. Rien n'est négligé: découpage, encrage, traits des visages ou qualité et détails des décors, du très très hauts niveau assez rarement vu de nos jours.
    La maîtrise de la plongée et contre plongée est stupéfiante. Je retrouve cette sensation de "plongée" au coeur des scènes si fournies en détails. Le travail des ombres et des couleurs est extrêmement fin et bien réalisé et sa maîtrise du mouvement et de l'action sont époustouflante.
    La scène avec le démon sortant de l'eau et attrapant la barge dès les premières scènes est un chef d'oeuvre.

    Enfin un couple auteur-dessinateur faisant une proposition artistique dense, bien écrite et transmettant leur amour de leurs personnages et de leur histoire.
    Il est particulièrement frappant dans le traitement des personnages de constater leur cohérence tout au long du récit et la qualité de leur traitement tant dans les dialogues que dans leur mise en scène.
    Les choix forts faits par Zidrou servent systématiquement son propos. SON propos, pas NOS attentes de lecteurs. C'est véritablement ce que je trouve brillant dans ce cycle-ci, nous sommes entraînés par Zidrou et Homs dans cette histoire sans prendre de pincettes ni chercher à nous préserver. Certaines scènes, propos et choix sont particulièrement durs. Sordides. Eprouvants. Cependant la manière dont ils sont amenés et mis en scènes permet au lecteur de s'impliquer dans sa lecture non comme un simple spectateur mais presque comme un acteur de l'histoire.
    Merci pour cette oeuvre marquante.

    clesse Le 02/02/2020 à 11:18:33

    Je rejoins l'avis de Yovo. Le cycle aurait été "mieux" bouclé si l'on avait eu juste une page ou deux sur l'époque actuelle, époque qui ouvre le 1er tome. Un peu décevant de n'avoir plus aucune information sur cette partie de l'histoire.

    Le dessin reste splendide. Les couleurs magnifiques. Je suis juste un peu surpris du côté un peu trop "fantastique" de la fin. Je voyais une fin plus classique et moins dans le style "Okko". Mais ... j'ai vraiment eu plaisir à lire cet album et attends le second cycle qui répondra certainement aux questions que l'on se pose sur l'histoire qui se déroule au XXIeme.

    kurdy1207 Le 30/01/2020 à 08:16:41

    Que dire de plus en comparaison des précédents albums ? Pas grand-chose en vérité. L’histoire et les dessins sont toujours aussi enivrants.

    Zidrou au scénario, excellent !
    Homs au dessin, quel talent !

    Sans aucun doute, cette série fera date. J’ai dévoré ce quatrième album comme un mort de faim. C’est dramatique à souhait, fantastique, par moment épique et surtout magique !

    Yovo Le 24/01/2020 à 17:26:23

    José Homs, au summum de son talent, aura rendu une copie quasi parfaite sur chacun des 4 tomes de SHI, avec une remarquable constance dans le dessin.
    La voix off de Kita, qui fait le lien d’album en album aura assuré, elle, la cohésion totale d’un scenario déjà palpitant et foisonnant.

    Comme le montre la couverture, la dimension fantastique est à l’œuvre dans ce tome 4. Suggérée par petites touches jusqu’à maintenant, elle s’exprime enfin pleinement. Mais presque trop, diront certains...

    Sans rien spoiler, la fin me laisse aussi un léger regret. Si elle amorce bien la suite à venir, elle clôture trop brusquement ce 1er cycle. Cela m’a donné l’impression qu’il manquait au moins une planche de conclusion, dans laquelle Zidrou aurait pu proposer un retour au présent, par exemple, pour boucler l’arc contemporain amorcé dans les tomes 1 et 2.

    Au final, un dernier tome tout aussi splendide que les autres mais qui, au regard de l’ensemble du cycle, ne répond pas à toutes les questions. Pas grave, la suite n’en sera que meilleure !