Cher lecteur de BDGest

Vous utilisez « Adblock » ou un autre logiciel qui bloque les zones publicitaires. Ces emplacements publicitaires sont une source de revenus indispensable à l'activité de notre site.

Depuis la création des site bdgest.com et bedetheque.com, nous nous sommes fait une règle de refuser tous les formats publicitaires dits "intrusifs". Notre conviction est qu'une publicité de qualité et bien intégrée dans le design du site sera beaucoup mieux perçue par nos visiteurs.

Pour continuer à apprécier notre contenu tout en gardant une bonne expérience de lecture, nous vous proposons soit :


  • de validez dans votre logiciel Adblock votre acceptation de la visibilité des publicités sur nos sites.
    Depuis la barre des modules vous pouvez désactiver AdBlock pour les domaine "bdgest.com" et "bedetheque.com".

  • d'acquérir une licence BDGest.
    En plus de vous permettre l'accès au logiciel BDGest Online pour gérer votre collection de bande dessinées, cette licence vous permet de naviguer sur le site sans aucune publicité.


Merci pour votre compréhension et soutien,
L'équipe BDGest
Titre Fenetre
Contenu Fenetre
Connexion
  • Se souvenir de moi
J'ai oublié mon mot de passe
Toute la bande dessinée

L'Été dernier L'été dernier

10/01/2020 1313 visiteurs 8.0/10 (1 note)

L a comète Hall-Bopp est une particularité de la nature. Dotée de trois queues au panache exceptionnel, elle a été visible à l’œil nu pendant dix-huit mois. Un record. Danièle contemple toutes les nuits l’étrangeté scientifique. Il utilise le télescope de son père. Quinze ans, bientôt seize, l’âge des amourettes. Lui, il peine à gagner l’amitié de ses camarades de classe, alors il n’ose même pas envisager s’amouracher de quelqu’un. Puis, certains disent qu’il est gay. Qu’est-ce qu’ils en savent ? À l’occasion d’une escapade au fond des bois accompagnés de son cousin, lui et un groupe d’adolescents tombent sur un camp de fortune monté à l‘aplomb d’un viaduc et à proximité d’un camion accidenté. Cela mérite bien des investigations, mais sous la pression d’une attaque de chien, ils prennent la fuite. Tant pis, ils y reviendront.

Paolo Cattaneo réussit à immerger le lecteur au milieu des années quatre-vingt-dix. Les posters de Michael Jackson sont affichés aux murs des chambres des midinettes et les jeunes hommes boutonneux s’empiffrent devant X-Files et Dragon Ball Z. Ça bourgeonne autant sur les visages que dans les cœurs. Des personnages s’isolent et d’autres acteurs tirent plus de gloire de cet âge ingrat. Subtilement, le scénario consacre quelques séquences aux différents protagonistes, des tranches de vie qui s’entremêlent toujours. Le prétexte est de découvrir le mystère qui entoure le véhicule et peut-être même le camionneur, vivant ou mort qui sait ? Cette légende urbaine happe le lecteur dans une intrigue dont le véritable but est de balayer les sentiments nouveaux qui envahissent ces adultes en devenir.

En vue d’insuffler la vie à son théâtre, l’artiste transalpin opte pour une technique graphique très épurée. Un crayonné parfaitement distillé et exempt de tout encrage, juste divers effets d’estompes afin de matérialiser les volumes. Son style est épais et en rondeur à la manière de Derf Backderf et les angles de chaque image disparaissent au profit de courbes, provoquant une unité et une sensation de douceur. À l’inverse, le gaufrier saccade le récit et provoque des accélérations autant que des instants de contemplation. Des strips aux dimensions très variées s’enchaînent. En ce sens, le travail de l’Italien est davantage à rapprocher des expérimentations de l’auteur Andréas. Ainsi, au sein même d’une bande, la hauteur et la largeur des cases diffèrent énormément sans nuire à la lisibilité. Le dessinateur use également des gros plans de façon à maîtriser sa narration. Il prend le temps de pointer des scènes de la vie courante, une main sur un levier de vitesse, un doigt sur une touche de téléphone ou encore un lacet pendouillant d’une paire de baskets. D’un coup, d’un seul, il glisse deux doubles planches amendant sa partition pour créer de la distance vis-à-vis des comédiens et recentrer les enjeux. Ce découpage, à la fois juste et minutieux, contribue divinement à l’immersion et au déroulement de l’histoire.

L’été dernier ne livre pas explicitement les réponses aux questions suscitées. Le prologue et l’épilogue ouvrent uniquement des pistes, laissant une part d’interprétation et invitant à une relecture des plus agréables !

Par Y. Machado
Moyenne des chroniqueurs
8.0

Informations sur l'album

L'Été dernier
L'été dernier

  • Currently 0.00/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Notez l'album (0 vote)

Poster un avis sur cet album

Votre note :
Vous devez être connecté pour poster un avis sur le site.