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B ataille de Marathon, 490 avant Jésus-Christ. Les Grecs l’emportent contre les troupes du roi Darius, lequel meurt au combat. Xerxès, son fils, prend le relais, mais ce ne sera qu’un siècle et demi plus tard, avec à leur tête Darius III, que les Perses tenteront véritablement de se relever. Ils trouveront cependant sur leur chemin Alexandre le Grand.

La période couverte par Xerxès est longue, les ellipses nombreuses et, par moments, déstabilisantes. Le rythme est variable, certains épisodes sont pratiquement escamotés (notamment la vie de celui qui prête son nom à l’ouvrage) alors que les affrontements semblent interminables. Le ton fait également sourciller ; généralement dramatique avec une touche de poésie, mais à l’occasion ironique, un peu comme si le scénariste tenait à rappeler que tout cela n’est pas vraiment sérieux. Ainsi, un combattant achève un adversaire tout en demandant à son compagnon d’armes des nouvelles de sa femme. Enfin, l’auteur n’hésite pas à se taire et à laisser parler ses images, quelquefois pendant plusieurs pages consécutives.

Le traitement graphique évoque celui de comics sur lesquels aurait été collée une esthétique inspirée par les illustrations figurant sur les vases grecs. La publication à l’italienne donne par ailleurs à l’œuvre un air de production cinématographique à grand déploiement qui convient parfaitement au propos. Certaines cases sont somptueuses et (sur) chargées, alors que d’autres, beaucoup plus sobres, présentent des ombres ou encore des personnages à peine esquissés. Cette absence de détails n’enlève rien à la puissance des dessins, bien au contraire. Le souci d’en mettre plein la vue se fait d’ailleurs parfois au détriment de la lisibilité ; le découpage se montre en effet souvent complexe et il n’est pas toujours évident de s’y retrouver avec l’ordre des vignettes.

Les premières planches de l’album séduisent. Le lecteur pénètre dans un univers grandiose où tous sont dominés par leurs passions. Les excès et la redondance de la violence finissent néanmoins par lasser, puis la lecture devient un peu pénible.

Par J. Milette
Moyenne des chroniqueurs
5.0

Informations sur l'album

Xerxes : la chute de l'empire de Darius et l'ascension d'Alexandre

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L'avis des visiteurs

    Docteur Jones86 Le 28/06/2019 à 16:53:49

    Un album particulier. On est d'abord saisi par l'intensité des dessins, c'est spectaculaire et violent. Quant au récit il faut un petit moment pour rentrer dededans et se laisser bercer par celui-ci. J'avais des réserves quant à la première moitié de l'histoire mais une fois l'album fermé tout prend son sens et j'en suis ressorti conquis.

    Shaddam4 Le 14/06/2019 à 16:37:20

    Cet album est un événement. Un peu comme l’Histoire de Siloë dont le dernier volume est sorti récemment après seize ans d’attente, le nouvel album du dessinateur Frank Miller, auteur qui a révolutionné la narration et le dessin de la BD américaine avec sa radicalité sur Hard Boiled (dessiné par Geoff Darrow, le designer de la saga Matrix), avec son ombre et lumière sur Sin City, avec son design sur 300… Xerxès est totalement lié à 300 sans aucunement en être une suite. Pour comprendre cet album il convient de faire un petit regard dans le rétro.

    Miller naît artistiquement en 1985 avec la publication du Dark Knight return, en pleine époque Reagan, qui redéfinit totalement le Chevalier noir (autant que le fera bien plus tard Sean Murphy en… 2018). Toutes ses publications ont été marquantes mais celle-ci définit un comic mature qui se destine à un publique réellement adulte. N’ayant personnellement jamais vraiment apprécié cet album, trop daté, Frank Miller reste pour moi l’auteur (en 1991) de l’incroyable Sin City où, s’inspirant des dessinateurs sud-américains et du roman noir, il crée une œuvre unique par son approche graphique. Car Miller n’est pas un bon dessinateur et scénaristiquement un réactionnaire assumé… C’est donc dans la forme, le design, l’atmosphère que se trouvent la force de ses albums. Tirant parti de ses lacunes techniques il pousse le contraste et la recomposition des cases à l’extrême, ce qui donnera envie au très graphique réalisateur Zach Snyder (aucun lien avec le scénariste Scott Snyder) d’adapter au cinéma 300, album singulier notamment par son format à l’italienne qui permet une horizontalité étonnante en comics. L’histoire narre la bataille des Thermopyles où 300 spartiates tinrent tête aux légions de l’envahisseur perse Xerxès.

    Là commence une nouvelle histoire liée au cinéma. L’adaptation de 300 suite d’un an celle de Sin city où Miller a fait ses premiers pas derrière la caméra comme co-réalisateur de Robert Rodriguez. Le succès des deux films donne des envies à la fois aux producteurs et à l’auteur qui, malade et fatigué de dessiner comme beaucoup d’artistes de BD, tente un solo catastrophique sur une adaptation du Spirit de Will Eisner. Une suite à 300 est annoncée chez Dark Horse, devant lancer un film. Mais Miller ne dessine plus… Finalement le film 300: naissance d’un empire sort six ans après le film de Snyder et reprends la partie la plus intéressante de la BD (les quelques planches alors dessinées) abordant la jeunesse de Xerxès derrière son roi de père, le grand Darius. L’histoire devait alors porter sur les batailles de Marathon et Salamine mais le scénario de Miller a totalement glissé pour aborder l’ensemble des guerres Médiques jusqu’à la conquête d’Alexandre.

    Non que cette option ne soit intéressante. Mais, d’abord, le titre est bien celui du roi grandiloquent, vaguement drag-queen que Miller avait inventé en 1998. Le personnage, comme tout bon méchant, intéressait. Il n’occupe finalement que quelques pages avant que le lecteur ne voit des coupures chronologiques assez incompréhensibles: on passe de 490 avant JC à l’assassinat de Xerxès en 465 (séquence assez cryptique bien que graphiquement superbe, à base de drippings et de noirs puissants), puis l’on revient à -479 avant de sauter directement à Darius 3 en -336 et les conquêtes d’Alexandre. Guère de continuité entre tout cela (sur un album relativement bref). Sans doute Miller n’est que trop peu historien pour construire une histoire cohérente. Son propos est graphique et sur ce plan c’est très beau, original, spacieux. Mais Xerxès ne devait pas être un art-book, n’en est pas un…Matériellement superbe, cet ouvrage doté de 14 pages bonus fait la part belle aux pleines pages et propose sur une bonne partie des visions aussi puissantes que celles des albums précédents de Miller. Mais l’histoire chaotique de son accouchement a produit une dilution du scénario qui de matrice à blockbuster a glissé vers un enchevêtrement de plusieurs projets pas nécessairement mis en cohérence. Pour ceux qui chercheront une vision de l’antiquité il faudra repasser. Pour ceux qui attendaient une suite à 300 également. Les fans de Frank Miller eux seront comblés mais pas forcément rassurés sur la capacité de leur idole à réaliser de nouvelles BD de lui même dans les années qui viennent.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2019/06/12/xerxes-la-chute-de-lempire-de-darius-et-lascension-dalexandre/