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Nevada (Duval/Pécau/Wilson) 1. L'étoile solitaire

06/06/2019 2166 visiteurs 6.0/10 (1 note)

M ac Nabb, alias «L'étoile solitaire», s'est fait la malle ! La vedette montante du cinéma américain a disparu en plein tournage. Son absence pourrait être lourde de conséquences, car si Louise Hathaway, la productrice, ne retrouve pas sa star dans les meilleurs délais, c'est son film qui risque de ne jamais voir le jour et son portefeuille délesté d'une grosse liasse de dollars. Pas d'autres alternatives pour elle que de s'attacher les services de Nevada Marquez, un cow-boy chevauchant une Harley, pour ramener la vedette illico presto sous les feux de la rampe.

Après Moriarty et Jour J, Fred Duval et Jean-Pierre Pécau s'associent à nouveau pour le scénario d'un western dont ils situent l'action au sud des États-Unis au début du vingtième siècle. À des miles des standards qu'ils avaient l'un et l'autre publiés (Gibier de potence en 2001, Wayne Redlake en 1995 et plus récemment Sonora), ils opèrent un changement de décor radical. Les conflits avec les Peaux-rouges, la ruée vers l'or et la guerre de Sécession ne sont plus que de lointains souvenirs et laissent place, entre autres, aux années folles et à la naissance des studios hollywoodiens. Au milieu de cette émergence d'anarchie et des vices sous toutes leurs formes, le tandem installe un héros qui se veut charismatique, anticonformiste, et qui rappellera aux plus férus son homonyme sorti naguère en «petit format», faisant le succès des Éditions Lug. Venons-en à l'intrigue : classique, elle ne casse pas cinq pattes à un canasson en dévoilant un individu fantasque et insouciant aux prises avec une cohorte de bandidos mexicains, et qui ne devra son salut que grâce au courage d'un mercenaire. Néanmoins, la singularité du personnage central, flanqué d'une bécane légendaire, réussit à susciter un vif intérêt.

Avec un biker en relief abandonnant dans sa trace une mesa majestueuse, identique à celles qui se dressent dans la Monument Valley, la couverture de l'album est une friandise pour la rétine, évoquant à elle seule une affiche du septième Art. Colin Wilson, déjà a son avantage sur le dessin de la jeunesse de Blueberry, offre largement de quoi satisfaire les pistoleros les plus exigeants. Les superpositions de cases, les cadrages variés sur les gringos et leurs visages rendus poussiéreux par les terres orange et les haciendas brinquebalantes posées sur des paysages arides et secs empêchent le lecteur de tomber dans une routine visuelle.

Malgré un épilogue qui se devine et se voit aussi gros qu'un colt pendouillant à un ceinturon, L'étoile solitaire présente d'autres arguments appréciables pour, au final, constituer un assez bon premier périple.

Par D. Roy
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

Nevada (Duval/Pécau/Wilson)
1. L'étoile solitaire

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L'avis des visiteurs

    thieuthieu79 Le 15/08/2019 à 10:13:01

    Encore un énième western mais qui a le mérite de sortir un peu du lot du fait qu'il intègre l'univers cinématographique dans sa trame. Le héros chevauche une moto à la place du traditionnel cheval. Les indiens et autres saloons laissent place aux mexicains et casinos. Un western un peu plus moderne et contemporain.
    L'histoire est vue et revue (une simple chasse à l'homme) mais reste tout de même prenante et surprenante avec un background lui aussi plus avant-gardiste.
    Le dessin ne sort pas non plus du lot mais reste efficace et divertissant.
    En bref, une nouvelle série qui ne révolutionne en rien le Western mais qui qui réussit à s'intégrer et à nous divertir.

    kergan666 Le 30/06/2019 à 19:56:43

    j'ai eu un peu de mal à lire cet album.
    ce n'est pas qu'il soit mauvais mais il lui manque quelque chose pour le rendre vraiment passionnant.
    pourtant situer cette histoire à une époque ou le monde des westerns est entrain de disparaitre est plutôt une bonne idée.
    les dessins sont, dans l'ensemble, bons mais assez inégaux.
    je vais quand même attendre le prochain tome.
    pour info, à l'attention de thierry.th, la mitrailleuse Vickers que l'on voit dans l'album n'est pas un anachronisme.

    thierry.th Le 30/06/2019 à 12:36:53

    Bon scénario à la Blueberry, j'aime le dessin.
    Anachronisme avec la présence d'une mitrailleuse Gatling mais c'est un classique en BD western
    Dommage que la fin soit un remake de "l'homme qui tua Liberty Valence"

    kurdy1207 Le 09/06/2019 à 11:14:14

    L’idée de départ est assez originale où Nevada, au service de Louise productrice de films, est chargé de retrouver les acteurs et actrices qui prennent la poudre d’escampette pendant où avant un tournage. S’ensuit alors des courses poursuites plus ou moins délirantes. On suit l’histoire avec plaisir mais il manque le petit quelque chose qui en ferait un très bon album. Comme ces dessins qui ne sont pas toujours maîtrisés. Peut-être un peu de précipitation, mais il faut dire que les scénaristes sortent les mitraillettes à scénario avec de multiples séries. Qu’ils fassent attention car ils seront peut-être un jour les « Nevada » de la BD à la poursuite de leurs dessinateurs…
    Mais, j'attends la suite car Nevada semble avoir un compte à régler avec un certain Carlsen emmenant l'ensemble des personnages vers un côté encore plus western.

    Shaddam4 Le 04/06/2019 à 09:50:40

    L'équipe de la très sympathique série Wonderball revient chez son éditeur de toujours pour une nouvelle série éponyme qui sent bon l'Ouest et le soleil. Avec la qualité des trois auteurs on pouvait s'attendre à un nouveau succès parti pour de longues années de têtes de gondoles.

    Nevada est un arrangeur: il est envoyé récupérer les acteurs d'Hollywood partis en vadrouille et qui mettent en péril l'équilibre financier des films en cours de tournage. Nous sommes aux Etats-Unis quelques années après la Grande guerre. Entre enquêteur et gâchette, il sait déjouer tous les traquenards. Lorsque son employeur l'envoie aux trousses de l'Etoile solitaire il se retrouve aux prises avec la mafia mexicaine...

    Dans ce genre de BD je pars en confiance aveugle entre les mains de bons conteurs chevronnés. Car finalement dans la BD d'action et d'aventure le contexte est souvent secondaire face à l'efficacité des dessins, du découpage et des dialogues. On a de ça bien sur dans ce premier tome de Nevada. Des séquences amusantes lorsque dès l'introduction le héros trouve une actrice dans une situation fort scabreuse, un art de la réplique, des séquences d'action efficaces... Colin Wilson sait mettre en image bien que son style très années 90 n'évolue guère et conserve des lacunes notamment sur les visages étrangement plats de ses personnages. C'est vraiment surprenant car nombre de cases sont particulièrement léchées avec leur aspect western à la Giraud (Wilson a commencé sur Blueberry) quand beaucoup de gros plans semblent mettre l'artiste en difficulté. Les couleurs aussi (on a  l'habitude chez Delcourt) sont remarquables et si les encrages de Wilson restent superbes (je conseille la version n&b) le travail de Jean-Pierre Fernandez donne une autre dimension à ces planches.

    Tout devrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes... sauf qu'une fois clôturé cet album on a un vague sentiment de consommation d'une énième BD dont la justification est discutable. Il semble évident que l'envie des auteurs de travailler dans une ambiance western avec ce profile inhabituel (encore que...) explique l'existence de cette série. Pourtant on cherche l'originalité. Le héros est abordé de trop loin pour être charismatique, le background est vraiment léger et seules les péripéties du personnage permettent de faire avancer une histoire dont on se préoccupe guère. C'est assez gênant car on finit ce joli album bien construit avec une impression de vacuité. Peut-être la mauvaise idée qu'un éditeur avisé aurait dû demander à retravailler... Devant la profusion de publications, L'étoile solitaire est aussitôt lue aussitôt oubliée.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2019/06/01/nevada1

    Dobbs10 Le 19/05/2019 à 19:11:10

    J'avais déjà adoré le trio sur l'extraodinaire Wonderball, je me suis donc précipité sur la version N&B de ce NEVADA, qui soit dit en passant , sublime le travail de Wilson.
    Duval et Pécau nous offre une superbe histoire avec beaucoup d'action qui peut se lire en un tome mais il reste beaucoup de sous entendu...
    On a hâte de creuser le passer de Nevada...