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Conan le Cimmérien 6. Chimères de fer dans la clarté lunaire

01/07/2019 783 visiteurs 6.0/10 (2 notes)

U ne vengeance à assouvir, une femme à sauver et des ennemis à massacrer… La vie quoi !

Sixième volet de la saga du Cimmérien chez Glénat, avec dans le rôle-titre de Chimères de fer dans la clarté lunaire , la belle et fort peu vêtue Olivia.

Il faut être costaude pour s’attaquer seule à un monument de l’heroic fantasy, alors que d’autres ne s’y risquent qu’en bande. Mais la peur n’évitant pas le danger, Virginie Augustin s’élance sur la mer de Vilayet avec la foi de la conquérante.

Tout est parfaitement en place, un dessin soigné et expressif, des rebondissements en nombre, une mise en couleurs qui distille les différentes ambiances comme il faut... Cependant, au final, il manque quelque chose pour faire basculer le récit dans l’épique et l’homérique, dans un registre véritablement héroïque et fantastique. À l’évidence Virginie Augustin, tout en respectant la lettre et l'esprit de la nouvelle de Robert E. Howard est cependant restée dans sa zone de confort sans vraiment lâcher les chevaux !

Si l’exaltation manque au rendez-vous, il ne faut pourtant pas sous-estimer le travail réalisé par l'autrice catovienne, et savoir apprécier les add-on qui recontextualisent l'album et viennent enrichir ces escapades franco-belges sur les terres de prédilection du comics.

Par S. Salin
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

Conan le Cimmérien
6. Chimères de fer dans la clarté lunaire

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L'avis des visiteurs

    kingtoof Le 01/07/2019 à 13:30:25

    Je pense qu'il faut être fan de Conan pour apprécier cette série et d'autant plus cet album !
    Le scénario et les dialogues sont simplistes.
    C'est du Howard tout craché avec un côté ésotérique et onirique.
    J'ai tout de même apprécié cet album, qui se lit cependant très vite.

    Shaddam4 Le 26/06/2019 à 11:35:42

    A chacun des albums de la (plutôt très intéressante) collection Conan le cimmerien j’hésite longuement entre les deux versions proposées. Je possède la NB grand format de La fille du géant de gel qui est vraiment superbe, tant par le format, papier utilisé que par le rendu graphique des planches non colorisées… mais n’a que peu de bonus (quelques illustrations additionnelles et aucun rédactionnel). La version couleur de Toulhoat et Brugeas et celle-ci de la très douée Virginie Augustin (dessinatrice d’une des meilleurs séries de ces dernières années, Alim le Tanneur avec Lupano) comporte un très intéressant texte explicatif sur la nouvelle qui sert de matériau de base à l’album et permet d’apprendre pas mal de choses sur l’auteur Robert E. Howard. Quelques illustrations d’autres dessinateurs complètent le cahier bonus. Tip-top donc question édition, juste étonnant que Glénat ne propose pas le même contenu sur la version de luxe. Enfin, malheureusement, la couverture ne rend vraiment pas hommage à la qualité graphique d’Augustin sur cet album. C’est étonnant et vraiment dommage…

    Cet album est celui que j’attendais le plus depuis le lancement de la série. J’ai gardé un excellent souvenir d’Alim le tanneur, non que le style d‘Augustin soit absolument original, mais il se dégage de ses dessins un mouvement, une ambiance vraiment particulière. Il me semble qu’il s’agit en outre du premier album en solo de l’autrice et je dois dire qu’elle s’en sort remarquablement bien. L’adaptation des nouvelles Conan ne vise pas à révolutionner le scénario de BD. Il s’agit surtout d’une vision graphique d’auteurs confirmés et sur ce plan Augustin parvient à insuffler un esprit féministe très intéressant dans ce monde barbare où le Conan classique avec son slip de peau est conservé, pour mon plus grand plaisir (je suis un enfant de Conan le barbare, le film de John Milius!).

    Dès les toutes premières pages la sauvagerie du cimmérien s’illustre, taillant en morceau le poursuivant de la donzelle. Si l’on ne voit que très subrepticement les palais des Hyrkaniens on en regretterait presque que l’autrice ne s’attarde pas plus sur cet univers des mille et une nuits où son dessin prends toute sa force en des matières subtiles. Mais le sujet est autre, fait d’île tropicale devant servir de piège pour les deux fuyards, en migrant vers l’univers de la piraterie que nous laisse deviner la conclusion très alléchante… mais que l’on ne verra jamais. Car on touche là une des limites de cette série, son format, variable selon les auteurs mais relativement proche d’un format classique de 46 planches… ce qui est trop peu pour pouvoir donner toute l’ampleur d’une histoire sauvage en one-shot. Il nous faut donc prendre ce que l’on nous offre avec ce petit regret.

    Si la physionomie du barbare semble au début hésiter avec une étonnante gueule carrée presque néandertalienne (les croquis finaux nous montre les différentes versions), la subtilité du personnage surprend, lorsque la fille, incarnation de la faiblesse, craint de se faire viol(ent)er par lui. L’homme armé de son épée est sans peur dans l’espace ouvert de la forêt et y protège la fille. Dès qu’ils pénètrent dans l’étrange temple aux statues de fer le caractère féminin, perméable aux esprits, se connecte avec l’histoire du lieu pour avertir l’homme du danger. On aurait encore une fois aimé que soit poussée cette relation et l’histoire du personnage lumineux, mais il n’y avait pas la place. Cela permet cependant de garder cette part inquiétante que produit le genre fantastique, le lecteur ne sachant jamais le pourquoi du comment. L’équilibre est du reste parfait entre combats hargneux, début d’intrigue et pauses contemplatives sur les paysages luxuriants magnifiquement colorisés par Virginie Augustin. Tout est juste dans cet album, des dessins au découpage qui se permet quelques superbes pleines pages, dont cette séquence de massacre rouge remarquablement construite.

    Un peu de frustration donc, avec une histoire qui se rapproche un peu du Colosse Noir, avec sa magie et sa relation homme/femme, les deux auteurs de celui-ci ayant pris quelques pages de plus pour finaliser une histoire qui s’avère ainsi plus confortable. Mais Virginie Augustin nous propose ce que l’on attend, une vraie histoire de Conan que l’on aurait très sérieusement envie de voir continuer ses aventures sur la mer intérieure. Pour ma part j’ai commencé à lister les albums d’Augustin que je n’ai pas encore lus avec une grande envie de rattraper mon retard! Et cet automne la version de Vatine et Cassegrain arrive alors que 2020 prépare du très lourd avec rien de moins que Valentin Sécher, Timothée Montaigne et Stepan Sejic…

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2019/06/26/conan-chimeres-de-fer-dans-la-clarte-lunaire/

    kurdy1207 Le 17/06/2019 à 08:42:09

    Très bon album de « Conan le Cimmérien » où le côté intransigeant du personnage semble moins perceptible. Il est dans la gestion et la protection d’Olivia la jeune princesse à laquelle il a porté secours.

    Notre couple, très hétéroclite, se retrouve sur une île qui semble déserte mais va devoir faire face à trois dangers, un temple avec des statues terrifiantes, des pirates et une surprise à découvrir pour ceux qui n’ont pas encore eu la chance de lire ce tome.

    Virginie Augustin maîtrise son sujet autant sur le scénario, qui peut paraître simpliste de prime abord, que sur le dessin et les couleurs. Du très bel ouvrage qui place ce « Chimères de fer dans la clarté lunaire » au même niveau que « Au-delà de la rivière noire ».