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VS Ligne de front

03/05/2019 1210 visiteurs 4.0/10 (1 note)

A llongé sur son lit d'hôpital, Satta Flynn enrage. Lui, le guerrier craint de toutes les compagnies a déjà perdu trois mois à se soigner après sa grave blessure à la jambe. Il est temps de retourner au combat, ses troupes l'attendent. Son public aussi...

Publié entre février et juillet 2018, VS est la première production « owned creator » d'Esad Ribic (Thor : Dieu du tonnerre, Secret Wars). Habitué des licences Marvel, il s'est associé au duo de Drifter et Viking Un long feu de glace, Ivan Brandon (scénario) et Nic Klein (couleurs), pour raconter les cinq épisodes de cette mini-série de science-fiction.

Dès l'introduction, l'ambition des auteurs est affichée : proposer une histoire qui deviendra un classique et sera (re)lue dans dix ans. Rien que ça ! En plaçant la barre si haut, il est évident que l'attente est au niveau et malheureusement, la déception pointe quelque peu. Si graphiquement, la prestation du dessinateur est aboutie avec belles pleines pages et des compositions osées, le reste laisse dubitatif. Dans un futur éloigné, les armées ont laissé la guerre à des combattants surentraînés équipés d'armures hi-tech qu'ils doivent à leur mécène. Une société totalement sous la coupe des annonceurs qui deviennent les véritables décideurs sert donc de cadre. Malgré ce postulat de départ intéressant et l'idée de ces jeux du cirque sponsorisés, le propos reste hermétique. Ivan Brandon avait déjà prouvé qu'il n'est pas du genre à prendre ses fans par la main, ici il pousse le concept encore un peu plus loin.

Dans les pas de Satta Flynn, guerrier chouchou des masses et star interplanétaire de ces guerres en direct, les lecteurs vont devoir s'accrocher pour recoller les wagons d'une narration hachée. Usant d'ellipses à chaque occasion, le scénariste ne s'embarrasse pas à construire attachants ses personnages. Peu développés, leurs desseins comme leurs existences laissent de marbre. Pourtant l'univers dépeint est attrayant et l'insertion de cases et de pages en forme de publicité bien vue. Avec une trame peu claire qui rend une immersion ardue, il est difficile de ressortir totalement convaincu de cette expérience au départ prometteuse.

Ce VS laisse sur sa faim. Étant donné le soin apporté à la forme et aux ambiances, dommage que les auteurs n'aient pas pris plus de place pour développer leur projet.

Par M. Moubariki
Moyenne des chroniqueurs
4.0

Informations sur l'album

VS
Ligne de front

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L'avis des visiteurs

    Shaddam4 Le 13/05/2019 à 13:59:45

    Esad Ribic est un de mes dessinateurs chouchou depuis ma lecture du fantastique Thor: le massacreur de dieux et les graphic novels qu'il a sorti sur Loki, Silver surfer et Namor. Capable de l’exceptionnel comme de l'assez banal, ses dessins ont néanmoins toujours une ambiance unique, barbare et éthérée, que j'adore. Mercenaire de Marvel depuis des années, pour lequel il produit un nombre important de couvertures, toutes superbes, Ribic propose avec VS son premier comic indépendant, peut-être lassé par une industrie qui ne permet plus à des auteurs de proposer de beaux albums finis... Panini sort très rapidement sa traduction dans une édition identique à l'originale, avec la maquette particulière qui intègre intelligemment l'atmosphère télévisuelle aux chapitres de la BD et ajoute les couvertures originales et alternatives en fin de volume.

    Sur une planète futuriste les conflits armés sont devenus un spectacle télévisé jouissant d'une audience record et sponsorisés par une foule de produits. Tout se vends, tout s'achète.  Satta Flyn est le meilleur soldat de la garde industrielle. Voici ses chroniques...

    Je ne vais pas vous cacher que je n'ai pas compris grand chose à cette histoire... Est-ce d'ailleurs bien un one-shot? Rien ne le confirme ni ne l'infirme et j'espère sincèrement qu'un tome deux viendra expliciter quelque peu cette intrigue très obscure. Mais y a t'il seulement une intrigue ou le projet n'est-il pas plutôt de dépeindre les chroniques d'une société du spectacle publicitaire?

    Car sur ce point l'affaire est tout à fait réussie avec une omniprésence de messages d'annonceurs qui rappellent les films de Paul Verhoeven et le récent Il faut flinguer Ramirez qui proposait comme ici de fausses publicités pleine page. Dans VS ces publicités sont placées idéalement comme pages de transition entre les chapitres, véritables intermèdes dans l'histoire. Bien vu! On découvre ainsi au fil de la lecture de nombreux messages par des bulles et icônes qui nous maintiennent dans cette omniprésence de l'intervention commerciale, du sponsor, sans jamais savoir si nous voyons à travers un écran de diffusion ou la réalité. Les BD traitant de Big Brother ou de l'hyperconsommation publicitaire sont nombreuses mais je n'avais jamais autant été immergé dans cette ambiance par des planches elles-mêmes. Ainsi nous voyons des soldats, entre le sportif et le gladiateur, soutenus par des sponsors qui peuvent décider au gré des choix des actionnaires de retirer leur soutien financier et l'équipement de haute technologie qui va avec. Le héros, amputé de la jambe, peut soudainement se retrouver infirme et le lendemain champion pour peu qu'il ait trouvé une autre écurie.

    L'autre réussite est graphique, notamment le design des combattants et l'univers général hyper technologique que maîtrise Ribic depuis longtemps, avec ces arrières-plans brumeux laissant entrevoir de colossaux vaisseaux lardés de halos lumineux provenant des hublots et balises, que l'on voit souvent dans ses albums. C'est réchauffé mais que c'est puissant! Le découpage est généreux, avec un album d'un format ni trop gros ni trop court, des pleines pages et surtout cette science du mouvement, du cadrage dans laquelle le croate excelle.

    Et j'en reviens donc à l'histoire, sans quoi on frôlerait l'album parfait (un message, des dessins, et...). Car hormis le démarrage avec de très belles séquences d'action en mode squad militaire SF dirigé par un héros qui déchire avec ses bras robotiques d'appoint très classes, on ne sait pas bien ce que l'on lit. Une description de sa vie de super-soldat, de son contexte, mais une gestion du temps tout à fait opaque (est-on avant, pendant, après?), le scénariste nous instillant par une bulle ici des infos qui seront contredites par la séquence d'après et surtout aucun élément pour attraper une linéarité. Du coup on voit combattre Satta comme un vieux soldat rouillé sans que l'on sache comment on est passé du statut de héros à celui de raté. Est-ce que l'héroïsme était fictif, qu'il le devait au talent de ses adjoints? Est-ce que le temps a passé? Est-il toujours en vie? Est-il un clone? Beaucoup de questions se posent, souvent riches, permettant d'aller dans plein  de directions... mais sans rien pour valider une thèse. Du coup ça fait mal à la tête et on finit par perdre totalement le fil à se désintéresser du personnage, pourtant très charismatique.

    L'atmosphère militaro-spatial, le graphisme unique de Ribic, justifient pour moi la lecture de cet album mais on a tout de même ici un gros gâchis sur un projet qui avait tout pour donner une BD majeure. Je dis souvent sur ce blog que je suis particulièrement attaché aux dessins. Mais quand on en vient à oublier carrément de construire une intrigue il est difficile de garder une cohérence à un projet. Dommage.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2019/05/08/vs