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Les sans-Visages

19/09/2019 1773 visiteurs 8.0/10 (1 note)

«Je ne crois pas à la parole d'un masque ! Découvre-toi ! C'est à ton visage que je ferai confiance». Tel est l'avertissement lancé à la face du chef d'une meute de mercenaires cherchant refuge. Il est prononcé par Maître Wilheim, le doyen d'une communauté vivant paisiblement, à l'abri de la barbarie qui s'est répandue au-delà des montagnes. Mais pour gagner la confiance du clan, s'offrir la rédemption et la liberté, il faudra montrer patte blanche et devoir se battre jusqu'au bout...

Seller un cheval et le chevaucher aux côtés de «Bijoux», «La Peste» et «La Chouette», panel d'une horde de sans-visage dirigée par «Le Capitaine», est l'occasion de faire connaissance avec cette bande de gueusailles sanguinaires. De comprendre aussi que ces étranges sobriquets correspondent aux différents masques recouvrant des figures pour certaines hideuses. La guerre ? Cela fait trop longtemps qu'elle existe pour qu'ils se souviennent pourquoi et où ils l'ont commencée. Ce qu'ils savent, c'est qu'ils combattent pour survivre, que la chair est leur gagne-pain, tout comme le sang est leur breuvage, un point c'est tout. Éreintés par tant de conflits, ces vétérans ayant servi sous différentes bannières se sont unis pour constituer un groupe solidaire et déterminé. La découverte inattendue d'un coin de terre immaculé et de ses autochtones pacifistes sera l'occasion ultime de donner enfin un sens honorable à leurs misérables vies.

«Peut-on faire d'un loup, un chien domestique ?» - Wilheim

Pierre Dubois (Sykes, Texas Jack) situe son action au milieu du XXe siècle, au sein d'une Europe qui enregistre une guerre civile sans précédent. Les plaines s'apparentent à un gigantesque champ de bataille et sont jonchées de cadavres. Le propos de ce one-shot d'aventure et d'action, dans lequel la poésie s'invite parfois, exprime et valorise des valeurs fondamentales telles que l'intégration, l'amour, la tolérance, le sacrifice ou encore le respect. Ces thématiques sont conviées dans un récit qui se plaît à confronter des brutes a priori écervelées et une collectivité totalement inoffensive et préservée. L'intrigue, haletante et menée tambour battant, met en scène des personnages aux caractères variés, parmi lesquels quelques âmes rongées par une ambition démesurée, vient titiller un équilibre de paix instable.

La couverture donne le ton et se suffit presque à elle-même. Elle oppose la beauté, la douceur et la quiétude d'un joli parterre de coquelicots à l'insensibilité et la cruauté de l'homme qui le piétine. Les premières planches dévoilent et confirment une cascade de cases particulièrement affriolantes. Pour le plus grand plaisir des mirettes, qu'elles soient dissimulées ou pas derrière des lunettes, l'influence de Rosinski sur son compatriote Zbigniew Kasprzak (La Fille de Paname et Hans pour lequel il a pris avec brio la succession de son mentor) est indiscutable et substantielle. Le trait tout en courbes renvoie un mouvement perpétuel et une profonde crédibilité dans les allures et faciès des protagonistes. Il faut souligner également le sens du cadrage et un encrage direct rendant le dessin somme toute admirable.

Sans-visages certes, mais dotée d'un cœur énorme et d'une indéniable profondeur d'âme, cette compagnie de mercenaires saura vous visser la tête sur les épaules et vous remettre les bonnes idées en place.

Par D. Roy
Moyenne des chroniqueurs
8.0

Informations sur l'album

Les sans-Visages

  • Currently 4.40/10
  • 1
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  • 5
  • 6

Note: 4.4/5 (10 votes)

  • Kas
  • Kas
  • 09/2019 (Parution le 13/09/2019)
  • Le Lombard
  • Signe
  • 978-2-8036-7013-0
  • 96

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L'avis des visiteurs

    Shaddam4 Le 10/10/2019 à 10:43:39

    L'album étant lu en numérique je ne parlerais pas de l'édition. Je préciserais seulement deux choses: d'une part si certains albums se lisent très bien en numérique, du fait des dessins très fouillés, colorés je pense que celui-ci gagne particulièrement à être lu en album papier. Par ailleurs, je le précise presque à chacune de mes lectures Signé, je déplore vraiment que cette collection prestigieuse destinée à l'origine à publier des One-Shot exceptionnels comme le Western de Rosinski-Van Hamme, soit devenue une simple collection où des auteurs ont leurs habitudes, tels le très bon Pierre Dubois, mais également des Hermann ou Warnauts et Raives. Cela ne veut pas dire que tous ces albums sont mauvais, mais que le prestige initial de la collection fausse un peu l'a-priori du lecteur en diluant l'aspect exceptionnel.
    La guerre de trente-ans fut l'une des plus sanglantes de l'histoire moderne. Sur des terres germaniques ravagées par cette guerre entre catholiques et protestants, une horde de mercenaires va se retrouver piégée dans une vallée qui ressemble à un paradis hors du temps. Là ils se retrouveront confrontés à des choix entre l'accès à l'humanité ou le maintien des pulsions sauvages qui les ont menées pendant des années…
    Je découvre avec cet album un auteur, Kas, dont le style me rappelle rapidement un certain Rosinski. Ce n'est pas un hasard puisque, polonais comme le maître, il a pris sa suite sur la série Hans. L'on sent bien la filiation mais surtout une esthétique faite de grande maîtrise visuelle qui s'échappe de l'académisme du dessin de BD avec un rendu crayonné qui crée une ambiance dynamique et vivante. On pourra juger le traitement des filles un peu manichéen avec ces amazones aux lèvres sur-pulpeuses et aux yeux proches du manga, mais le tout à une grande élégance, notamment dans une mise en couleur très détaillée. Je ne suis d'ailleurs pas du tout certain que les planches aient la même force en noir et blanc du fait d'un encrage très léger et le rôle de la couleur d'habiller une multitudes de traits qui donnent une texture aux formes. le dessinateur nous propose ainsi un vrai régale pour les yeux tout au long de ces quatre-vingt pages très bien tenues.
    Après une introduction puissante reprenant l'iconographie de la peinture du Moyen-Age avec ces scènes de vie rurale foisonnante ainsi que ces danses macabres qu'utilise avec tant de talent un Olivier Ledroit, j'ai été surpris de tomber dans une sorte de BD glorifiant un paganisme gaulois avec ses paysans joyeux dont la vie est rythmée par les saisons. C'est un peu kitsch, probablement assumé pour créer le décalage avec la brutalité sombre des Sans-visages. Ce ne sont pas les meilleurs passages de l'album mais l'on comprend le sens du message et vers où l'on va. Ainsi l'ambiance Horde sauvage avec cette bande de Ronins européens ne dure guère, ce qui peut troubler au regarde, notamment de la très belle couverture qui s'incarne dans les premières pages rageuses. Personnellement je m'attendais plus à une ambiance sombre à la Après l'enfer. le travail de design vraiment réussi sur les personnages de la troupe (on en voit les recherches détaillées dans le cahier graphique final) est finalement très peu utilisé puisque dès le premier quart de l'album on se retrouve avec des guerriers à la moustache mousquetaire et à l'habit huguenot, assez classiques dans la BD d'époque, mais surtout les masques si marquants sur les premières ages disparaissent.[...]

    Lire la suite sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2019/10/09/les-sans-visages/

    cyberdino Le 25/09/2019 à 20:57:16

    En feuilletant et en lisant le résumé de cet album, je me suis aperçu que le synopsis ressemble étrangement à un film intitulé "la vallée perdue" (1971) avec Michael Caine et Omar Sharif ; ce film est tiré d'un roman de JB Pick intitulé "la dernière vallée". L'action se situe pendant la guerre de 30 ans, Omar Sharif (instituteur), fuyant les combats, découvre la vallée et il n'est pas le seul car des mercenaires commandé par "le capitaine" (on ne saura jamais son nom) font aussi leur entrée dans cette vallée. S'ensuit la découverte des gens qui y vivent et.... je ne vais pas tout dévoiler. Aucune mention n'est faite dans l'album de ce roman ou du film. ne l'ayant pas lu, je lui met cette note.

    kergan666 Le 25/09/2019 à 20:37:49

    franchement j'ai bien aimé la lecture de cet album.
    au début je reconnais que j'ai été un peu dérouté par les premières pages qui m'ont relativement déplu graphiquement parlant.
    mais ce n'était qu'une mauvaise impression qui est très vite passée.
    l'idée de situer l'histoire durant la guerre de 30 ans est bien vue.
    mais, cette dernière n'est que survolée.
    il y a un peu des 7 mercenaires ou samouraïs dans le scénario.
    dans l'ensemble c'est une bonne BD qui ne fera pas honte à ma bibliothèque.

    Rody Sansei Le 15/09/2019 à 10:50:03

    Le scénariste de Sykes nous pond une BD sur fond historique, globalement très bourrine, où se mêlent un peu de fantastique et de romance. Je trouve les dessins trop chargés et l'encrage trop prononcé ce qui donne une impression fouillie et sans profondeur (ça manque de volume, de relief).
    Ça se lit sans déplaisir, mais ça ne restera pas dans les annales.